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Cité scolaire de l'Iroise, dite aussi lycée et collège de l'Iroise, anciennement lycée de Saint-Marc

Cité scolaire de l'Iroise, dite aussi lycée et collège de l'Iroise, anciennement lycée de Saint-Marc (lycée, 3e quart 20e siècle ; 4e quart 20e siècle ; 1er quart 21e siècle) fait partie du patrimoine de Brest (Finistère) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationlycée ; collège
Datation3e quart 20e siècle ; 4e quart 20e siècle ; 1er quart 21e siècle
Matériauxbéton
Statutpropriété de la région
Domainearchitecture scolaire ; architecture scolaire
RéférenceIA29133591

Historique

La cité scolaire de l'Iroise regroupe un lycée et un collège. Elle est l'héritière de l'école primaire supérieure (EPS) qui existait à Brest avant la Seconde Guerre mondiale et avait été transformée en collège moderne, suite à la suppression des EPS, par le régime de vichy, en 1941 (loi Carcopino, du nom du secrétaire d'Etat à l'Instruction publique et à la jeunesse). L'intensification des bombardements sur Brest nécessite le repli de l'établissement dans la Sarthe.Du collège moderne au lycée annexe : l'établissement en baraques pour les élèves de Saint-Marc et de l'est de BrestLe grand projet scolaire de la Reconstruction, à Brest, est le regroupement dans une seule cité scolaire mixte, à Kerichen, des enseignements secondaires classiques, modernes et techniques. Les établissements sont d'abord implantés dans des baraques, place de l'Harteloire. Le manque d'espace conduit à réserver ce dernier emplacement au lycée classique et moderne et à installer, également en baraques, en différents quartiers de la ville, les autres enseignements secondaires. En 1946, la municipalité implante ainsi le collège moderne au lieu dit Le Petit Paris, route de Quimper, sur le territoire de l'ancienne commune de Saint-Marc, rattachée à Brest, l'année précédente. Un traité constitutif, signé le 21 avril 1947, crée, pour 10 ans, de façon rétroactive (du 1er janvier 1946 au 31 décembre 1951), le "collège moderne de garçons et de filles de la ville de Brest", dont les cours ont lieu dans des baraques modulaires construites en ciment. Fort d'environ 600 élèves et doté, entre autres, de deux sections de mécaniciens pont et machines, l'établissement devient, en 1953, par lettre ministérielle (18 septembre), une annexe du lycée de Brest. L'évolution statutaire vers un lycée de plein exercice est remise à plus tard. A cette date, c'est en effet l'annexe de Landerneau du lycée de Brest qui devient autonome.La construction industrialisée d'un établissement neuf accompagne la transition vers un lycée "autonome"Cette même année 1963 est déterminante pour l'avenir de l'établissement. Le rigoureux hiver, pendant lequel l'encre gèle dans les classes, et l'effondrement d'un plafond, engendrent plusieurs fermetures de l'établissement. Après que la presse a dénoncé les conditions "lamentables" d'accueil des élèves, et que les enseignants et parents d'élèves ont manifesté, le samedi 26 octobre, à l'occasion de la venue à Brest du ministre de l'Éducation nationale, Christian Fouchet, ce dernier annonce la construction d'une cité scolaire neuve.Les études de celle-ci étaient d'ailleurs bien engagée, puisque le ministère avait nommé, dès 1961, l'architecte jean Lacaille, pour mener à bien cette opération. La Ville étudiait depuis le printemps la délégation de maîtrise d'ouvrage à l'Etat. Le compte-rendu de la visite de l'ingénieur attaché au rectorat, le 18 avril 1963, en présence de l'adjoint au maire délégué à l'enseignement, M. Holley, précise en effet les avantages de cette formule pour la commune (participation forfaitaire, insensible aux éventuels surcoûts, de "2 à 3 millions de francs", sur un total de 10 millions) et indique : "M. Lacaille sera confirmé dans sa mission. (...) Le Ministère de l'Education Nationale ayant procédé à un concours dit "Conception - Réalisation", il est probable que le lycée de Saint-Marc sera adapté à partir de plans-types, en fonction du terrain et du programme." Le 22 avril 1963, le Conseil municipal délibère dans ce sens. Le programme technique est arrêté le 27 juillet 1963, sur la base du programme pédagogique du 20 juin de cette année-là.Ce dernier prévoit la construction d'un lycée classique et moderne de second cycle de 1200 élèves et d'une annexe de premier cycle de 800 élèves, sans internat - les conséquences du sous dimensionnement de ce dernier sont encore sensibles en 2021. La première pierre est posée, le 18 mai 1964. Les travaux se déroulent en trois tranches, de 1964 à 1968. Ils débutent par l'externat du premier cycle et la restauration scolaire ; suivent le bâtiment du second cycle, en deux temps, puis le bâtiments administratifs et les logements (voir photographies aériennes "Heurtier" dans les illustrations). La convention entre la Ville et l'Etat, adoptée par le Conseil municipal, le 14 septembre 1964, précise que le coût total de la construction s'élève à 11,12 millions de francs, que la participation de la Ville est de 17,14 %, en plus de l'apport du terrain pour lequel elle espère être subventionnée à 50%.Parallèlement, sur la majeure partie de la parcelle, située à l'est de la cité scolaire, est construit un vaste complexe sportif, sous maîtrise d'ouvrage municipale. Par délibération du conseil, le 5 avril 1965, la ville s'engage à mettre les installations sportives "en priorité à la disposition des élèves pendant les heures de scolarité". M. Lacaille en est également l'architecte (voir dossier d'inventaire sur le "centre sportif Jean Guéguéniat" sur ce même site internet ; la réception prov

