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Hospice, dit hospice civil de Pontchaillou, actuellement hôpital, dit Centre Hospitalier Régional

Hospice, dit hospice civil de Pontchaillou, actuellement hôpital, dit Centre Hospitalier Régional (hospice, limite 19e siècle 20e siècle ; 2e quart 20e siècle ; milieu 20e siècle ; 3e quart 20e siècle ; 4e quart 20e siècle) fait partie du patrimoine de Rennes (Ille-et-Vilaine) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationhospice ; hôpital
Datationlimite 19e siècle 20e siècle ; 2e quart 20e siècle ; milieu 20e siècle ; 3e quart 20e siècle ; 4e quart 20e siècle
Lieu-ditPontchaillou
Matériauxschiste, moellon, béton armé, parpaing de béton, béton précontraint
Statutpropriété publique
Domainearchitecture hospitaliere - d'assistance ou de protection sociale ; architecture hospitaliere - d'assistance ou de protection sociale
RéférenceIA35022483

Historique

Selon l´ouvrage de Jean-Yves Veillard, l´architecte communal Jean-Baptiste Martenot soumet au conseil général des Bâtiments civils, le projet d´un nouvel hospice, après l´acquisition du domaine de Pontchaillou, réalisée en 1884. L´édifice à cour fermée conçu par Martenot est proche des dispositions de l´hospice Saint-Méen. Deux corps de bâtiment pour les malades, reliés par un bâtiment de services, encadrent la chapelle, placée au centre de la façade principale. Critiqué par l'inspecteur général pour son manque de fonctionnalité et pour le peu de souci des normes sanitaires, le projet, sans doute limité à une architecture de représentation, fut stoppé par manque de financement et relancé en 1892. Jean-Baptiste Martenot demande alors un cahier des charges précis prenant en compte le problème de l'accès, l'hôpital se situant au-delà de la voie ferrée. En juin 1893, il propose un nouveau projet d´une capacité de 1400 lits approuvé par la commission et le conseil municipal. Ce projet ne sera pas réalisé. Sans se référer au projet de son prédécesseur, Julien Ballé conçoit, en 1895, un complexe hospitalier d'une capacité de 1320 lits, approuvé par la commission administrative et par le conseil municipal, puis par le conseil supérieur des bâtiments civils, l'année suivante.Le coût de l'opération (partiellement financé par la revente de l'ancien couvent des Catherinettes en 1901) est évalué à 3 286 390 F. La nécessité de réduire le budget entraîne la décision de réaliser le complexe en plusieurs tranches, en commençant par ce qui semble prioritaire : les bâtiments destinés à abriter les malades du couvent des Catherinettes. Par ailleurs, il est prévu de réaliser des économies sur les matériaux et le décor (pour les planchers, le béton remplacera le fer et le bois). L´ajournement d´une partie du projet aura pour conséquence son inachèvement et son altération. Les modifications successives aboutissent, en effet, à une réalisation très différente du projet initial.Le programme établi lors de la séance du conseil municipal du 11 septembre 1896 prévoit la construction de trois pavillons destinés à recevoir 130 lits chacun, du mur de clôture et de plusieurs annexes (doc. 2) : concierge et maison du jardinier, cuisine centrale et bains, pavillon de la communauté, lingerie, pharmacie, dépôt mortuaire, château d´eau, buanderie.En 1900, différents travaux sont ajournés : la clôture, la chapelle et le bâtiment de la communauté seront installés dans l´actuel pavillon Laënnec (la communauté dans la partie est, la chapelle dans la moitié ouest du rez-de-chaussée, le choeur et la sacristie aménagés dans une annexe en briques accolée au bâtiment principal).L´année suivante, 3 pavillons de deux étages accueillant 144 femmes sont achevés, ainsi que la cuisine, la buanderie, l'installation des réseaux d'égout, de gaz et d'eau, permettant le transfert des malades des Catherinettes et des Incurables. La ville a cédé un terrain aux hospices pour établir un accès depuis la ville. On y aménage une avenue couplée à la construction d´un pont qui enjambe la voie ferrée et on construit une conciergerie et une grille d´entrée.En 1904, on programme la construction de deux pavillons de deux étages permettant d´accueillir les vieillards de Saint-Melaine, de deux pavillons d´un étage pour les enfants, d´un pavillon pour les services administratifs dont le rez-de-chaussée est affecté au culte et l´agrandissement de la cuisine.Lors de l'inauguration par le ministre de l´Agriculture, le 8 juin 1908, le pavillon destiné à accueillir les vieillards n'est pas commencé mais ils ont quitté les locaux vétustes de l'abbaye, sans doute après l'incendie de l'hospice de la Piletière, en 1906 ; il reste à construire le pavillon des petits ménages et les logements de retraite pour les travailleurs en couple.Le plan de 1919 montre 7 pavillons construits sur les douze du projet, la chapelle, la cuisine et les logements de retraite (?).Après la Première Guerre mondiale, l´hôpital resté inachevé sera successivement agrandi et doté de nouveaux équipements, comme l´indiquent les archives communales et la publication de Pierre Marquis.En 1930, l'hôpital atteint son emprise actuelle avec l'acquisition de 19 hectares permettant de construire un pavillon pour les tuberculeux, une maison maternelle et une maternité, enfin un pavillon pour les cancéreux.Le centre anti-cancéreux a été créé en 1923 par la fondation régionale de l´Ouest de la Ligue contre le cancer. Le service était alors installé dans le pavillon Clemenceau.La construction du nouveau centre (actuel pavillon Eugène-Marquis), dont le coût global de 2 600 000 F est réparti entre l'Etat (2 millions) et les départements (Ille-et-Vilaine : 400 000 F, Morbihan : 100 000 F, Finistère et Côtes d'Armor : 50 000 F) commence en 1932 et s'achève en 1936. Le bâtiment, conçu par l´architecte des hospices Yves Lemoine, dispose d'une capacité d'accueil de 80 lits dont 64 en salle commune et 16 en chambres particulières, de de

