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La décoration au titre du 1% artistique du lycée professionnel du Blavet

La décoration au titre du 1% artistique du lycée professionnel du Blavet (patrimoine) fait partie du patrimoine de Pontivy (Morbihan) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

RéférenceIM56008973

Historique

Le sculpteur, le peintre et l'architecteEn 1960, conformément à la réglementation du 1% artistique, l'architecte Yves Guillou (1915-2004) accompagne la construction du Collège d'Enseignement Technique (CET) de garçons de Pontivy – aujourd'hui lycée professionnel du Blavet – d'un programme de décoration. Il propose de le confier à deux artistes, Premiers Grands-Prix de Rome, respectivement en 1943 et 1944 : le peintre Yves Trévedy (1916-1986) et le sculpteur Francis Pellerin (1913-1998). Les deux artistes et l'architecte se sont fréquentés pendant leurs études à l'école des Beaux-Arts de Rennes. L'amitié entre Yves Guillou et Francis Pellerin est bien connue (voir références documentaires). Celle du sculpteur et du peintre l'est peut-être un peu moins. La correspondance de Francis Pellerin dévoile que c'est lui qui a proposé à Yves Trévédy de participer aux programmes de décorations aussi bien à Vannes (Lycée du Pargo, aujourd'hui Jean Guéhenno) qu'à Pontivy* et qu'il joue à plusieurs reprises un rôle d’intermédiaire entre le peintre et l'architecte.Le projet présenté par Yves Guillou est soumis à l'examen des instances ministérielles compétentes. Le 6 février 1962, le Conseil général des bâtiments de France (CGBF) émet un avis favorable à l'emplacement des décorations. Les candidatures des artistes Francis Pellerin et Yves Trévedy sont ensuite soumises à la Commission d'agrément des artistes, le 25 octobre 1962.Le peintre Yves Trévedy est agréé pour un ensemble de trois panneaux décoratifs installés dans les espaces intérieurs les plus fréquentés de l'établissement, à savoir les réfectoires et le foyer des élèves. Ces peintures murales, d'une surface totale de 35 m² développent des compositions consacrées à trois thèmes : le commerce, l'agriculture et l'industrie. Elles sont réalisées selon une technique adaptée aux supports muraux intérieurs, le Stic. B — une matière qui s’applique à sec sur le béton et permet les retouches. L'attention de l'architecte est cependant attirée par le Conseil général des bâtiments de France "sur la nécessité de les prévoir à une hauteur suffisante pour ne pas être dégradée par le mobilier". Ces décors ont disparu.Le projet de sculpture de Francis Pellerin, a suscité des discussions lors de la Commission d'agrément des artistes. Le compte-rendu stipule que la maquette comporte "des fautes dans la composition : les masses sont trop égales et les vides mal disposés. De plus certains angles sont mauvais". Henri-Georges Adam (1904-1967), représentant des sculpteurs au sein de la Commission, se propose pour faire une mise au point avec Francis Pellerin.L'architecte Yves Guillou, présent, le précise à Francis Pellerin dans un courrier du 27 octobre 1962. "Ton projet de sculpture est donc passé à la Commission du 25 – C'est d'abord mal parti : on a commencé à tourner autour, à chercher des simplifications, à y voir un pingouin, etc... – Le moins tendre n'a pas été SUBES [Raymond (1891-1970), ferronnier d'art], ce qui ne t'étonnera sans doute pas.Guillaume GILLET [architecte en chef des bâtiment civil et palais nationaux (1912-1987)] heureusement a redressé la situation et a parlé en ta faveur, comme d'ailleurs en celle de TREVEDY.Si bien que finalement, la Commission a simplement émis le vœu que tu te mettes en rapport avec Monsieur Adam, – qui je crois est professeur à l’École, – pour une mise au point de détails."Les deux sculpteurs se rencontrent à l'atelier d'Henri-Georges Adam, à l'école des Beaux-Arts de Paris, le mercredi 21 novembre. Par-delà l'appréciation de Francis Pellerin – "il a été facile de nous accorder pour la suite à donner" – leur rencontre débouche sur l'abandon du projet initial. Le projet de sculpture en pierre, en ronde-bosse, ayant pour sujet : "Rapports plastiques / Allégresse" cède la place à celui d'une sculpture en cuivre. Henri-Georges Adam souligne en effet, le 03 décembre 1962, à l'issue de cette mise au point, que "(…) l'emploi du métal, dans lequel [Francis Pellerin] se sent plus à l'aise, améliorera sans aucun doute son œuvre et je pense que nous pouvons lui faire confiance".In fine, la sculpture de Francis Pellerin, qui prend la forme d'une grande "grille" verticale, a été réalisée en métal ferreux galvanisé, probablement de l'acier. Elle a été installée en août 1964.Son implantation est légèrement différente de celle qui avait été validée par le CGBF.* Les deux amis sont encore associés, dans les mêmes années, sur propositions d'autres architectes, notamment pour la décoration de la faculté des sciences de Brest.

Dossier d'inventaire complet et photographies sur patrimoine.bzh

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Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

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