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Basilique Notre-Dame-de-Paradis et ses abords, place Maréchal Foch

Basilique Notre-Dame-de-Paradis et ses abords, place Maréchal Foch (basilique, 1ère moitié 16e siècle ; 19e siècle) fait partie du patrimoine d'Hennebont (Morbihan) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationbasilique
Datation1ère moitié 16e siècle ; 19e siècle
Matériauxgranite, pierre de taille
Statutpropriété de la commune
Domainearchitecture religieuse
RéférenceIA00009573

Historique

L'église est construite à partir de 1514 : en 1524, seul le choeur et les deux premières travées de la nef sont édifiées. La tour porche occidentale est élevée en même temps et terminée en 1530 à l'exception de la flèche dont la construction est achevée vers 1570. Les voutes prévues ne sont pas réalisées ; elles sont remplacées au dessus de la nef par une charpente lambrissée posée au sommet des murs. Des travaux de restauration sont effectués entre 1843 et 1861 sous la direction de l'architecte Halouis qui lance au dessus de la nef des fausses-voûtes en plâtre. Construction d'une nouvelle sacristie en 1874. Réfection de l'ensemble des garde-corps de la nef et du clocher vers 1920.La tradition attribue l´initiative de la construction de cette chapelle dédiée à Notre-Dame à un certain François Michard, maréchal et fabricien, mandataire des habitants d´Hennebont, dans un contexte de relations délicates entre la communauté de ville et l´abbaye de la Joie-Notre-Dame sur le territoire de laquelle est construite la nouvelle chapelle. L'édifice est situé en dehors de la ville, à près de cinq cent mètres des remparts, à l´extrémité supérieure de la "ville neuve". La pose de la première pierre à lieu en 1514. La chapelle est consacrée en 1524 : à cette date sont réalisés le chœur et les deux travées orientales de la nef. Une inscription relevée en 1703 signalait que "le haut de la tour de cette église commencée en 1513 est finie en 1530". Malgré cela, en 1554 des quêtes sont encore effectuées "afin de continuer et d'achever la chapelle. En 1570 celle-ci devient le nouveau siège de la paroisse, en remplacement de l'ancienne église romane Saint-Gilles située sur la rive droite du Blavet. Le transfert définitif du service religieux est effectué en 1590 : à cette date l'édifice est pratiquement achevé, à l'exception de l'ensemble des éléments de couronnement, des garde-corps et des pinacles des contreforts. Au lieu des voûtes prévues, - dont les amorces sont installées dans les murs - une charpente lambrissée à fermes entraits et poinçons est posée au sommet des murs gouttereaux et l'église reste dans cet état jusqu'au milieu du XIXe siècle. L'installation d'un orgue au bas de la nef en 1652 occulte le réseau du portail principal En 1675, la fabrique fait l'acquisition de tapisseries aux armes de France et de Bretagne pour orner les parties hautes des murs de la nef. En 1843 débutent d'importants travaux de restauration : l´architecte Halouix restitue, en contrebas de la charpente lambrissée du XVIIe siècle, des fausses voûtes en plâtre reprenant la forme de celles initialement projetées. A la même époque le niveau du sol est relevé de près de trente centimètres et la partie inférieure des fenêtres du chevet remontée. Entre 1858 et 1861 la tour-porche fait l'objet d'une importante restauration : réalisation des garde-corps, restauration des gargouilles, des pinacles et des fleurons. Une nouvelle sacristie est construite en 1874 en style néo-gothique au sud-est du chœur ; la quasi totalité des réseaux des baies est refaite à la même époque dans un style conventionnel peu conforme à l'origine, à l'exception des fenêtres hautes du chevet : ces importants travaux de restauration se terminent vers 1925 par la réalisation stylistiquement peu convaincante de l'ensemble des garde corps de la nef et du chœur. Sacristie 19e siècle ; flèche restaurée après la 2e guerre mondiale.

