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Kiosque à musique de La Rabine, Esplanade du port - Quai Éric Tabarly

Kiosque à musique de La Rabine, Esplanade du port - Quai Éric Tabarly (kiosque, 4e quart 19e siècle) fait partie du patrimoine de Vannes (Morbihan) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationkiosque
Datation4e quart 19e siècle
Matériauxgranite, grand appareil
Statutpropriété de la commune
Domainearchitecture de jardin et des espaces verts
RéférenceIA56008304

Historique

Le kiosque à musique de La Rabine a été construit en 1890 d'après des plans de l'architecte vannetais Edmond Bassac. La genèse du projet remonte cependant à 1874 suite à l'arrivée à Vannes de plusieurs régiments militaires (les 28e et 35e régiments d'artillerie ainsi que le 116e régiment d'infanterie). Les musiques de l'École d'artillerie et de l'infanterie sont très tôt détachées à Vannes et ne tardent pas à donner des concerts en plein air pour le plus grand plaisir des Vannetais. Les deux formations musicales jouent les dimanches après-midis sur le tertre en terre de La Rabine, en face du couvent des Carmes déchaussés, prenant ainsi le relais de l'Orphéon, l'orchestre civil de la ville, alors en déclin. Constatant l'engouement des amateurs de musique, la municipalité décide d'améliorer les lieux : en 1875, on plante des fleurs annuelles ; en 1876, on ajoute des massifs de plantes vivaces et des arbustes. La clairière de La Rabine devient rapidement dans le cœur des Vannetais le 'square de la Musique'.Le 8 mai 1877, le Conseil municipal nomme une commission pour « l'étude de l'établissement, à moins de frais possibles, à l’emplacement d'un kiosque que devront tour à tour occuper les différentes Musiques ». Plusieurs croquis d'un kiosque pour musiciens sont signés par l'architecte-voyer Ernest de Lamarzelle. Le 30 mai, Me Paul-Émile Buguel, rapporteur de la commission, rend compte des conclusions de son groupe. Il fait remarquer que « le kiosque, si kiosque il y a, devra être établi de manière à border à peu près l'allée latérale de la promenade de La Rabine ». Cet emplacement est le seul dans tout Vannes à réunir l'ensemble des conditions indispensables à la bonne appréciation d'un concert : suffisamment d'espace pour accueillir un public nombreux ; des allées pour permettre aux spectateurs de se promener librement pendant l'entracte ; une bonne sonorité déjà éprouvée lors des précédents concerts en plein air ; un nombre d'arbres suffisant pour garantir l'ombre propice à toutes les satisfactions car « le meilleur morceau s'il était accompagné d'une insolation perdrait vite la meilleure part de son charme ». Comme le souligne Me Paul-Émile Buguel « la question d'emplacement étant ainsi fixée, reste le mode de construction à déterminer ». Chose beaucoup moins aisée car « la musique est semble-t-il [la question] sur laquelle il est le plus difficile de se mettre d'accord ». Me Buguel rappelle dans un premier temps les éléments constitutifs d'un kiosque :1° Une terrasse retenue par un mur ;2° Un plancher ;3° Une galerie circulaire ;4° Une ossature métallique destinée à recevoir la couverture ;5° Une couverture avec plafond acoustique.Il énonce ensuite quatre projets différents de kiosque à musique en fonction du crédit alloué à sa construction :1° Un crédit de 5 800 Francs pour la construction d'un kiosque conforme aux plans et devis de l'architecte ;2° Un crédit de 5 000 Francs pour la même construction, non compris le plancher ;3° Un crédit de 2 500 Francs pour la construction de la terrasse avec galerie et plancher ;4° Un crédit de 1 800 Francs pour la construction de la terrasse avec galerie sans plancher.À la suite d'une longue discussion l'établissement d'un kiosque est voté par le Conseil, mais ni l'un ni l'autre des quatre projets n'ayant ensuite réuni la majorité, aucun crédit n'est alloué pour cette dépense.À compter de l'été 1877, le principe de l'édification d'un kiosque à musique sur La Rabine est désormais acquis mais l'indécision quant à son mode de construction perdure plus d'une dizaine d'années. Ces atermoiements portent sur plusieurs questions : Quelle forme de clôture adopter ? Faut-il installer des bancs à dossier autour du kiosque à musique ? Faut-il opter pour un kiosque métallique ou un kiosque en bois moins onéreux ? À cette époque, les villes portent généralement leur choix sur des kiosques métalliques vendus sur catalogue. En mars 1888, la mairie de Vannes reçoit des plans et devis pour un kiosque à musique à ossature métallique fabriqué par les Établissements Gandon et Lœvenbruck du Havre. L'édifice de style japonisant, très aérien et représentatif de la grande vague de l’architecture de fer et de fonte, ne cadre pas avec le budget municipal. L'option du kiosque en bois, moins coûteux et en grande partie réalisable par les services techniques de la ville, va lui être préférée.Le 20 mai 1889, douze ans après le rapport de la commission Buguel, le Général de Division Colonieu demande l'établissement d'un kiosque pour la musique militaire. Un mois plus tard, le 23 juillet, l'architecte vannetais Edmond Bassac présente ses plans et « affirme que l'exécution [des travaux] peut parfaitement en être entièrement confiée aux ouvriers de la ville de Vannes ». Le devis estimatif qu'il propose s'élève à 'seulement' 2 800 Francs ; le Conseil municipal l'accepte en votant un crédit de 3 000 Francs. L'adjudication des travaux se déroule deux mois plus tard, le 5 octobre. Le 16 décembre, le Consei

Description

De plan octogonal, ce kiosque repose sur un soubassement de granite. Huit poteaux en bois, déversant légèrement vers l'extérieur, soutiennent une toiture évasée à huit pans. La couverture en écailles de zinc est d'époque. Pour une meilleure acoustique, l'architecte Edmond Bassac a conçu, sous la charpente et l'avant-toit, un plafond abat-son en lambris rayonnant vers le centre de l'édifice. Un décor en bois chantourné court sur toute la bordure de la toiture débordante formant lambrequin. À l'origine, le kiosque disposait d'un garde-corps ajouré en forme de lyre qui rappelait la fonction musicale du lieu. Très abîmé, il a été remplacé par un garde-corps bien plus sommaire. Le plancher en sapin a également disparu au profit d'une dalle en béton. L'accès à la scène se fait depuis le côté sud à l'aide d’un petit escalier de quatre marches. La clôture en bois, formant un enclos quadrangulaire autour du kiosque à musique, n’existe plus. Les arbres alentours, contemporains de cette construction de la fin du XIXe siècle, forment un écrin de verdure et contribuent à préserver l'esprit des lieux.

Dossier d'inventaire complet et photographies sur patrimoine.bzh

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Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

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