Description

Edifice construit en parcelle îlot, formé de nombreuses unités isolées respectant une orientation déterminée par l´axe de l´avenue lui donnant accès depuis le boulevard de Verdun (fig. 9).Une conciergerie marque l´entrée depuis le sud, au niveau du pont enjambant la voie ferrée. Une chapelle construite en matériaux préfabriqués est isolée, au nord-est (fig. 25).Les pavillons formant l´unité d´origine (5 subsistants) sont disposés parallèlement et en quinconce (fig. 11 à 15). Construits en moellons de schiste masqués par un enduit, ils comptent 2 étages carrés sur un rez-de-chaussée surélevé. Des locaux semi-enterrés (urgences et direction) couverts par un jardin d'agrément en occupent le centre (fig. 30). Au nord-ouest, se situe le centre de cardio-pneumologie (fig. 32).A l´ouest s´élève le bloc-hôpital (fig. 28) et l'IRM (fig. 31).Les pavillons de l´unité d´origine sont prolongés à l´ouest, suivant un même alignement par un bâtiment de plan en V, dit pavillon Eugène-Marquis (fig. 19 à 22), construit en maçonnerie masquée par un enduit et couvert d´un toit terrasse. Il compte 2 étages carrés sur un rez-de-chaussée surélevé. Une extension semi enterrée occupe l´angle interne, à l´ouest.Face au pavillon Eugène-Marquis se situe l´institut de formation (IRFAMAS). Au sud-est se trouve un bâtiment de plan en T à 1 étage carré et couvert d´un toit terrasse, dit pavillon Leroy (fig. 23).Au nord, plusieurs pavillons préfabriqués en rez-de-chaussée (fig. 26 et 27) sont disposés de part et d´autre de l´avenue de la Bataille-Flandre-Dunkerque qui forme un accès depuis l´ouest.

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Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

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