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Eglise ou chapelle de la Véronique, aussi appelée Sainte-Véronique

Eglise ou chapelle de la Véronique, aussi appelée Sainte-Véronique (église, 1er quart 17e siècle ; 3e quart 17e siècle ; 3e quart 20e siècle) fait partie du patrimoine de Bannalec (Finistère) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationéglise ; chapelle
Datation1er quart 17e siècle ; 3e quart 17e siècle ; 3e quart 20e siècle
Lieu-ditVéronique
Matériauxgranite, pierre de taille
Statutpropriété de la commune
Domainearchitecture religieuse ; architecture religieuse
RéférenceIA29131329

Historique

Ancienne chapelle de LocmariaLa chapelle de la Véronique remplace l'ancienne chapelle de Locmaria, probablement détruite par les Ligueurs, peu après la défaite subie dans le château de Quimer'ch en 1597 pour se venger de Rosmadec de Molac et d'Euzeunou de Kersalaun. Cette ancienne chapelle se trouvait à 200 m au sud-est de la Véronique. S'il ne reste plus de traces matérielles de ce bâtiment, son souvenir est toutefois perpétué au travers des noms des parcelles de terre.Nouvelle chapelle Sainte-VéroniqueCette fondation fut édifiée en 1605 et consacrée en 1610, ainsi qu'en témoigne la sablière intérieure et une pierre sculptée au-dessus du porche.En 1605, ce sont les Kerhoent de Kergournadec'h qui détiennent la seigneurerie Goarlot en Kernével. Ce sont eux qui édifient la chapelle de la Véronique. On trouve à l'extérieur comme à l'intérieur de l'édifice plusieurs blasons portant leurs armes et des demi-écus Kergournadec'h-Botigneau. Les armes, entourées du collier de l'ordre de Saint-Michel, appartiennent à Olivier de Kerhoent (1559) sont visibles dans l'un des vitraux. Les Kermeno deviennent propriétaires de Goarlot en 1671 avec François baron de Kermeno, par acquisition judiciaire aux requêtes du palais à Rennes par contrat le 08/10/1671" (Concarneau 1678 - 1684 | Cote : AN P/1562 vol IV page 88). Il est châtelain de Goarlot, seigneur Querouriou, la Ville-Neuve Bohic, Querourchant, Loquinguff, Quermerien, Rosmellic, le Quergoet. De Locmaria à Sainte-Véronique Le nom Véronique pourrait être une déformation de « Gwernig », prononcé en breton local « Vernick », qui signifie lieu planté d'aulnes. Cette supposition se fonde sur trois théories : - Des actes notariés, dont le texte d'une des premières tenues à domaine congéable accordé par le baron de Kerméno de Goarlot. D'autres contrats et baux du XVIIIème siècle mentionne avec précision la nature des cultures et l'implantation des parcelles : « ar gwern, parc verne, an vern lostaon, liors ar vern » qui indiquent des lieux plantés d'aulnes ; l'humidité de l'endroit est également attestée par les termes « parc poullou, parc poullouprybihan, parc poullou glaz ».- La mention faite par l'abbé Le Sann, curé de Bannalec, entre 1880 et 1886, de la remise d'offrandes par les pèlerins du jour de l'Ascension en disant « d'a Itron Maria as Vernick » : à l'intention de la Vierge Marie de la Véronique ou des aulnes.- A l'intérieur de l'édifice, différentes preuves de dévotion à sainte Véronique (statues, vitraux d'origine et les pendants de la voûte, sablières).(Cecile Berthelot, inventaire topographique, 2017)

