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Chemin de halage

Chemin de halage (chemin de halage, 1er quart 19e siècle ; 3e quart 19e siècle) fait partie du patrimoine de Lannion (Côtes-d'Armor) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationchemin de halage
Datation1er quart 19e siècle ; 3e quart 19e siècle
Matériauxbéton, granite, schiste, terre, bois
Statutpropriété publique
Domaineurbanisme et espaces amenages
RéférenceIA22133555

Historique

Jusqu’au début du 19e siècle, la remontée du Léguer du Beg-Hent jusqu’au port de Lannion prend parfois plusieurs jours en fonction des marées et des conditions de navigation. La rivière est sinueuse et bordée de bancs de sable. Le tonnage des bateaux augmente et la navigation à la voile rend le parcours difficile. La construction d’un chemin de halage aide les navires à progresser et permet de réduire le temps et donc les coûts de transport.L’aménagement débute en 1825 sur la rive droite, et est effectué en plusieurs tranches, en partant de La Corderie. De 1825 à 1829, la tâche principale consiste à nettoyer la rivière à cet endroit : on dépense 6 000 Francs à cet effet. Le sous-préfet signalant la grande misère des ouvriers, la municipalité décide de regrouper ces hommes en créant des ateliers de charité : Ils trouvent de l’emploi dans la réalisation de ces travaux. Le Journal de Lannion du 28 février 1834 reprend l’argumentation : « Ce chemin est indispensable pour la rivière qui est sinueuse, et à cause des vents contraires qu’on rencontre dans ces détours pour monter ou descendre, de son embouchure au quai et inverse, qu’il faut quelquefois aux navigateurs 12 à 15 jours, tandis qu’avec un chemin de halage on arriverait du large, dans la même marée au quai et de la même manière en partant du quai, on pourrait aussi prendre le large. Ce chemin ne coûterait pas plus de 70 000 F à l’État. Pour aller à l’embouchure, où les navires sont en relâche, il n’y a même pas un chemin communal qui y conduise, de sorte que lorsqu’il y a des navires à l’embouchure, on ne peut porter aucun prompt secours aux navigateurs naufragés, puisqu’une petite charrette de cultivateur peut à peine aller par le sentier actuel, qui est un véritable précipice. Il est donc indispensable d’avoir un chemin de halage, tant pour porter du secours que pour haler les navires jusqu’au port. Nous voyons tous les jours, les pauvres marins pour gagner une marée et ne pas amortir dans notre port, se mettre eux-mêmes à haler leur navire. Ils sont dans la vase jusqu’à la ceinture, sont exténués et tombent de fatigue lorsqu’ils sont arrivés à Loguivy. ». Le 27 décembre 1838, on prie le Préfet « de veiller à ce qu’il soit promptement réparé, si l’on ne veut pas qu’il se perde entièrement. ».Grâce à ses ateliers de charité, la ville fait réaliser un prolongement important à partir de 1847, portant sa longueur à 1,2 kilomètre : « La municipalité, en vue de procurer du travail aux malheureux pendant la crise fâcheuse que nous traversons, a employé les ouvriers à faire continuer le chemin de halage. L’établissement de ce chemin est en effet vivement réclamé et nul autre travail ne pouvait offrir plus d’avantage et intéresser à un si haut degré et le commerce et la navigation. Mais, considérant que ce chemin continué sur une longueur de 850 mètres, ne sera utile et ne satisfera aux besoins du commerce maritime que lorsque ce travail aura été achevé, le conseil demande que le gouvernement veuille bien accorder les fonds nécessaires pour perfectionner ce qui est déjà fait. ». Les travaux sont effectués lentement, loin de satisfaire l'impatience de la municipalité. Enfin, en septembre 1849, près de la moitié de la longueur (soit deux kilomètres), est réalisée et l’État a pris à son compte un tiers de la dépense.En 1857, l’État alloue 15 445 F à la ville pour qu’elle puisse terminer le chemin de halage. Les travaux sont estimés à 46 400 F, ce qui laisse 31 000 F à la charge de la ville, mais ses ressources ne lui permettent pas de faire face. Les élus expriment leur incompréhension : « Tous les ports qui nous entourent ont été dotés de travaux qu’on n’a jamais songé à mettre à la charge des villes. ». Le conseil indique donc qu’il lui sera impossible de terminer ce chemin, le reste à charge étant trop important, ce qui laisse alors les 15 000 F sans application. Alors le conseil exprime de nouveau sa lassitude au ministre des Travaux Publics : « Depuis deux mois, deux sinistres ont eu lieu dans notre rivière, dans la partie où il n’existe pas de chemin et causés par l’absence de ce chemin. Deux navires chargés d’avoine, entraînés par le courant, ont échoué sur les rochers et ont sombré. Les chargements ont été avariés et les navires endommagés. Ces événements bien regrettables et qui arrivent fréquemment dans notre rivière, éloignent les capitaines de notre port et portent ainsi une atteinte fâcheuse et au commerce du pays et à la navigation. ». En 1865, les travaux ne sont toujours pas réalisés. Il manque encore plus d’un kilomètre. En 1870, la ville refait une demande et explique les inconvénients qui peuvent se produire dans certaines conditions : « Plusieurs capitaines contrariés cette année par l’obstination des vents d’ouest, ont été forcés de séjourner plusieurs semaines au bas de la rivière, et cet inconvénient est si grave que les frets pour Lannion sont de 2 F plus élevés que pour les autres ports. » (Conseil municipal 25/06/1870). Enfin, à force de

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Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

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