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Abbaye Notre-Dame-du-Nid-au-Merle, rue de l'abbaye

Abbaye Notre-Dame-du-Nid-au-Merle, rue de l'abbaye (abbaye, milieu 12e siècle ; limite 14e siècle 15e siècle ; 1er quart 15e siècle ; 1er quart 17e siècle) fait partie du patrimoine de Saint-Sulpice-la-Forêt (Ille-et-Vilaine) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationabbaye
Datationmilieu 12e siècle ; limite 14e siècle 15e siècle ; 1er quart 15e siècle ; 1er quart 17e siècle
Lieu-ditAbbaye
Matériauxgrès, schiste, poudingue, granite, moellon, pierre de taille
Statutpropriété du département ; propriété d'une association ; propriété privée
Domainearchitecture religieuse
RéférenceIA35010811

Historique

Fondée au début du XIIe siècle sur une terre ducale par l'ermite Raoul, disciple de Robert d'Arbrissel l'abbaye de Saint-Sulpice essaime rapidement d'une trentaine de prieurés en Bretagne et dans la vallée de la Loire en moins d'un demi siècle. L'ensemble monastique originel reprend la constitution originale du moûtier de Fontevrault : un monastère double dirigé par une abbesse auquel était annexé un prieuré d'hommes dits frères Condonats et sans doute d'autres prieurés de moniales. Un champs dit de la Magdeleine, atteste probablement de l'existence d'une léproserie, tandis que les chapelles disparus de Saint-Nicolas et de Saint-Joseph étaient vraisemblablement les églises conventuelles de ces établissement secondaires. Les vestiges de l'abbatiale demeurent les seuls témoins de l'époque de la fondation, conservés sans doute avec la vénération qui entoure les lieux consacrés, d'autant que les dépouilles de saint Raoul et de son compagnon Aubert y reposaient Les bâtiments conventuels ont sans doute été remis au goût du jour à plusieurs reprises. L'abbesse Guillemette de Taillis fait ainsi réédifier la porterie du monastère en 1423, tandis que Marguerite d'Angennes, abbesse de 1609 à 1662 entreprend la reconstruction du cloître et des bâtiments qui le bordent, dévastés par un incendie en 1556, et derechef en 1651. L'oeuvre de cette réformatrice sévère est encore visible pour partie : l'aile ouest du cloître, l'infirmerie et la partie est de la porterie avec le pavillon.Xavier Gilbert, Olivier Guérin, Inventaire préliminaire, 2001. Ancienne abbaye de bénédictines. L´abbaye à ses débuts était un établissement double, abritant une communauté de femmes et une communauté d´hommes établie à environ 500 mètres de la première. Les moniales et frères condonats étaient placés sous l´autorité de l´abbesse. Au 14 ou 16e siècle, la communauté d´hommes disparaît. Notre-Dame du Nid-au-Merle est l'une des quatre abbayes féminines que comptait la Bretagne à l´époque médiévale avec celles de Saint-Georges à Rennes, Locmaria à Quimper et la Joie à Hennebont. Rattachées à l´ordre de Fontevrault, les moniales suivaient la règle bénédictine. A quelques centaines de mètres du bourg actuel, l´ancienne abbaye borde la route menant à Liffré. Cet établissement religieux fut fondé en plein coeur de la forêt rennaise. Les anciens bâtiments conventuels sont aujourd´hui occupés par l´association les Papillons Blancs. Etant donné les destructions d´archives occasionnées par les incendies dont eut à souffrir l´abbaye, nous ne conservons pas d´acte de fondation. Les historiens ont ainsi fourni plusieurs hypothèses, Dom Anger plaçait la fondation en 992 lorsque Conan Ier régnait sur la Bretagne. Dom Morice proposait quant à lui la date de 1115. A. de la Borderie la fixait en 1120. Il est impossible de trancher entre ces différentes propositions. On sait par contre de manière certaine qu´en 1117 l´établissement était fondé puisque une charte datée de cette même année atteste de multiples donations d´églises et prieurés faites à l´abbaye nouvellement fondée. C´est en ce début de 12e siècle que deux des compagnons de Robert d´Arbrissel, Raoul de la Fustaye et Aubert quittent leur monastère de Saint-Jouin de Marne dans le Poitou pour venir fonder sous la règle fontevriste l´abbaye de Saint-Sulpice ou Nid de Merle. Le nouvel établissement suit donc le modèle adopté à Fontevrault, c´est-à-dire qu´il existait à Saint-Sulpice deux monastères distincts, l´un pour les femmes, le second pour les hommes ou frères condonats. Ces deux communautés étaient distantes d´environ 500 mètres et les moines étaient établis au lieu dit la Butte aux moines. Les deux communautés étaient placées sous l´autorité de l´abbesse et les hommes ainsi soumis aux religieuses. Ces deux communautés suivaient la règle de Saint-Benoît. On ne conserve aujourd’hui aucune trace matérielle de l´existence du monastère masculin. L´abbaye est placée sous la protection des ducs Conan III et IV qui contribuent à la prospérité de la communauté par de nombreuses donations. Les possessions de Saint-Sulpice s´étendaient en Bretagne, Pays de Loire et jusqu´en Angleterre. A partir du 14e siècle l´abbaye connaît des difficultés, à commencer par les conséquences néfastes de la guerre de succession de Bretagne. L´abbaye est détruite puis pillée à plusieurs reprises. Les moniales n´échappent pas non plus à l´épidémie de peste noire de 1583, qui les oblige même à quitter le monastère durant un certain temps. Par la suite, ce sont les incendies à répétition qui posent souci aux religieuses. En 1556 un premier feu détruit les bâtiments ; en 1616 une tempête endommage l´église. En 1651 un second incendie ruine à nouveau les bâtiments n´épargnant que l´église abbatiale. Enfin, en 1701, l´abbaye affronte un ouragan puis un nouvel incendie source de problèmes financiers importants pour la communauté. La réforme Mauriste est introduite à Saint-Sulpice par l´abbesse Marguerite d´Angennes au 17e siècle. Cette de

