Lycée Jean Guéhenno, 11 rue du Champ Rossignol
Lycée Jean Guéhenno, 11 rue du Champ Rossignol (lycée, 2e quart 20e siècle ; 3e quart 20e siècle ; 4e quart 20e siècle) fait partie du patrimoine de Fougères (Ille-et-Vilaine) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.
| Dénomination | lycée |
|---|---|
| Datation | 2e quart 20e siècle ; 3e quart 20e siècle ; 4e quart 20e siècle |
| Matériaux | béton |
| Statut | propriété de la région |
| Domaine | architecture scolaire |
| Référence | IA35132733 |
Historique
Les débuts de l'enseignement secondaire à FougèresLes inventaires des archives municipales mentionnent une "école secondaire" à Fougères dès l'an XI. La mention d'un collège apparaît pour les années 1838-1842. Les inventaires indiquent encore qu'un collège municipal fonctionne continument à partir de 1869 et de la construction de bâtiments dédiés. Parallèlement, une école primaire supérieure de filles ouvre en 1904.Installation du collège dans l'ancien hospice de vieillards construit par l'architecte Albert HecLe collège municipal de garçons est détruit lors des bombardements de juin 1944. En 1947, il s'installe dans les bâtiments construits selon les plan de l'architecte Albert Hec, à la fin des années 1930, pour abriter l'hospice de vieillards de la Chesnardière. Ces bâtiments, achevés en 1939, n'ont jamais accueillis les personnes âgées puisqu'ils ont d'abord été occupés par un hôpital militaire et furent eux-mêmes victimes des bombes en 1944. L'aile sud, en particulier, avait été détruite.Ces bâtiments furent reconstruits, dans le but d'accueillir le collège. Une délibération du Conseil municipal en date du 17 juillet 1947 nous apprend en effet que le plan d'urbanisme de la Libération prévoit que l'ancien hospice est réservé pour le Collège municipal "qui en a pris possession". Le plan rectangulaire de l'aile rebâtie était propice à la création de salles de classes, desservies à chaque étage par un couloir latéral. Sa transformation en externat était simple, tandis que l'aile est demeurait, en quelque sorte, un internat : les dortoirs et lavabos conçus pour les vieillards étant désormais dévolus aux élèves.Agrandissement du lycée et création d'une cité scolaire polyvalenteA partir de 1964, Albert Hec étudie les plans d'une cité scolaire polyvalente implantée sur deux sites.En janvier-février 1966, l’État et la Ville de Fougères signent une convention commune de financement pour la construction d'une "cité scolaire polyvalente constituée par la juxtaposition de deux établissements :1) lycée classique et moderne mixte avec internat féminin et demi-pension mixte communs dont le programme pédagogique (...) prévoit un effectif de 800 élèves2) Lycée de second cycle technique mixte avec collège d'enseignement technique annexé avec internat masculin commun dont le programme pédagogique (...) prévoit un effectif de 714 élèves."La ville délègue la maîtrise d'ouvrage (y compris la désignation de l'architecte) à l’État, apporte les terrains et participe à hauteur de 12,8% du financement. Les terrains, d'une superficie totale de 90 267 m2, sont situés au lieu-dit "La Chesnardière" pour le lycée classique (41680 m2) et au lieu-dit "La Chattière" (48 587 M2) pour le lycée technique avec CET annexé.Réévalué en 1972, le coût total des constructions s'élève à 19 148 324 francs.Le lycée classique et moderne s'implante donc sur le même site que l'ancien collège municipal, augmenté de parcelles situées au nord de celui-ci. La première pierre est posée, en présence du Préfet M. Stirn, du Recteur, M. Le Moal, et du directeur départemental de l’Équipement, le 6 janvier 1967. La rentrée en prévue dans les nouveaux bâtiments en 1968. L'établissement devient "lycée d’État" dans les années 1970 et prend, en 1978, le nom de Jean Guéhenno (1890-1978), natif de Fougères, écrivain, académicien, mais aussi inspecteur général de l’Éducation nationale, à la fin de sa carrière.L'architecte de la Ville, Albert Hec, qui était déjà l'architecte de l'hospice de vieillards, est choisit pour en donner les plans. Le plan masse qu'il dessine en 1964 prévoit la réutilisation du bâtiment existant, transformé en totalité en internat et la création d'un externat (intégrant l'administration et les logements), d'un restaurant scolaire, d'un gymnase. Albert Hec décède en 1965. C'est Roger Besnard, nouvel architecte de la Ville, qui reprend le projet et le modifie à la marge, notamment en séparant le bâtiment des logements de fonction de l'externat.Le lycée aujourd'huiLe plan de masse n'a pas beaucoup évolué depuis. Un CDI a été ajouté en 1992. Ses plans ont été dressés par l'architecte Bernard Kaleski.Le bâti des années 1960 a par ailleurs fait l'objet d'une réhabilitation. Une galerie couverte a été construite devant le restaurant scolaire.En 2018-2019, le lycée général et technologique Jean Guéhenno accueille 1280 élèves, majoritairement des filles (686) et, au total, 31 internes. Il dispense des formations pour les différents baccalauréats généraux, pour des bacs technologiques dans les domaines de l'environnement, du numérique, de la mercatique, des ressources humaines et de la communication, ainsi que des BTS (maintenance systèmes, mode-chaussure et maroquinerie- technico-commercial.
