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Lycée Paul Sérusier, avenue Waldkappel

Lycée Paul Sérusier, avenue Waldkappel (lycée, 3e quart 20e siècle ; 4e quart 20e siècle ; 1er quart 21e siècle) fait partie du patrimoine de Carhaix-Plouguer (Finistère) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationlycée
Datation3e quart 20e siècle ; 4e quart 20e siècle ; 1er quart 21e siècle
Matériauxbéton
Statutpropriété de la région
Domainearchitecture scolaire
RéférenceIA29133505

Historique

Un lycée pour faire face à l'afflux d'élèves provenant de tout l'ouest du centre BretagneLe 5 avril 1959, le maire de Carhaix donne lecture au Conseil municipal d'une lettre du ministre de l'Education Nationale lui faisant part "de la décision prise de construire un lycée et un centre d'apprentissage à Carhaix". La ville doit fournir un terrain d'au moins 3 hectare qui "de l'avis de tous devrait se situer dans le quartier de la gare".Depuis 1956, fonctionne à Carhaix un collège municipal, en vertu d'un traité constitutif signé entre la commune et le ministère, traité arrivé à échéance dix ans plus tard et renouvelé, dans l'attente de l'ouverture du nouvel établissement, par délibération du 7 avril 1966. En 1960, le choix de la transformation du second cycle du collège municipal en lycée communal mixte, s'impose de préférence à la création d'une annexe du lycée de Morlaix. Ce lycée est implanté, à partir de 1963, dans 12 classes préfabriquées, entre la grand rue (avenue Général-de-Gaulle), et les rues de la Salette, des Rosiers et Ricou. La croissance des effectifs rend cette implantation de plus en plus précaire et nécessite l'installation de nouvelles classes mobiles, rares. Ainsi, septembre 1965, la ville obtient 4 nouvelles classes mobiles en provenance de Saint-Martin-des-Champs (29). Pendant ces années, l'investissement de la commune est élevé. C'est elle qui fournit le terrain, le viabilise, construit un bloc sanitaire, "un préau en bois de type hangar agricole", renforce le plancher des cuisines, achète du matériel d'enseignement. Pour ce faire, elle recourt parfois à l'emprunt. Ainsi n'a-t-elle de cesse de limiter cette participation et obtient-elle du ministère, en 1965, la création d'un Collège d'enseignement secondaire (CES) regroupant l'ancien Collège d'enseignement général (CEG) et le premier cycle du lycée et sa "nationalisation".Tout en devant gérer l'afflux de nouveaux élèves provenant de trois départements, la commune intervient, en 1966, en faveur de la création d'une "section de philosophie" pour permettre aux 25 élèves qui désirent suivre ce cursus de rester à Carhaix, plutôt que d'aller à "Quimper, Morlaix, Lorient ou Guingamp".Les difficultés d'accueil ne cessent pas à l'ouverture de la nouvelle cité scolaire, en 1967. Les collégiens y sont en effet accueillis jusqu'à la rentrée 1976 et l'ouverture du nouveau collège de 1200 places, à proximité du lycée. La municipalité en profite de cette ouverture pour réclamer "l'Etatisation" du lycée.Le programme pédagogique du nouveau lycée et collège d'enseignement technique prévoyait un effectif de 1400 élèves, dont 680 garçons et 720 filles, répartis entre internes (816) et demi-pensionnaires (316). Dès son ouverture dans les nouveaux locaux, en 1967, près de 800 élèves fréquentent l'établissement.Un établissement de construction industrialiséeL'année 1964 est une année décisive concernant la construction d'un établissement neuf. En effet, le conseil général des bâtiments de France (CGBF) se réuni à trois reprises pour examiner le projet. Les 14 janvier, 10 mars et 7 juillet, il examine le plan de masse, proposé par les architectes Hervé Péron et Alexandre Weisbein. Dès 1959, la municipalité a demandé que leur soit adjoint M. Coignat, architecte à Carhaix, pour que lui soit confiée la surveillance des travaux.La commune fournit un terrain de 9ha environ, en pente, et de forme longitudinale, à contresens de la déclivité. Lors de la première réunion concernant ce lycée, le CGBF est ainsi amené à réclamer une solution plus adaptée au terrain et au site. Il demande également de varier les hauteurs des bâtiments dans un souci d'intégration au paysage urbain. Lors d'une deuxième séance, il approuve l'une des quatre solutions proposées, moyennant de légères modifications. Lors de la troisième, enfin, est présentée une maquette.Les premiers plans d'avant-projet, conservés aux archives départementales du Finistère, sont datés du 27 juin 1962.Le 9 octobre 1967, la tranche principale des travaux est achevée : elle comprend l'externat, les ateliers, l'administration et les logements, l'infirmerie, la restauration scolaire et la partie ouest de l'internat des garçons. A cette date, la construction du gymnase débute, celle de l'internat des filles et de la partie est de l'internat des garçon n'est pas achevée. Ces travaux, qui relèvent de la deuxième tranche, sont financés à hauteur d'environ 6% par la Ville. Le 8 juillet 1968, l'ensemble est achevé, le plateau sportif en cours de finition (photo Heurtier).La restructuration du bâti d'origine s'accélère.Très vite, des travaux de chauffage et d'étanchéité s'avèrent nécessaires, mais les premières grosses restructurations datent de la fin des années 1980, sous maîtrise d'ouvrage régionale désormais. Le restaurant scolaire est restructuré en self service (Jean Coignat, architecte), et un nouvel atelier pour les formations "poids-lourds" est construit (en 1989-1990 pour ce dernier, J. Coignat, architecte).En 199