Description

Le "lycée" du quartier urbain de Saint-Marc, implantée près de l'une des entrées majeures de la ville.La cité scolaire de l'Iroise est située immédiatement au sud de la place de Strasbourg, dans un quartier urbanisé de Brest, correspondant à l'ancienne commune de Saint-Marc. L'établissement est desservi à proximité par le tramway et les bus urbains. Le quartier est à la fois commercial (rue Jean Jaurès, place de Strasbourg) et d'habitation (petits immeubles ; maisons individuelles).Le traitement urbain et architectural de la place de Strasbourg est très ordonnancé : la place, en rotonde, est pensée comme une entrée importante de ville importante, à la confluence d'axes pénétrants, les rues de Paris et de Quimper, et d'axes majeurs du centre-ville : les rues Jean Jaurès et Sébastopol. L'arrivée depuis la rue de Paris ainsi que le pourtour de la place sont bordés d'immeubles formant un ensemble architectural homogène. Les élévations comptent trois niveaux plus un étage de combles à lucarnes. Les toitures en ardoise sont à forte pente. On peut y voir des références classiques, à l'architecture des ingénieurs militaires du 18e siècle, et régionalistes, dans la mesure où les toitures en ardoises sont très minoritaires dans l'architecture des immeubles de la Reconstruction à Brest. La cité scolaire se situe donc dans ce paysage d'entrée de ville mais ne participe pas de cette composition. L'architecte Jean Lacaille a en effet abandonné ce parti-pris (toitures en zinc, à faible pente). Il est vrai que le lycée est, à cause de la topographie, assez peu visible depuis la place et que les parements en granite sont, depuis ce point de vue, très prégnants. A l'ouest, il est caché par les immeubles de la rive est de la rue de Valmy, du même type que ceux du pourtour de la place de Strasbourg.La parcelle originelle, sur laquelle avait été implantées des baraques pour héberger un collège moderne, a été divisée en deux selon un axe nord sud. A l'ouest se situe la cité scolaire, à l'est le plateau sportif et les équipements municipaux : gymnase Guéguéniat, Piscine Saint-Marc. Le stade de football Francis Le Blé jouxte cet ensemble, au nord-est.Un plan de masse organisé autour d'un patio central et contraint par la déclivité du terrain.La cité scolaire est composé d'un lycée et d'un collège. Elle héberge des fonctions d'externat, d'administration, de restauration, de santé, de logement de fonction mais pas d'internat pour les élèves.Le terrain du lycée est en forte déclivité selon un axe nord sud. Des plateaux ont été aménagés de part et d'autres des bâtiments : celui de l'entrée, de l'accueil et de l'administration, celui du lycée et de sa cour, celui du collège, celui du réfectoire et du patio.Le plan masse d'origine articule l'essentiel du bâti, hormis l'administration et la tour de logements, autour d'un patio central ouvert, mais bordé de galeries de circulation. Il était ainsi au cœur de la cité scolaire et paysager (pelouses, arbres, bassin). Au centre de ce dernier a été implantée, en 1973 une sculpture de Philippe Hiquily appelée "fontaine mobile". C'est la décoration au titre du 1% artistique de l'établissement. A l'est, le patio est jouxtée par la barre d'externat du collège. Au nord, par celle du lycée. A l'ouest, par les services de restauration.Béton et granite : respect des normes scolaires et clin d'œil régionaliste.Les deux barres d'externat, sont parallèles entre elles, décalées sur deux "plateaux" différents, et non jointives quoique reliées à l'origine par une galerie couverte. Elles sont d'orientation nord sud, épousant la pente du terrain. Elles respectent les normes scolaires mises en place pour favoriser l'industrialisation des constructions : structure poteaux poutres en béton armé, trame régulière et répétée d'1,75 mètre ; desserte des étages (trois sur rez-de-chaussée pour le lycée, deux pour le collège) ; dégagements centraux et des cages d'escalier situées aux extrémités (et au centre pour la barre du lycée, plus longue). Les toitures en pavillon à faible pente sont masquées par une large corniche en débord. Lorsque que l'on regarde les barres depuis le rez-de-chaussée, on peut penser à des toitures terrasses. Sur le plan de la modénature, le granite est très présent sur les pignons, une partie des façades, l'administration et les logements. Cette présence, clin d'œil régionaliste s'il en est, est particulièrement prégnante lorsque l'on regarde le lycée depuis l'entrée, place de Strasbourg.L'entrée de l'établissement se situe au nord et donne directement sur l'administration, d'un seul niveau, que jouxte au sud une tourelle carrée de cinq niveaux, abritant des logements de fonction. La différence d'élévation est marquante dans cette composition qui, étant donné la déclivité du terrain, dissimule le reste de l'établissement qui est ainsi peu visible depuis la voie publique.Le service de restauration est composé des cuisines, d'espaces de stockage et de service et des réfectoires. Les premières son

Dossier d'inventaire complet et photographies sur patrimoine.bzh

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Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

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