Description

Plan et ordonnance intérieureLongue de 42 mètres y compris le chœur et large de 18, l'église est un vaste volume continu de type " nef obscure ", composé d'un vaisseau principal de quatre travées flanqué de collatéraux qui s'arrêtent à l'entrée du chœur. Ce dernier comprend une travée droite et trois pans coupés percés de cinq hautes fenêtres que surmontent cinq autres plus petites. A l'ouest, une imposante tour porche ouvre sur le bas de la nef par un portail à portes géminées à tympan ajouré, modèle abondamment diffusé dans le diocèse de Vannes à partir de la fin du XVe siècle. De part et d'autre de l'axe central, l'édifice est entièrement symétrique : au niveau de la troisième travée deux portails du même modèle que celui du bas de la tour déterminent à l'intérieur de l'édifice un transept virtuel. Cette conception architecturale rigoureusement symétrique et unitaire est renforcée par le regroupement des trois uniques autels au niveau du chœur et l'absence de tout autre mobilier d'attache ancien. Une différence dans la section des piles polygonales, légèrement concaves en haut vers le chœur, planes pour les travées du bas de la nef, de même qu'une reprise de maçonnerie dans les murs gouttereaux indiquent une rupture dans le chantier. La première étape pourrait correspondre à la date de consécration de l'édifice en 1524 alors composé du chœur et de deux travées. Malgré cette interruption du chantier, l'unité stylistique de l'édifice est remarquable. Les grandes arcades ne montent qu'à mi hauteur des murs gouttereaux de la nef, au même niveau que les fenêtres des collatéraux, laissant au dessus de leurs écoinçons une importante partie de mur qui crée un effet de tunnel. Dans les collatéraux, des arcs diaphragmes qui descendent bien en dessous des clefs de voûtes contribuent au contrebutement de cette nef en remplissant le rôle d'arcs-boutants intérieurs. Loin d'être une maladresse, l'opposition entre cette nef de proportions écrasées, relativement sombre - dont la pénombre est accentuée par les vitraux actuels du XIXe et XXe siècle - et un chœur élancé et lumineux, semble résulter d'une recherche formelle qui vise à magnifier et mettre en scène le sanctuaire. Les voûtes actuelles réalisées tardivement vers 1860, bien qu'étant en plâtre, sont plastiquement conformes à l'esprit du projet initial comme l'indiquent tout au long des murs des culots sculptés en pierre surmontés de tas de charges parfaitement authentiques. Léon de Groër dans sa thèse inédite de l'Ecole de Chartes interprète les arcs diaphragmes des collatéraux comme un contrebutement lié à un projet de voûtes en pierre ; la présence sur le chœur de Notre-Dame de Quelven en Guern de voûtes en pierre authentiques, en calcaire, vient à l'appui de cette hypothèse. Hennebont, dernier port fluvial en amont sur le Blavet pouvait aisément recevoir par bateau des chargements de matériaux. D'un avis tout différent, Jacques Mallet, dans sa notice du Congrès archéologique du Morbihan de 1983, imagine plutôt un projet de fausses voûtes en bois, et rapproche le cas d'Hennebont de celui de Saint-Fiacre du Faouët ou de Notre-Dame de la Houssaye à Pontivy. (Ce type de fausses voûtes totalement dissociées de la charpente de couverture ne doit pas être confondu avec les charpente lambrissées qui fusionnent en un seul élément le couvrement des nefs et le support de couverture). Quoi qu'il en soit, comme dans bien des églises bretonnes de cette époque, on se contenta à la fin du chantier d'une charpente lambrissée beaucoup plus simple installée au sommet des murs gouttereaux. Cette charpente encore en place aujourd'hui, au dessus des actuelles voûtes de plâtre a été datée par dendrochronologie de 1591-1592.Ordonnance extérieureLa tour porche, à l'ouest, dont la flèche de pierre s'élève à plus de 65 m, domine de sa masse imposante l'ensemble de la ville. Cette tour carrée, entièrement hors oeuvre, cantonnée de puissants contreforts, est encadrée, dans les extrémités des collatéraux, par deux tourelles polygonales qui contiennent des vis d'escalier terminées par des flèches. Ces dernières sont reliées à l'étage supérieur de la tour, édifié en retrait, par des galeries portées sur des arcs-boutants. Cette impressionnante composition transcrit de façon monumentale une formule innovée au XVe siècle en Cornouaille sur la façade de la chapelle Saint-Fiacre du Faouët et l'associe de façon inédite à une tour porche. A la base de la tour une haute arcade en tiers point ornée d'un lambrequin évidé devait éclairer en second jour le bas de la nef avant l'installation du grand orgue au revers du portail en 1652. Les parois intérieures du porche sont ornées d'arcatures hautes et étroites en forme de niches ; purement ornementales et non destinées à recevoir un programme statuaire elles sont séparées par de grêles pilastres dont les moulures se recoupent et les bases prismatiques viennent se fondre dans une plinthe moulurée en glacis à ressaut selon un jeu de formes cher aux dernier

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Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

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