Église paroissiale Saint-Sauveur, érigée Basilique Saint-Sauveur en 1954
Église paroissiale Saint-Sauveur, érigée Basilique Saint-Sauveur en 1954 (église paroissiale, 2e moitié 12e siècle) fait partie du patrimoine de Dinan (Côtes-d'Armor) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.
| Dénomination | église paroissiale ; basilique |
|---|---|
| Datation | 2e moitié 12e siècle |
| Matériaux | granite, grand appareil |
| Statut | propriété de la commune |
| Domaine | architecture religieuse ; architecture religieuse |
| Référence | IA22009904 |
Historique
"La tradition situe au début du XIIe et attribue à Rivallon le Roux, seigneur de Dinan revenu de croisade, la fondation en 1112 à proximité du château originel, d´un prieuré relavant de l'abbaye de Saint-Jacut. Son église construite au cours de la première moitié du XIIe siècle, est conçue avec une nef unique, charpentée, et une façade occidentale dont la riche composition accueille un programme iconographique sur le thème du Tétramorphe et du Christ-Sauveur, vocable de l'église, dans la tradition des églises de Saintonge et du Poitou.A partir de 1480 d´importants travaux sont entrepris pour agrandir l´église, devenue centre d´une riche paroisse. La nef est d'abord doublée au nord d´un large collatéral bordé d´une file de chapelles. L´étage de la façade occidentale, entièrement reconstruit est largement ouvert par une grande verrière destinée à compenser la disparition de l´éclairage direct au nord. Le collatéral sud, prévu sur le même modèle ne fut jamais réalisé. Une petite chapelle funéraire à trois pans sommés de pignons aigus, fut construite à la place d'une ancienne porte au sud, sans doute peu avant 1500.Le nouveau choeur est commencé en 1507, par le maître d´oeuvre Roland Bougnard ou Bouesnard, comme l'indique une inscription sur une des piles du rond-point. Son plan prend pour modèle celui du choeur de l'église Saint-Malo. Le déambulatoire et les chapelles rayonnantes, sont voûtés entre 1515 et 1545, les crédences et les niches à l´intérieur, les contreforts et les pinacles du chevet associent moulures gothiques et premiers décors Renaissance. Suite à l´effondrement du clocher en 1545, le transept et les parties hautes du choeur édifiés tardivement au début du XVIIe siècle, ne sont pas voûtées, et les arcs-boutants du chevet ne sont pas construits. Une charpente lambrissée est mise en place en 1646 au dessus du choeur et des bras de transept. Des fausses voûtes en plâtre l'ont remplacée au dessus du choeur au XVIIIe siècle.L'édifice fit l'objet d'une restauration en 1851-1852, par l'architecte Hyppolyte Bezier-Lafosse qui refit à l'identique les fenestrages de la façade occidentale et du bras sud selon leur dessin ancien. Des relevés détaillés de l'édifice sont établis à la fin du XIXe siècle par l'architecte Charles Chaussepied.[Jean-Jacques Rioult, enquête thématique régionale, 2010]Eglise prieurale au 12e siècle dépendant de l´abbaye bénédictine de Saint-Jacut. Au 12e siècle, époque de la construction de l´église Saint-Sauveur, Dinan possédait déjà plusieurs édifices religieux. Vers 1066 en effet, Olivier Ier de Dinan fondait le prieuré Saint-Malo au Nord de la ville, puis dans les années 1070-1080, Geoffroy, fils d´Olivier Ier, fondait le prieuré de Sainte-Marie-Magdeleine-du-Pont de l´autre côté de la Rance. Il semble que l´édification d'un troisième sanctuaire soit attribuable, essentiellement, à l´accroissement de la population et au développement du bourg de Dinan durant les 11 et 12e siècles. Selon le récit de Guillaume de Tyr et d´Orderic Vital, le frère de Geoffroy de Dinan, Riwallon le Roux serait parti en croisade en Palestine en 1112, et fait prisonnier. il aurait alors promis qu´à son retour il ferait construire une église pour remercier Dieu de l´avoir sauvé. D´après Guillaume de Tyr toujours, en 1120 Riwallon était encore en Syrie. Toutefois aucun élément ne venant appuyer cette thèse, Marc Déceneux a émis une hypothèse plus vraisemblable qui voit dans le riche mécène de cet édifice le seigneur Alain de Dinan-Bécherel.L´église est attestée pour la première fois dans une charte datée de 1123. Celle-ci fait état du partage de la ville de Dinan entre les deux fils de Geoffroy, décédé. Saint-Sauveur est alors mentionnée comme possession de