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Batterie d'artillerie de Kerbonn (C 346) puis Musée mémorial de la bataille de l'Atlantique, Pointe de Pen Hir

Batterie d'artillerie de Kerbonn (C 346) puis Musée mémorial de la bataille de l'Atlantique, Pointe de Pen Hir (ensemble fortifié, 4e quart 19e siècle ; 1er quart 20e siècle) fait partie du patrimoine de Camaret-sur-Mer (Finistère) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationensemble fortifié ; batterie ; blockhaus ; casemate
Datation4e quart 19e siècle ; 1er quart 20e siècle
Lieu-ditPointe de Pen Hir
Matériauxgranite, moellon, béton, béton armé, parpaing de béton
Statutpropriété de la commune
Domainearchitecture militaire ; architecture militaire ; architecture militaire ; architecture militaire
RéférenceIA29001316

Historique

La batterie de mortier (3 x 270 mm)Situé sur le sommet d’une falaise faisant promontoire face au vestibule du goulet de Brest, à une cinquantaine de mètres au-dessus du niveau de la mer, le site de Kerbonn est vierge de toute fortification permanente jusqu’en 1890. Une batterie de bombardement, composée de trois mortiers lourds rayés de calibre 270 mm dit « mortier Guerre », modèle 1889 (sur affûts Vavasseur et Canet), est aménagée à cette date par le département de la Guerre. Son rôle est de défendre le mouillage situé entre les pointes de Pen Hir et du Toulinguet, mais aussi de protéger la batterie du Toulinguet toute proche.À l’ouest de la Rue du rempart, côté mer, se trouvent les trois plates-formes de tir à ciel ouvert séparées par des traverses pleines. Du nord au sud, la batterie comporte un abri double sous traverse en maçonnerie (dont la partie nord concourt également à la défense du fossé), un bassin-citerne en position centrale et un magasin d’artillerie. La défense contre des raids terrestres a été particulièrement soignée : un retranchement en V composé d’un fossé sec creusé dans le roc et d’un parapet surmontant l’escarpe isole la batterie. Les accès étaient sécurisés par des barrières.Un magasin à poudre sous roc a été aménagé dans un second temps et utilise le fossé comme chemin d’accès. Son puits débouche directement dans la traverse centrale de la batterie. Afin d’assurer la défense arrière de l’ensemble, un petit réduit carré (désigné comme "corps de garde défensif" sur l’Atlas des batteries de côte) dont trois des faces sont percées de créneaux de fusillade est construit. Cet ouvrage original fait office de caponnière flanquant à la fois le chemin d’accès de la batterie et le fossé devenu l’accès du magasin à poudre sous roc. À l’extérieur de l’enceinte de la batterie mais isolé par une clôture, on trouvait le logement du gardien de batterie et le hangar aux projectiles (tous deux détruits) parfaitement défilés des coups éventuels de l’ennemi. À la fin du 19e siècle, les batteries de Kerbonn et du Toulinguet sont dotées de casernements au lieu-dit Lagatjar.La modernisation de la batterie de mortierAu début du 20e siècle, la batterie est modernisée : deux postes de commandement et de télémétrie sont construits au nord et au sud, le puits du magasin à poudre sous roc est élargi et doté d’un monte-charge mécanique, neuf niches à munitions bétonnées sont créées dans trois des traverses et un réseau de voies étroites de 60 cm d’écartement (système Decauville) est installé afin de permettre le transport des munitions par wagonnets (poussés à la main) depuis le magasin à poudre sous roc et le hangar aux projectiles jusqu’aux pièces d’artillerie. Des rampes inclinées sont également créées afin d’aménager une sorte de quai de circulation.Une batterie de canon semi-mobile (4 x 164 mm)Si la suppression de la batterie de mortiers est envisagée en 1922, on prévoit de la remplacer par une batterie de 4 canons de 16 cm sur la pointe de Pen Hir.A l’été 1925, alors que le programme - ambitieux - de réarmement du littoral de 1922 semble lointain et compromis, l’emplacement d’une batterie semi-mobile initialement destinée pour l’entrainement du bataillon de côte et devant être installée à Toulbroc’h est redéfini. En effet, compte tenu des moyens limités et de la faible valeur de l’artillerie du front de mer, le bataillon de côte réfléchit à installer cette batterie à un emplacement appartenant à la Marine d’une part et permettant d’améliorer sensiblement la défense de Brest d’autre part. Le site de Kerbonn est retenu parmi une dizaine d’autres car il permettrait d’atteindre - en tir indirect - une partie de la baie de Douarnenez. On peut également y stocker les munitions dans le vaste magasin sous roc présent sur site. C’est donc à l’automne 1925 qu’une première batterie dite semi-mobile est installée et remise au bataillon de côte au mois de décembre après ses tirs d’épreuve. Elle prend place dans le périmètre du terrain militaire et se compose de deux canons de 164 mm modèle 1887 et deux autres du modèle 1893. Tout ce matériel provient de navires déclassés, canons et affûts, bien que ces derniers aient subi quelques modifications pour l’adaptation à la défense des côtes. Les plateformes d’affûts sont formées par des caissons de tôle de manière à avoir un dispositif transportable. La batterie de mortier, située au sommet de la falaise, est toujours en service à cette époque. L’ensemble fortifié de Kerbonn se trouve très à l’étroit avec des entraxes de pièces de l’ordre de 40 mètres, pratiquement réduits de moitié par rapport aux normes en vigueur. Il n’y a pas de poste de direction de tir construit "en dur", il y avait cependant des discussions pour réaliser une installation mobile dans un camion de marque Saurer plus au sud en direction de la pointe de Pen Hir. Il fut un temps question d’acquérir des terrains pour augmenter l’entraxe des pièces en installant les pièces 2 et 3 en dehors de l’ouvrage, mais

Description

Propriété de la commune de Camaret, le site de Kerbonn se compose d’une batterie de mortier en maçonnerie de moellon et couverture de terre et de plus d’une vingtaine de construction en béton armé. A l’exception des quatre casemates implantées en élévation, les autres bunkers sont enterrés dans le sol. Les grandes casemates ont été construites hors plan type (sonderkonstruktion) sur les cuves françaises pour canon de 164,7 mm tirant vers le large. Ces casemates intègrent chacune également, côté terre, un canon de 7,5 cm pour la défense antichar. L’une des casemates a été détruite en 1944. La casemate sud abrite le Musée du mémorial de la bataille de l’Atlantique.Huit bunkers permanents (Ständig Ausbau, abrégé en St), c’est-à-dire dotés de murs périphériques et de dalles de couverture de 2 mètres d’épaisseur (Baustärke B) sont recensés sur le site : un bunker - abri de type 621 (10 soldats), quatre bunkers - abris de type 622 (4 x 20 soldats), un bunker - abri sanitaire de type 638 (6 soldats et 20 blessés), un bunker - magasin de munitions de type 607 et un poste de direction de tir de type M162a (6 soldats).A cela, s’ajoutent des constructions de campagne, en béton, renforcées (Verstärkt feldmässiger Ausbau, abrégé en VF) ou non dont des cuves pour canon antiaérien et des emplacements de mortier et de mitrailleuse.Des vestiges de baraquement subsistent.Des cratères parsèment le site.Le site de Kerbonn est traversé par le sentier de grande randonnée n° 34.

Dossier d'inventaire complet et photographies sur patrimoine.bzh

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Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

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