Description

L´église fut construite au Sud de l´ensemble monastique, le cloître la bordait sur son flanc Nord et les différents bâtiments conventuels s´organisaient autour de celui-ci.Mélanie Cros, Enquête thématique régionale, 2006. L’ensemble abbatial ne nous est pas parvenu dans son intégralité. Une grande majorité de ses bâtiments conventuels ont été réédifiés au cours de la période moderne ou ont tout simplement disparu. Il ne reste aujourd’hui qu’une partie du cloitre et de la salle capitulaire, datés du XIIe siècle, ainsi que les édifices qui étaient réservés au chapelain et à l’abbesse, du XVIIe siècle. L’aspect originel du monastère est donc difficile à appréhender. Le site abbatial ne comporte aujourd’hui que quelques bâtiments conventuels, datant de la fin du Moyen Age et de la période moderne, et les ruines de l’église datées du XIIe et du XVIIe siècle. Des bâtiments abbatiaux, il ne reste que l’infirmerie, une partie du cloitre, un pavillon, le portail d’entrée, une ferme et un moulin. La chapelle Notre-Dame-sur-l’Eau, faisant partie du patrimoine de l’abbaye, n’est plus qu’une coquille vide et son état de conservation est préoccupant.L'infirmerie, formée d’un seul corps de bâtiment, en retour d’équerre sur le bâtiment principal, est construite en pierre et couvert d’ardoise. Aujourd’hui, elle abrite un Institut Médical d'Educatin-on. Le bâtiment comprenait un rez-de-chaussée, deux étages et des combles avec mansardes. Sa façade principale était orientée au sud, donnant sur un jardin. La façade nord a été modifiée depuis le départ des religieuses. Plusieurs petits corps de bâtiment ont été accolés à l’édifice principal. Ce bâtiment était constitué au rez-de-chaussée d'une cuisine à l’ouest, suivi d’un escalier et d’un cabinet. Vers l’est se trouvaient une pièce servant d’infirmerie, unc orridor la séparait de la salle servant de bûcher, au bout oriental. Le premier étage comprenait une chambre à l’ouest au-dessus de la cuisine et une autre pièce servant d’infirmerie à l’est, un corridor de dégagement à sa suite. Deux chambres pour l’infirmerie composaient le second étage. Un cabinet d’aisance se développait depuis le bas jusqu’en haut de l’édifice, faisant saillie sur la façade nord. Un jardin se développait au-devant de ce bâtiment et jusqu’à la façade occidentale du dortoir.Au sud de ce petit jardin se trouvait le cloître, formant un rectangle. L’aile orientale était enclavée dans le bâtiment principal; l’aile sud courait le long de la nef de l’église abbatiale. Les ailes du cloître étaient à l’origine formées d’arcades en plein cintre retombant sur des doubles colonnettes, une base d’arcade en témoigne : le départ des deux colonnettes est encore visible. Il est probable que ces colonnettes aient porté des chapiteaux. Bien que l’aile occidentale ait subsisté – occupée actuellement par le réfectoire de l’institut – les arcades aujourd’hui en place ont été largement modifiées au XVIIe siècle, sous l’abbatiat de Marguerite d’Angennes. Les arcades en plein cintre reposent alors sur des piliers carrés. Les galeries claustrales faisaient onze pieds de largeur, le sol était pavé de carreaux de terre cuite. Le cloître, placé au centre du complexe abbatial, permettait aux religieuses d’accéder au bâtiment principal. Elles empruntaient alors la porte de l’aile est qui menait directement à la salle du chapitre. Pour accéder à l’église abbatiale, le passage se faisait par la porte située au bout occidental de la nef. La galerie sud menait également au noviciat, situé contre la façade occidentale de la nef, comprenant une sacristie et un parloir. Une cour se trouvait de l’autre côté de l’aile ouest, utilisée par les domestiques et les ouvriers. Cette partie du cloitre était close mais une porte dans le coin nord-ouest en donnait l’accès. Un jardin occupait le centre du carré claustral.L’église abbatiale, présentant un plan en croix latine296, était enclavée entre le bâtiment principal et le cloître au nord, et le noviciat à l’ouest.Le pavillon s’appuyait sur le pignon occidental du noviciat aujourd’hui disparu. Il se composait d’un rez-de-chaussée et de deux étages. De plan carré, il mesurait 18 pieds de chaque côté. En-dessous de cet édifice se trouvait une cave qui se prolongeait le long de l’aile occidentale du cloître, jusqu’au milieu de celle-ci. Le rez-de-chaussée était composé d’un petit appartement servant de parloir et d’une cage d’escalier. Le premier étage comportait une chambre placée au-dessus du parloir et un corridor de dégagement pour communiquer aux greniers en entresol du bâtiment voisin, le noviciat. Une autre chambre composait le second étage, un corridor de dégagement conduisait aux deux chambres du noviciat. Deux fenêtres hautes ouvrent au nord, six au sud. Il a été édifié au XVIIe siècle, après le raccourcissement de la nef. Toujours visible aujourd’hui, il sert à présent de cuisine pour l’institut Il devait servir pour les pensionnaires. Vers l’ouest et à la suite du pavillon était un autre co

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Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

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