l'abbaye bénédictine de Saint-Jacut. L´existence de l´édifice est confirmée dans une charte de 1131. La construction de l´église est aujourd´hui quasi-unanimement attribuée à la seconde moitié du 12e siècle pour ses parties les plus anciennes. Au 15e siècle l´édifice subit d´importantes modifications. Sous la direction de l´architecte Guy Pinçon les travaux débutent en 1480 pour agrandir l´édifice. Le mur nord de la nef est réédifié et on ajoute un bas-côté. Le pignon de la façade occidentale est également transformé, notamment par le percement d´une baie de style flamboyant. Au début du 16e siècle on entreprend la construction du choeur. En 1547 le clocher en construction au niveau de la croisée du transept, s´effondre ; les quatre piliers sont reconstruits en 1557-1558. Au 16e siècle, pendant les guerres de religion, les travaux s´interrompent pour reprendre au 17e siècle. Après la Révolution l´église sert de grenier à foin : elle était dans un état de délabrement important et nécessitait de rapides restaurations. Elle est rendue au culte, à la demande des paroissiens en 1801. Très vite, avec l´engouement naissant pour le romantisme et l´art du Moyen-Age, Dinan et l´église Saint-Sauveur suscitent l´intérêt des archéologues et érudits. Ainsi, Mérimé
Description
Plan et ordonnance intérieureLe collatéral nord de l'église est édifié dans un premier temps à partir des années 1480. Une suite de cinq arcades dont les arcs chanfreinés à double ressaut viennent pénétrer directement dans des piles cylindriques remplace l'ancien mur gouttereau de la nef romane. Leurs bases sont aujourd'hui noyées dans le sol du fait de la surélévation de ce dernier au XVIIIe siècle Le parti architectural retenu est donc celui d'une nef à vaisseau principal obscur éclairé par les chapelles latérales, choix commun à la plupart des églises bretonnes de l'époque. D'emblée il s'agit d'un parti mixte qui associe un vaisseau principal couvert d'une charpente lambrissée à des collatéraux et des chapelles voûtés. Les travées du collatéral, voûtées d'ogives ouvrent sur une file de chapelles peu profondes dont les voûte, des berceaux transversaux brisés habillés de nervures à l'imitation des croisées d'ogives, participent au contrebutement.Le transept, édifié à partir du milieu du XVIe siècle après la construction des parties basses du nouveau chœur, présente un parti architectural tout différent. Il n'est pas voûté mais simplement couvert d'une puissante charpente lambrissée dont les entraits sont assemblés au sommet des murs gouttereaux dans un corps de sablières et d'entretoises moulurées qui forme plan d'enrayure au sommet de ses murs. Cette charpente résolument gothique malgré sa date d'exécution tardive de 1646, a permis ici d'évider au maximum les pignons et d'y percer de large et hautes baies qui diffusent la lumière en direction de la croisée.Le plan du chœur, édifié à partir de 1507 est directement inspiré par celui de Saint-Malo dont il systématise et amplifie le programme. Comme dans le collatéral nord de la nef, les chapelles des travées droites, peu profondes, sont couvertes de voûtes en berceaux brisés transversaux. Les chapelles rayonnantes, au nombre de cinq au lieu de trois, ne sont plus comme à Saint-Malo, séparées par des pans de maçonnerie. Leurs murs latéraux fusionnés en une seule masse déterminent un déambulatoire continu scandé de piles cylindriques partiellement engagées identiques à celles qui ferment le sanctuaire et contribuent à l'unité plastique de l'espace. Les bases des colonnes présentent un corps de moulures à arêtes décalées, d'un emploi peu fréquent en Bretagne, que l'on retrouve en Normandie à Saint-Pierre de Coutances et Notre-Dame de Saint-Lo. Les voûtes des chapelles rayonnantes ornées de multiples liernes et tiercerons que rehaussent d'importantes clés sculptées des emblèmes de la Passion, leurs crédences liturgiques monumentales richement sculptées et surmontées de dais à étage ou de niches qui prennent l'importance de véritables édicules intérieurs, sont parfaitement caractéristiques de l'évolution du dernier art gothique. Au niveau du sanctuaire enfin, les colonnettes qui recoivent la retombée des voûtes descendent dans les écoinçons des grandes arcades sous la forme de " colonnes-pilastres" hybrides, de plan