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Basilique Notre-Dame de Bon Secours, rue Jean Le Moal

Basilique Notre-Dame de Bon Secours, rue Jean Le Moal (basilique, 12e siècle ; 4e quart 13e siècle ; limite 13e siècle 14e siècle ; 1ère moitié 14e siècle ; 2e moitié 15e siècle ; 16e siècle ; 3e quart 17e siècle ; 3e quart 19e siècle) fait partie du patrimoine de Guingamp (Côtes-d'Armor) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationbasilique
Datation12e siècle ; 4e quart 13e siècle ; limite 13e siècle 14e siècle ; 1ère moitié 14e siècle ; 2e moitié 15e siècle ; 16e siècle ; 3e quart 17e siècle ; 3e quart 19e siècle
Matériauxgranite
Statutpropriété de la commune
Domainearchitecture religieuse
RéférenceIA00003580

Historique

Ancienne chapelle castrale des comtes de Penthièvre devenue église paroissiale vers le milieu du 12e siècle. Les piles et les arcades de la croisée sont les vestiges de l'importante église édifiée à cette époque ; ajout d'un grand porche au bas de la nef du côté nord vers le milieu du 13e siècle ; construction d'un nouveau chœur 4e quart 13e siècle selon le modèle des églises-halles. Limite 13e siècle-14e siècle, reprise en sous-œuvre de la croisée, reconstruction de la tour qui la surmonte et des bras de transept. Reconstruction de la nef au cours de la première moitié du 14e siècle avec édification de la façade occidentale à deux tours vers 1340-1350, dont seule subsiste la tour nord-ouest dite de l'horloge ; chapelle de la trésorerie à l'ouest du bras sud, entre 1341 et 1364 ; ouverture de l'ancien chevet et ajout de l'actuelle abside polygonale entre 1470 et 1484 et construction d'une nouvelle sacristie à étage, à l'angle du chœur et du bras nord. Effondrement de la tour sud-ouest en 1535 puis reconstruction de celle-ci, du portail ouest, du côté sud de la nef, du collatéral sud et du pavillon des orgues, entre 1537 et 1574 par Jean Le Moal, Gilles Le Nouezec, Jean le Cozic et Yves Auffret ; face sud de la chapelle de la trésorerie, entre 1670 et 1672 ; travaux de restauration entre 1854 et 1866 : le porche Notre-Dame qui avait été fermé au 17e siècle et transformé en chapelle est ré-ouvert, pourvu d'un nouveau tympan ajouré et de grilles ; l'ancien lambris surmontant la nef est remplacé par des voûtes en briques.

Description

Plan et ordonnance intérieureL'extrême complexité de l'édifice tient essentiellement dans deux singularités qui concernent toute la zone médiane du transept et celle des travées voisines. Dans cette partie de l'église, le décalage d'alignement entre les travées du vaisseau central de la nef et celles des collatéraux, et, dans les bras de transept et la zone qui les raccorde au chœur, l'absence de concordance entre les élévations et les voûtes sont autant d'éléments qui échappent à la logique traditionnelle de l'architecture gothique. Ces particularités n'ont pas été relevées correctement sur certains plans anciens qui s'avèrent complètement faux et perturbent par là-même gravement la compréhension de l'évolution de l'édifice : c'est le cas de la notice du Congrès archéologique de 1950 dans laquelle le relevé erroné du raccord entre le chœur et les bras de transept, de même que l'alignement systématique des travées de la nef et des collatéraux sont révélateurs de cette difficulté à prendre en compte cet aspect.Ces particularités importantes tiennent à ce que la reconstruction de l'église gothique ne s'est pas faite ex nihilo, à la suite d'une ruine complète de l'édifice antérieur, hypothèse peu crédible, mais en enveloppant progressivement en quatre phases l'ancien édifice roman.. Plusieurs points singuliers viennent à l'appui de cette thèse et peuvent s'expliquer par cette contrainte. Ainsi par delà leur disparité de forme, de style et de décor, le chœur le transept et la nef sont formés de trois vaisseaux de hauteur quasi égale dans le chœur, de bras de transept accompagnés de chapelles aussi hautes que le chœur, mais dans une forme très différente enfin d'un vaisseau principal flanqué de collatéraux très élevés pour la nef.Une autre particularité apporte peut-être un élément d'explication supplémentaire à la chronologie du chantier : le mur nord du chœur se trouve parfaitement dans l'axe du revers du grand porche ouvert au bas de la nef que les bases de ses arcatures, authentiques, situent vers la fin du XIIIe siècle. Même si l'on sait que ce dernier, après avoir été fermé du côté de la rue et transformé en chapelle au XVIIe siècle a été fortement restauré au XIXe siècle, il n'en reste pas moins que sa forte saillie à l'intérieur, au bas du collatéral nord garde sans doute le souvenir de la largeur de l'ancien collatéral roman, dans l'alignement duquel on aurait édifié en toute logique le nouveau chœur. L'examen du revers de ce porche montre que la saillie qu'il forme dans le collatéral est ancienne et que seule la partie inférieure du parement de son revers a été reprise, ce que confirme le devis de l'architecte Darcel de 1852.Le chœur Par delà la barrière visuelle que forment la croisée et les bras de transept, le chœur dont les trois hauts vaisseaux sont à peine séparés par des piles quadrilobées élancées, s'impose par son espace dilaté ; le vaisseau principal s'élevant, légèrement au dessus des collatéraux, à la hauteur de l'arc de la croisée romane. Cette conception qui n'est pas sans rappeler les exemples de l'Anjou, à l'exception des voûtes qui ne sont pas bombées, est également à rapprocher de réalisations plus lointaines comme le chœur de Saint-Nazaire de Carcassonne, édifié entre 1269 et 1329. Ce chœur étonnant, unique parmi les œuvres conservées de l'architecture gothique bretonne était jusqu'au XVe siècle terminé par un chevet plat éclairé par trois baies. Il est probable que la parenté du duc Jean Ier dit le Roux et les origines de sa mère la duchesse Alix file du comte de Thouars ont compté dans le choix de ce parti architectural atypique.La datation de ce chœur est controversée par les différents auteurs On ne peut sur ce point suivre André Mussat qui y voit, à l'inverse de François Merlet, une réalisation tardive du XIVe siècle, postérieure à celle de la nef. Les piles cruciformes à quatre colonnes dont les bases sont semblables à celles du chœur de Saint-Sauveur de Redon, les hauts chapiteaux bien évasés, qu'il soient ornés de feuilles tournantes ou à corbeille lisse ne peuvent guère être postérieurs au troisième quart du XIIIe siècle. Outre les parentés stylistiques évidentes avec le chœur de Redon déjà cité, l'examen des reprises d'appareillage à la jonction du chœur et des bras de transept montre que les piles de raccord appartenant à la campagne du transept, bien que semblables à celles du chœur et s'élevant à la même hauteur que ce dernier, sont sensiblement différentes : ces piles encadrées par un quart de rond absent sur celles du chœur, sont coiffées de chapiteaux à corbeilles lisses peu évasées et écrasées, morphologie que l'on retrouve, parfaitement identique pour les piles bras de transept et la reprise en sous œuvre de la croisée. La maîtrise imparfaite des poussées des voûtes insuffisamment contrebutées a entraîné, peut-être dès le XIVe siècle l´installation d´arcs-boutants intérieurs tout à fait insolites, montés avec beaucoup de soin, dont la tête vient s'ancrer dans la cou

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Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

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