Description

L'édifice date du début du XVIIè siècle, ainsi que l'indiquent la date 1610 au-dessus de la porte ouest et les deux inscriptions suivantes, l'une sur la sablière du chevet : "I : PRIMA : LO(RS) : FA : 1605/M : VINCA : LE : MAVT" (hache et équerre indiquant qu'il s'agit du charpentier), l'autre sur la sablière sud de la nef : "D.G. CARADEC. PBRE/D.Y. BOHEC. PBRE". La sacristie porte la date de "1662" sur un linteau de fenêtre.Extérieur La chapelle Sainte-Véronique est en forme de croix latine (nef longue de 15 m, large de 7 m, hauteur d'environ 6m) avec chevet à trois pans coupés, sans piliers intérieurs ni bas-côté. Les murs gouttereaux sont relativement élevés. L'édifice est en grand appareillage de granit assez soigné, malgré la présence de ciment encore présent dans les jointures. Le chœur est un chevet à trois pans avec trois verrières dont les remplages semblent d'époque, la chapelle nord est éclairée par deux vitraux, la chapelle sud par un seul (le deuxième a été bouché lors de la construction de la sacristie).On trouve encore sur plusieurs chevronnières, des acrotères sculptés de personnages du même registre que les sablières intérieures.La porte occidentale est de style gothique avec pinacles et accolade terminée par un fleuron. Elle est encadré de deux hauts et imposants contreforts surmontés de deux pinacles de style renaissants.L'entrée latérale sud, sans porche, est en forme d'anse de panier.La sacristie, construite au sud ouest, a été ajoutée au sud du chevet en 1662. Elle porte des armoiries.Le clocher-mur est de style gothique, la chambre des cloches finement sculptée porte quatre petites gargouilles, quatre frontons triangulaires flanqués à chaque angle d'un fin pinacle, la flèche est ajourée et composée de fleurons. Une tourelle d'accès surmontée d'un dôme et amorti par un petit lanternon est lui de style renaissant, et s’appuie sur le clocher. Ce campanile a été totalement reconstruit à l'identique suite à l'orage de 1947 qui le détruisit ainsi qu'une partie de la toiture et l'ensemble des vitraux. Les travaux du clocher démarreront en 1953, alors que l'on achevait le dernier mètre de la flèche, une nouvelle bourrasque le mis à nouveau à terre. Ce n'est qu'en 1962 que la « Véro » retrouvera son clocher. La cloche qui avait été brisée sera refondue à Villedieu les Poëles et baptisée Maryvonne.IntérieurLa chapelle est en mauvais état, le sol de la nef et du transept est en terre battue, la charpente (restaurée après 1947) a perdu ses lambris et une grande partie de sa polychromie. Les murs encore chaulés à l’intérieur sont gonflés d'humidité.Les ailes nord et sud formant le transept, sont ouvertes sur la nef par deux grands arcs brisés à doubles rouleaux séparés par de large chanfrein sans chapiteaux et à pénétration directe dans la pile, ce modèle d'arc date plutôt du XIVe, se retrouve dans de nombreuses chapelles de Cornouaille. Trois verrières dans le chœur de la chapelle portant l’inscription « 1605 » ont été aussi détruites par la foudre en 1947 ainsi qu'une partie de la chapelle. Le dallage du chœur aurait été refait à cette période.Au chevet, la fenêtre centrale représentait la Passion, la fenêtre sud la Dormition de la Vierge et la fenêtre nord sainte Véronique tenant la Sainte-Face ; cette dernière verrière portait l'inscription : "OLLIVIER. LEAVSTIC. VICAIRE. 1622".Les sablières et les clés de voûte qui portent la charpente, ne sont qu'en partie conservées et celles qui ont survécus, portent encore des traces de polychromie rouge, bleu et vert vifs. Les sablières portent également la date de 1605, ainsi que le nom de son charpentier : Vincent Le Maout. Elles sont ornées de scènes pittoresques telles qu'une chasse et une beuverie qui rappelle symboliquement la menace permanente de désordre et du mal. Les entraits portent des engoulants à la gueule immense, ces dragons dont la parole est bloquée rappellent qu'à l'intérieur de l'église le diable n'a pas sa place. Les blochets sont aussi sculptés aux angles et les pendentifs sont d'un beau travail. Au nord deux dragons affrontés, deux ivrognes opposés par les pieds et tenant un pichet, un homme aux pieds de bouc s'opposant à une femme, symbole des péchés capitaux. Au sud de la nef, trois chiens poursuivent un lièvre. Un porc-épic (censé représenter Louis XII) ainsi qu'une salamandre (censé représenter François 1er) sont également représenté, on trouve aussi les armes des Rosmadec, un cartouche qui reprend les noms des prêtres qui ont consacrés la chapelle à l'époque : Caradec et Bohec. Au-dessus du maître-autel, un cartouche porte le nom du sculpteur, cette signature se retrouve entre deux moutons, de deux "Maout" en breton.Peu de temps après son édification, la chapelle de La Véronique reçoit des fresques murales. Mais la plus grande partie des couleurs (ocre et vert) délayées dans un lait de chaux disparaît peu à peu après des siècles d'humidité. Il en subsiste encore plusieurs pans de mur. Sur le côté nord du chœur et dans les chap

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Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

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