carré, qui s'arrêtent en dessous de la naissance des arcs sur des culots moulurés reliés au corps des piles par des agrafes à rinceaux. Les parties hautes du vaisseau central ne furent édifiées que tardivement, vers 1570, en respectant le projet initial du début du XVIe siècle. Toutefois, malgré le maintien des rapports entre les pleins et les vides, le délai important dans la mise en oeuvre de cette partie explique le traitement de la coursière entre deux bandeaux, à la manière d'un entablement, le dessin du garde corps lui-même et la modénature simplifiée des fenêtres hautes. Ordonnance extérieureLa reconstruction de l'église commença par le collatéral nord vers les années 1480 et le projet, resta en attente au sud, comme le montre son amorce bien lisible sur le mur occidental du bras sud. Il est probable que la conservation de la partie inférieure de la façade romane ne faisait pas partie de ce projet qui visait certainement, selon l'esprit de l'époque, à reconstruire la totalité de l'édifice. L'aspect actuel, hybride, de cette façade est vraisemblablement lié à l'abandon du projet de reconstruction de la côtière sud. La perte de lumière occasionnée par la construction du collatéral nord rendant nécessaire l'apport d'un éclairage par l'ouest on se contenta de réédifier la partie supérieure de la façade occidentale. Sur un glacis qui rattrape la diminution de l'épaisseur du mur, une grande et haute fenêtre dont le réseau occupe la majorité du triangle du pignon vient éclairer par l'ouest le volume de la nef. Les accolades et les pinacles à multiples fleurons qui couronnent ses contreforts latéraux, dont le style bien différent de ceux du collatéral nord rappelle celui des butées du chevet de l'église Saint-Malo édifiées vers 1500, de même que le style des bases qui ne peut guère être antérieur aux années 1510-1520, semblent venir étayer cette hypothèse. En excroissance sur le mur sud de l'église, l'élégante petite chapelle à trois pans accolée contr
Dossier d'inventaire complet et photographies sur patrimoine.bzh
Agrandir la carte · Itinéraire · Carte © contributeurs OpenStreetMap
Autour de Église paroissiale Saint-Sauveur, érigée Basilique Saint-Sauveur en 1954
Monuments historiques à proximité
- Église Saint-SauveurÉglise · Dinan · à moins de 100 m
- Maison, 7 rue du CoignetMaison · Dinan · à moins de 100 m
- Maison, 5 rue du CoignetMaison · Dinan · à moins de 100 m
- Maison, 3 rue du CoignetMaison · Dinan · à moins de 100 m
- Maison, 9 rue du CoignetMaison · Dinan · à moins de 100 m
- Maison, 11 rue du CoignetMaison · Dinan · à moins de 100 m
Lieux à visiter à proximité
- Ginko biloba (Ginko biloba) - 160 ansSite naturel · Dinan · 0,1 km
- Boutique-Atelier de Katell LeclaireSite culturel · Dinan · 0,1 km
- Poirier CuirSite culturel · Dinan · 0,1 km
- Maison de la HarpeMusée · Dinan · 0,1 km
- Souffleur de Verre Adrian ColinSite culturel · Dinan · 0,2 km
- Tour de l'HorlogeSite culturel · Dinan · 0,2 km
Plages à proximité
- Cale de MordreucPlage · Pleudihen-sur-Rance · 8,1 km
- Etang de BetineucBaignade en eau douce · Saint-André-des-Eaux · 8,9 km
- la CalePlage · Plouër-sur-Rance · 9,4 km
- la Ville GerPlage · Pleudihen-sur-Rance · 9,8 km
Sorties à venir à proximité
- Festival de musique ancienne Arsonora : visite guidée Basilique Saint-Sauveurle vendredi 16 octobre 2026 · Dinan · à moins de 100 m
- Festival Din'en rire : Gil Almale samedi 7 novembre 2026 · Dinan · 0,1 km
- Salon d'écoute : Concessionle mardi 10 novembre 2026 · Dinan · 0,1 km
- Festival de musique ancienne Arsonora : Échos médiévauxle vendredi 30 octobre 2026 · Dinan · 0,1 km
- Festival Din'en rire : Tremplin Din'en Rirele vendredi 6 novembre 2026 · Dinan · 0,1 km
- Octobre rose - Théâtre «Momo»le samedi 24 octobre 2026 · Dinan · 0,1 km
Patrimoine à proximité
- Maison, dite Hôtel de Kératry, 4 rue de l'HorlogeMaison · Dinan · 0,1 km
- Maison de Saint-Dinan aussi dite de la Mère Pourcel, 3 place des MerciersMaison · Dinan · 0,2 km
- Ilot du Vieux-DinanMaison · Dinan · 0,2 km
- ViaducViaduc · Lanvallay · 0,3 km
- Église Saint-Malo, rue de la BoulangerieÉglise · Dinan · 0,4 km
- Pont de la Madeleine, Port de DinanPont · Lanvallay · 0,4 km
Voir aussi : que faire à Dinan · patrimoine des Côtes-d'Armor
Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.
