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Abbaye de chanoines réguliers de Saint Augustin, actuellement église paroissiale Notre Dame, presbytère et mairie

Abbaye de chanoines réguliers de Saint Augustin, actuellement église paroissiale Notre Dame, presbytère et mairie (abbaye, 13e siècle ; 17e siècle) fait partie du patrimoine de Paimpont (Ille-et-Vilaine) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationabbaye
Datation13e siècle ; 17e siècle
Matériauxgrès, moellon
Statutpropriété de la commune
Domainearchitecture religieuse
RéférenceIA35018591

Historique

L´abbaye passe pour avoir été fondée au 7e siècle par Judicaël, roi de Bretagne, à proximité de son château de Plélan-le-Grand. L´église est une sobre construction du 13e siècle réalisée après l´installation à Paimpont des chanoines réguliers augustins. Plusieurs éléments architecturaux y signalent une influence normande, peut-être transmise par le chantier de la cathédrale de Saint-Malo, diocèse dont relevait l´abbaye : portes géminées, arcs trilobés, culots coudés et fenestrages sans chapiteaux. A l´intérieur, seuls le chœur et le transept sont voûtés ; dans la nef, le voûtement a été entrepris puis remplacé par un lambris au 15e siècle sous l´abbé Guiho (1407-1452). La voûte du transept nord est également refaite en bois en 1809. Des réparations au clocher et à la chapelle du Rosaire sont également signalés en 1834. Les bâtiments conventuels sont quant à eux du 17e siècle.

Description

Plan et ordonnance intérieureLe parti général de l’église de Paimpont apparaît comme une transposition simplifiée du modèle cistercien : l’absence de clocher, la nef à vaisseau unique dont la moitié supérieure abrite le chœur conventuel, les chapelles orientées sur les bras de transept, le dépouillement ornemental sont incontestablement à mettre au compte de cette influence. Dans le mur sud de la nef, juste avant l’emplacement de l’ancienne clôture du chœur, une arcade cernée d’une moulure torique retombant sur des chapiteaux à crochets identiques à ceux du portail ouest donne le niveau du sol d’origine, sensiblement en contrebas de l’actuel. Comme l’indique une inscription latine gravée sur le jambage de droite, cet ancien enfeu seigneurial fut relevé et associé en 1375 à une fondation de messe par Jean Magne et son épouse Jehanne de Blossac, issue de la maison féodale de Lohéac, liée à la fondation du monastère. À ce niveau se voient encore dans les murs nord et sud deux crédences liturgiques correspondant aux autels adossés devant la clôture. Les fenêtres du nord, qui prenaient jour du côté du cloître, sont extrêmement simples, assez étroites et dépourvues de réseau. Celles du sud, composées de deux lancettes que surmonte un quadrilobe, font entrer largement la lumière dans la nef.D’emblée s’impose la disparité fondamentale que le chœur présente avec la nef. Seuls le transept et le chœur sont voûtés, avec des proportions peu ordinaires, la montée de voûte occupant la moitié de la hauteur totale du volume. Dans la nef, couverte d’une charpente lambrissée, des amorces de voûtes reposant sur des culots coudés sont visibles à mi-hauteur des murs gouttereaux. Cette charpente lambrissée à chevrons fermes qui se termine à l’ouest par une croupe correspond au modèle à poinçon rejoignant l’entrait, couramment employé au XVe siècle. Elle porte par trois fois les armes de l’abbé Guiho, restaurateur de l’abbaye, mort en 1452, ce qui permet d’en situer la pose au cours de la première moitié du siècle.La récente restauration a permis de redécouvrir des détails inédits qui apportent probablement l’explication de ces éléments contradictoires. Le décor de faux appareil en ocre rouge du XIIIe siècle qui ornait les murs du transept et du chœur a été retrouvé intact au-dessus des voûtes, au sommet des murs du chœur juste en-dessous de la charpente à chevrons fermes qui le couvre. Cet indice archéologique avait été interprété à tort par les historiens du XIXe siècle comme la preuve de l’existence d’un voûtement initial en pierre beaucoup plus haut que l’actuel, hypothèse qui ne résiste pas à l’analyse. Il confirme en fait que, dans un premier temps, reportant à plus tard la construction des voûtes, on a installé leurs amorces et adopté pour l’ensemble de l’édifice un couvrement provisoire en charpente lambrissée et réalisé le décor peint des murs. Dans une deuxième phase que l’on peut situer au cours du XIIIe siècle, on entreprit de voûter le sanctuaire. Dans le bras nord du transept, la voûte de pierre qui menaçait ruine a été remplacée en 1809 par une fausse voûte de bois. Plus tard dans le XIXe siècle, on a installé au-dessus de la nef de semblables fausses voûtes pour unifier l’espace intérieur de l’église.L’ensemble des fenêtres de l’église se caractérise par un net dépouillement qui transcrit de façon épurée les modèles du XIIIe siècle. La grande baie d’axe est la seule à présenter à l’intérieur comme à l’extérieur une arcature à colonnettes et chapiteaux à crochets. De façon curieuse, et comme à Saint-Mathieu-de-Fine-Terre, la naissance de l’arc est décrochée de quelque 50 cm par rapport au tailloir. La mise en œuvre de cette fenêtre dont les jambages en pierre de taille paraissent comme encastrés dans la maçonnerie de moellons a induit l’hypothèse d’un remontage complet des baies de l’église au XVe siècle. En réalité, comme souvent dans les anciennes maçonneries de moellons, les murs ne sont pas d’aplomb mais présentent un fruit très sensible. Le retrait des jambages en pierre de taille de la baie, parfaitement d’aplomb, n’est donc pas lié à une reprise postérieure mais plutôt à une technique de construction. Les autres fenêtres de l’église présentent également une mise en œuvre particulière dans laquelle l’ébrasement des piédroits s’arrête à la naissance de l’arc. Enfin, il faut remarquer la rose du bras sud, une des rares du genre conservée en haute Bretagne, qui trouve ici son explication par la présence contre ce mur-pignon, sans doute dès l’origine, d’un appentis qui pouvait initialement servir de sacristie.Ordonnance extérieureOn pénètre dans l’église par l’unique accès d’origine situé à l’ouest. Ce large portail à deux entrées géminées, qui reproduit en réduction les modèles des grands édifices du XIIIe siècle, figure parmi les rares de cette époque subsistant en Bretagne. L’absence d’ébrasements a contraint à placer les anges orants de part et d’autre de la Vierge du trumeau central dans les écoinçons du tymp

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Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

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