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Bateaux de pêche côtière de Loguivy-de-la-Mer

Bateaux de pêche côtière de Loguivy-de-la-Mer (patrimoine) fait partie du patrimoine de Ploubazlanec (Côtes-d'Armor) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

RéférenceIM22005789

Historique

Depuis au moins le 17ème siècle, les marins-pêcheurs de Loguivy-de-la-Mer écument leur territoire de pêche côtière entre le sillon du Talbert et l'archipel de Bréhat jusqu'à l'entrée de la baie de Saint-Brieuc. Ces petites unités sont pour la plupart gréées en misainier ou en sloop à tape-cul. Elles font les lignes et les casiers pendant la belle saison et le goémon l'hiver. La flottille loguivienne en 1817 compte 23 bateaux de 1 à 2 tonneaux, montés chacun par deux hommes. Les noms de beaucoup de familles de pêcheurs connues au 20ème siècle figuraient déjà dans cette liste. A partir de 1850, ces hardis navigateurs n´hésitent pas à poser leurs filières de casiers jusqu´en Bretagne Sud, de l´Ile de Sein à Belle-Ile-en-mer. Ils ouvrent des comptoirs et des viviers dans les ports du Conquet, et apprennent aux marins locaux les techniques de pêche. Certains iront même aux îles Scilly en deux marées. Ils pratiquent aussi les lignes à congres en Manche, dont ils utilisent la peau pour fabriquer une colle très prisée. Leurs bateaux équipés de vivier échouent dans le fond des ports, entre deux cales et un modeste quai. Des chaloupes gréées en lougre, avec misaine et taillevent, pratiquent la petite pêche en complément de la collecte du goémon, livré à l´usine du Wern (Ouern) ou à celle de Pleubian.En 1900, la petite pêche dans le quartier maritime de Paimpol rassemble 400 armements, 477 en 1905 et 388 en 1910. En 1909, le port de Loguivy compte 107 bateaux de pêche dont 43 bateaux de plus de 10 tonneaux, qui pêchent les grands crustacés entre le Golfe de Gascogne et les îles Scilly. En 1912, la pêche côtière dans le quartier de Paimpol est pratiquée par 260 bateaux, dont une quarantaine de Loguiviens qui fréquentent chaque été l'Ile de Sein et les côtes anglaises, où ils capturent les crustacés. En 1914, le chiffre des armements en pêche côtière est tombé à 228 au lieu de 338 en 1910 (à cause de la guerre). Des bateaux à grands viviers apparaissent vers 1920, gréés en sloop ou en dundee, souvent armés par des mareyeurs, qui collectent les grands crustacés des homardiers et langoustiers. ILs disposent aussi d'un vivier dans leurs cales, qui leur confèrent des qualités de bons marcheurs grâce à ce lest liquide. 'L'Oiseau des Tempêtes' représente l'un des ces grands langoustiers de 18 m de quille. Pendant l'hiver, ces bateaux sont désarmés ou alors bouchent leur vivier et font le transport du charbon et des pommes de terre vers la Rance et le Havre.A partir de 1930, la flottille va décliner à cause de la concurrence des ports de Bretagne Sud. Les marins loguiviens vont émigrer vers d'autres ports de la Manche. Ce phénomène va s'amplifier les années suivantes en alternance avec les nouvelles pêches (oursins, praires, araignées) et techniques de pêche (casiers, filets, dragues, lignes, cordes). Les bateaux de pêche vont déserter le port de Loguivy-de-la-Mer pendant la guerre ou rester à quai. De nombreuses coques seront détruites par les soldats allemands, qui n'autorisaient que les petits bateaux non motorisés à naviguer de jour, avec un équipage exclusivement féminin, à la voile et aux avirons.Après 1945, les marins-pêcheurs vont devoir orienter leur effort de pêche vers une pluriactivité de métiers, de la drague au chalutage côtier, des casiers aux filets, sans négliger les autres productions (praires, oursins, coquilles Saint-Jacques, araignées et homards). Certains de ces marins loguiviens vont s'embarquer dans les années 1950 à la grande pêche, à Terre-Neuve et aux îles Kerguelen pour pêcher la langouste à bord de navires industriels, ou encore dans la marine de commerce. Ceux qui restent, arment de façon coopérative (avec des quirataires) de nouveaux bateaux mixtes motorisés, comme l'ancien langoustier à voiles, le 'Tourmentin' des frères Riou. Ils pêchent les crustacés aux filets et aux casiers. Lorsque la pêche redevient florissante, les marins reviennent au pays et reprennent leur ancien métier.La 'Stella' puis 'l'Ondine' de Jean Riou, le 'Zant Ivy" des frères Corfdir, le 'Zant Anna', 'Even mor', 'Kello Mad', la 'Scara', 'Grav Bihan' de Yves Bocher, le 'Loguivien', la 'Clothilde' (Le Gonnidec, Louis-Hervé, ancien patron) et 'Libenter', pour en citer quelques uns, représentent les derniers homardiers traditionnels mixtes (voiles et moteur) en bois du quartier de Paimpol, vers 1950-55. Les canots de 15 pieds comme la 'Fleur des eaux' de Jean Bocher et le 'bateau Grèbe' à Emile Riou, la série des 18 pieds, construits par Ernest Sibiril de Carantec, comme 'Saint-Louis II' à François Riou, la 'Brise' à José Riou, 'Adrien B' et 'On verra', terminent leur carrière avec 15 casiers à homards et 38 casiers à araignées. Ils rapportent 20 à 25 homards et 300 kg d'araignées à chaque marée sur le plateau de la Horaine. Ces canots creux font le goémon pendant l'hiver, parfois livré aux quais de Paimpol, où les attendent les attelages des cultivateurs. Les équipages font des 'battues' au mulet et au bar, à la senne, mettent d

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Voir aussi : que faire à Ploubazlanec · patrimoine des Côtes-d'Armor

Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

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