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Ardoisières de Kériven

Ardoisières de Kériven (ardoisière, 19e siècle ; 1ère moitié 20e siècle) fait partie du patrimoine de Caurel (Côtes-d'Armor) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationardoisière
Datation19e siècle ; 1ère moitié 20e siècle
Lieu-ditKerivin
Matériauxschiste, moellon
Domainearchitecture industrielle
RéférenceIA22132311

Historique

Le bois de Kériven accueille un grand nombre de petites carrières qui ont pour la plupart été exploitées de manière anarchique, par les habitants eux-mêmes et sans dirigeant. Au début du XIXe siècle, un débat apparaît pour savoir à qui appartiennent les ardoisières de Kériven : aux moines de l'abbaye de Bon-Repos ou aux habitants de Caurel? On considère alors que les carrières appartenaient à l'abbaye puisque c'était le cas pour tous les autres terrains alentours. Cependant, rien ne les mentionne dans les archives de l'abbaye. Les terrains furent mis aux enchères. Les habitants continuent de venir exploiter les carrières, en les approfondissant rarement par manque de moyen et de connaissance. Ces hommes étaient mi-carrier et mi-paysans. Une fois qu'une carrière ne produit plus assez, les ouvriers se déplacent vers une autre ou retournent s'occuper des champs. Lorsqu'il fallait ouvrir une nouvelle carrière, il fallait bien souvent déblayer les anciens déblais pour continuer à creuser. Or on ne faisait que déplacer le problème et il fallait les changer de place de nouveau lorsque une nouvelle excavation était ouverte. Cela apportait évidemment un risque d'éboulement très important. Certaines ardoisières, sous la direction d'un homme peuvent ponctuellement apparaître dans les archives comme l'ardoisière de M. Le Bris : En 1912, Joseph Le Bris déclare l'ouverture d'une carrière souterraine. Il exploite dans une ancienne chambre. La voute est très basse et la sortie des blocs se fait à dos d'homme. L'excavation a été faite dans les déchets d'ardoise d'anciennes exploitations, ce qui est le cas pour la majorité des carrières de Kériven. En 1913, il emploie quatre fonceurs, huit fendeurs et trois apprentis. En 1915, Joseph Le Bris est mobilisé, c'est donc M. Chagny qui s'occupe de la direction des travaux. La mise en eau du lac de Guerlédan en 1924 et l'arrivée des ardoises de Maël-Carhaix et d'Angers ont mis un terme à l'exploitation de ces carrières.

Description

Les carrières de Kériven se situent aujourd'hui au bord du lac de Guerlédan. Une partie des excavations est noyée sous les eaux et le reste est couvert par une forêt. On assiste à un enchevêtrement de carrières. De nombreuses excavations, montagnes de déchets et autres éléments bâtis sont encore visibles, notamment deux bâtiments en ruines. Ces édifices ne présentent qu'un rez-de-chaussée. Au bord du lac, des soubassements en forme de fer à cheval devaient servir d'ateliers. Un circuit de découverte permet d'expliquer la faune et la flore présente sur le site ainsi que le fonctionnement des ardoisières, sur le secteur de Caurel et Mûr-de-Bretagne notamment. Par ailleurs, un puits est accessible dans sa partie haute, près de reconstitutions d'ateliers de fendeurs.

Dossier d'inventaire complet et photographies sur patrimoine.bzh

Agrandir la carte · Itinéraire · Carte © contributeurs OpenStreetMap

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Voir aussi : que faire à Caurel · patrimoine des Côtes-d'Armor

Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

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