Description
Contexte urbain et paysagerLorsque l'hospice de vieillards, qu'occupe encore le lycée, est construit sur des terrains du château de la Chesnardière, à la fin des années 1930, il est implanté en limite sud-est de l'urbanisation, dans un quartier en cours de développement. Il est bordé, au sud, par le parc des sports et, à l'ouest, par la gendarmerie et un haras. Le lycée est aujourd'hui intégré à un tissu urbain à dominante de logements pavillonnaire, au nord, à l'ouest et au sud, et par des équipements publics, à l'est : foyer de vie et EHPAD.Le lycée se compose de trois générations de bâtimentsLa première génération de bâtiments correspond à l'ancien hospice de vieillards et abrite aujourd'hui les fonctions d'internat, d'externat, de logement et d'atelier pour les agents. Elle date de la fin des années 1930 - certains lots de l'hospice sont livrés en 1939, l'ensemble est presque achevé en 1940.L'architecte Albert Hec avait, en 1936, donné pour l'hospice un plan en étoile, avec deux ailes orientées au sud pour abriter les dortoirs des vieillards - une pour les hommes, l'autre pour les femmes. La troisième aile était réservée aux services communs (parloir, réfectoires, cuisines, morgue...), à l'hébergement de la communauté des sœurs et à la chapelle. Ce bâtiment est un intéressant exemple de l'architecture de la santé dans l'entre-deux-guerres. Il possède une ossature et des planchers en béton armé. La toiture était ainsi présentée par l'architecte dans son mémoire technique : "la terrasse est (...) en béton armé, corps creux, isolement en plaques de liège, étanchéité garantie". Les ailes des dortoirs, formant entre elles un plan en V largement évasé, se terminaient aux extrémités par des salles de repos et des terrasses superposées en demi-cercle. Près de l'entrée du parc, une conciergerie complète cet ensemble qui fait l'objet d'une présentation plus détaillée dans un dossier spécifique à "la chapelle du lycée Jean Guéhenno et sa décoration".Adaptation de l'hospice aux fonctions scolaires après guerre.L'aile ouest du bâtiment a été fortement détruite par les bombes, en juin 1944. Après guerre, la municipalité décide de reconstruire les bâtiments pour héberger le collège municipal. Les parties en demi-cercle ont alors été supprimées. Des toitures en pavillon, à très faible pente, recouvertes de zinc, ont été ajoutées. L'aile ouest a été transformée pour abriter des salles de classe, un préau, une salle de sport. Le rez-de-chaussée de l'aile est était, de même transformé en externat. L'étage de cette dernière et l'aile nord demeuraient quant à elles, pour l'essentiel, identiques. Les aménagements d'origine pour l'hébergement et la restauration des vieillards, pouvaient en effet remplir les mêmes fonctions pour des élèves, avec notamment des dortoirs de 18 lits.Restructuration des années 1960.Lors de la restructuration des années 1960, concomitante de l'extension du lycée au nord et de la création d'un service de restauration au sud, ces bâtiments retrouvent une fonction exclusive d'internat, avec des dortoirs de huit lits, des salles d'étude en rez-de-chaussée de l'aile ouest. Des extensions sur les façades arrières des deux ailes, permettent de créer ou d'agrandir les espaces dédiés à l'hygiène : lavabos, douches, bidets et WC.Aujourd'hui, l'aile ouest a retrouvé des fonctions d'externat, avec notamment la salle d'arts plastiques et une salle d'exposition.Les nouveaux bâtiments de 1967-1968En 1964, Albert Hec étudie le plan masse d'un nouveau "lycée classique et moderne". Il adapte légèrement, comme indiqué, le bâtiment des années 1930, et ajoute, au nord :- un ensemble : "administration - logements - externat" et un gymnase ;- au sud, un bâtiment pour les services de restauration.Après son décès fin 1965, Roger Besnard reprend ces plans en les modifiant quelque peu - il les "cosigne", à partir de 1966. Il crée en particulier un bâtiment spécifique dédié aux logements. La partie sud-ouest du bâtiment A, initialement prévue pour les logements et l'administration, est abaissée à un unique niveau. Elle est en effet réduite aux fonctions d'accueil et d'administration. Pour éviter que l'externat revête un aspect trop long et uniforme, les architectes ont prévu deux barres mitoyennes décalées, selon des proportions 2/3 - 1/3. Ils ont relié les deux parties par un même dégagement, au niveau de la cage d'escalier intermédiaire.Les salles de classe des différents niveaux sont desservies par deux autres escaliers situés à chacune des extrémités et par des couloirs centraux.La trame des façades est uniformément répétée. Ces bâtiments répondent aux normes de l'architecture scolaire industrialisée de l'époque : trame de 1,75m, structure poteaux-poutres en béton armé. Les toitures sont couvertes de zinc, à l'exception de celle de l’administration qui est une toiture-terrasse.Les logements reprennent ces principes constructifs. Deux ailes de plan rectangulaire, de trois niveaux chacune, sont positionnées en équerre et lég
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Voir aussi : que faire à Fougères · patrimoine d'Ille-et-Vilaine
Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.