Description

Une implantation à la fois urbaine et ruraleLe lycée Paul Sérusier est implanté, à l'est de Carhaix. Il a été construit sur des terres agricoles, en même temps que le petit ensemble HLM et pavillonnaire du quartier du Moulin-à-vent, situé au sud de l'établissement. L'urbanisation de la ville s'est ultérieurement poursuivie, à l'est, par l'implantation de zones d'activités, avec notamment des industries du bois, du béton, de l'agro-alimentaire. Le collège public Beg Avel, jouxte le lycée, au nord. A l'ouest, en direction de la gare et du centre ville, se développe un quartier pavillonnaire. Le lycée demeure, au nord-est, bordé par une enclave agricole.La forme allongée et la déclivité de la parcelle conditionne le plan masseLa parcelle sur laquelle est implanté le lycée est d'une superficie de 9 ha environ, de forme allongée d'est en ouest. Elle comporte une pente du nord au sud avec un dénivelé de 17 m. Le plan de masse, approuvé par le conseil général des bâtiments de France (CGBF), le 7 juillet 1964, est empreint de la nécessité d'intégrer ces contraintes particulières.L'entrée est implantée en partie basse, à l'ouest, au plus proche du centre ville. A sa droite se trouve la loge et le bâtiment de l'administration, orienté est ouest.La plupart des bâtiments sont implantés sur la partie haute du terrain, selon le même axe. De l'ouest vers l'est se situent : l'externat, les ateliers, l'infirmerie (détruite en 2020), la restauration scolaire, l'internat des garçons puis celui des filles. Au sud de ce dernier est placé le gymnase. Au centre de la parcelle, sur un espace aplani en contrebas de la restauration scolaire se développe un très grand plateau sportif depuis lequel on accède au gymnase par trois impressionnantes volées d'escalier.Une longue galerie de liaison couverteL'externat, dont l'implantation selon un axe sud-sud-ouest nord-nord-est est légèrement asymétrique, est une barre R + 3, desservie par des dégagements centraux et des escaliers latéraux. A l'origine, à chaque extrémité du bâtiment se situaient deux préaux ouverts sur la cour.Les ateliers sont à simple rez-de-chaussée, mais le bâtiment des salles de classe de l'enseignement technique, qui compose leur façade sud, comporte deux niveaux.Entre ces derniers et l'internat sont implantés les services communs : l'infirmerie, détruite en 2020, est un bâtiment de plan rectangulaire, de deux niveaux, orienté nord-sud [consulter le dossier spécifique]. Le service de restauration, cuisines et réfectoires, est de plan carré et ne comporte qu'un seul niveau.Les internat sont constitués de deux barres rectangulaires, d'orientation est-ouest, parallèles entre elles et décalées l'une par rapport à l'autre. La plus longue, positionnée sur le haute de la parcelle, comporte quatre niveaux. La deuxième, en contrebas, est plus courte mais possède cinq niveaux.Une longue galerie couverte, devant les bâtiments, orientée est-ouest, relie l'externat, les ateliers et le service de restauration. Dans un premier temps, les architectes avaient prévu de la prolonger jusqu'aux internats, mais le CGBF a jugé cette disposition inutile, puisque le service de restauration et l'internat des garçons communiquent entre eux, le second étant enchâssé dans le premier, et qu'une courte galerie relie l'internat des filles à celui des garçons, permettant ainsi des circulations au sec.Des bâtiments conçu pour avec des procédés industrialisés.Pour l'ensemble du bâti, à l'exception des ateliers - dont les "murs extérieurs sont en béton banché avec doublage cloison en agglos" et la charpente, à sheds, à ossature métallique - les principes de construction sont les suivants :"- ossature en béton armé - planchers nervurés avec plafond "gr/flex" sur ossature bois.- façade avec ossature en B.A. apparente, allège en panneaux de B.A. préfabriqués revêtus de mosaïque, doublage brique et laine de verre.- pignons et soubassements en Pierre de taille avec blocage béton, doublage brique et lame de verres.- menuiseries extérieures en Sipo à châssis basculants.- protection solaire par rideaux de toile coulissants sur face extérieure des croisées.- couverture en bacs auto portant aluminium sur fermettes briques et acrotères en pignons."L'externat et les ateliers, l'infirmerie et le gymnase du lycée Paul Sérusier sont présentés dans des dossiers spécifiquesExternats et ateliers ont été restructurés et agrandis pour satisfaire aux besoins pédagogiques, plusieurs années après l'ouverture du lycée.L'infirmerie et le gymnase d'origine ont été détruits en 2021 et 2022.En 2022, l'administration est restructurée et un nouvel accueil est créé. Les travaux du nouveau gymnase et de la nouvelle infirmerie débutent.1% artistique et collections pédagogiquesLe lycée possède une important programme de décoration [consulter le dossier spécifique]. Ses collections pédagogiques pour l'enseignement des sciences naturelles, des sciences physiques et de la chimie sont intéressantes et comportent des objets anciens tels qu'

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Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

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