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Lycée Pierre-Mendès-France, 34 rue Bahon-Rault

Lycée Pierre-Mendès-France, 34 rue Bahon-Rault (lycée, 3e quart 20e siècle ; 1er quart 21e siècle) fait partie du patrimoine de Rennes (Ille-et-Vilaine) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationlycée
Datation3e quart 20e siècle ; 1er quart 21e siècle
Matériauxbéton
Statutpropriété de la région
Domainearchitecture scolaire
RéférenceIA35132806

Historique

Aux origines du lycée Pierre Mendès-France : le centre de préapprentissage pour former les ouvriers du bâtimentAprès la Seconde Guerre mondiale, fonctionne à Rennes, 14, rue d'échange, un centre d'apprentissage connu sous le nom "d'Ecole des métiers du bâtiment". Il avait été précédé d'une école de préapprentissage, d'abord installée 40, rue Vasselot. Celle-ci accueillait des enfants de 12 ans, pendant 18 mois, avant qu'ils soient placés comme apprentis chez un patron.Dans la revue La Bretagne touristique (numéro du 15 avril 1924), Octave-louis Aubert, sous le pseudonyme de Jean Sannier, publie les propos de l'architecte Emmanuel le Ray (1959-1936), architecte de la Ville de Rennes, de 1894 à 1832. Il présente entre autres les objectifs de cette école, de création récente : " (...) si nous tenons à ce que Rennes devienne vraiment une grande et belle ville, il nous faut des ouvriers. Nous n'en trouverons plus dans quelques années si nous n'en formons pas nous-même. (...) Celui qui veut être quelqu'un dans sa partie, devenir un chef, doit posséder des connaissances sérieuses. C'est pour cela qu'avec mon confrère et ami M. Laloy, nous avons organisé à Rennes un atelier-école d'apprentissage dont le directeur est un artiste modeste autant que parfait : Godet, le décorateur du Panthéon Rennais.". Au fil de l'interview, il est question des enseignements, et des espaces qui leurs sont dédiés : "trois ateliers de zinguerie, tôlerie, plomberie ; de menuiserie et petite charpente ; de serrurerie de bâtiment et de forge. Mais dans cette école nous n'enseignons pas que la technique, nous nous efforçons également de compléter l'instruction générale de l'apprenti (...)". Il évoque enfin "son" "petit musée technique pour l'enseignement des métiers du bâtiment", implanté alors dans une aile de l'école des Beaux-Arts, "avec la collaboration de M. Nitch."Le centre d'apprentissage s'installe ensuite rue d'Echange, sur le site de l'ancien presbytère Saint-Etienne, occupé par une école primaire de garçons, dans des bâtiments construits en 1938 par l'entrepreneur Charles Rallé. Un espace y est alors dédié au "musée E. Le Ray".Construction de la nouvelle "école des métiers du bâtiment avec CET annexé", selon les plans de Roger Besnard et selon des principes de construction industrialiséeAu milieu des années 1960, faute d'espace suffisant pour accueillir des élèves plus nombreux, un déplacement de l'école est envisagé. Un projet d'implantation du "Centre de formation des apprentis du bâtiment" est étudié par les architectes S. Coirre et H. Glotin (plans datés de 1966), au 42-44, boulevard de Chézy (site de l'actuelle Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Bretagne), dans les locaux de l'ancienne usine de fournitures militaire Daisay. Pourtant, depuis le 26 novembre 1965, vu "l'état lamentable et l'insuffisance notoire de l'Ecole des Métiers du Bâtiment qui fonctionne rue d'Echange", le Conseil municipal de Rennes, a délibéré afin d'obtenir une déclaration d'utilité publique et d'autoriser les expropriations des terrains nécessaires à la construction d'une "véritable école des Métiers du Bâtiment destinée ensuite à devenir un lycée des métiers du bâtiment ainsi qu'un collège d'enseignement technique annexé à cet établissement sur les terrains situés en bordure et à l'est du CD 82 traversant la Zone industrielle de Rennes - Saint-Grégoire." Une autre délibération précise, quelques mois plus tard (28 avril 1967), que la Ville assurera la maitrise d'ouvrage pour le seul CET, pour lequel elle bénéficiera d'une subvention de l'Etat à hauteur de 87%, la chambre de commerce et d'industrie demeurant maître d'ouvrage de l'Ecole. Lors de cette séance du Conseil, la municipalité désigne Roger Besnard en tant qu'architecte. Elle se rallie ainsi au choix de la CCI (délibération du 13 mai 1967), "étant donné l'imbrication des deux opérations". L'homme de l'art est enfin agréé par le Ministère de l'Éducation Nationale, le 4 août suivant.Les terrains choisis, pour une surface totale de 14,7 ha à l'origine, sont situés au nord de Rennes et sur la commune de Saint-Grégoire. Ils proviennent, pour une part, de surfaces alors non utilisées de la Zone industrielle de Rennes-Saint-Grégoire, propriété de la Société d'économie mixte pour l'aménagement de la Bretagne (SEMAEB, aujourd'hui SEMBREIZH) et, pour une autre part, de propriétés privées.Après avoir approuvé le programme pédagogique de cet ensemble regroupant l'école des métiers du bâtiment et un CET, l'Education Nationale valide le programme technique de construction, le 5 mai 1967. Il s'agit de bâtir un établissement pour 864 élèves, dont 384 internes, 416 demi-pensionnaires et 64 externes. Enfin, le 24 juillet 1968, le Conseil municipal approuve le plan masse proposé, et la clé de répartition du financement des deux opérations - 54 % pour la Ville, 46% pour la CCI. C'est cependant la Ville qui assure seule la coordination du projet. La délibération précise que le contexte environnant a influ

Description

Un établissement implanté dans un quartier mal définiLe lycée Pierre Mendès-France est situé sur les communes de Saint-Grégoire et Rennes, au nord de cette dernière, dans un quartier à l'urbanisme mal défini, où se côtoient une Zone industrielle et commerciale, de l'habitat pavillonnaire, des bureaux... Le quartier est bordé à l'ouest par la voie ferrée, à l'est par la rivière l'ille, canalisée, au nord par la rocade et au sud par le boulevard d'Armorique, qui fut prolongé au moment de la construction de l'école des métiers du bâtiment et joua le rôle de "rocade intérieure" avant la création du "périphérique" nord. Preuve des difficultés à définir cet espace urbain, aux cours de années 1960, il existe un "comité de quartier Nord", qui lors de l'enquête initiée pour déclarer d'utilité publique le futur lycée, abonde dans le sens de la création du lycée, d''équipements sportifs et d'espaces verts, afin pour valoriser ce site, situé entre les ZUP de Maurepas et Villejean. Aujourd'hui, le quartier est inclus dans un ensemble plus vaste appelé quartier Nord-Saint-Martin.Un plan de masse structuré par un axe centralLes bâtiments du lycée d'origine, dont les plans sont établis par Roger Besnard, se répartissent de part et d'autre d'un axe structurant ouest est, qui concentre l'essentiel des circulations et dessert l'administration (bâtiment B, aujourd'hui détruit), les ateliers (bât. C), la restauration scolaire (bât. F), au nord, ainsi que l'externat (bât. D) et les internats (bât. F, G) au sud. Cet axe traverse l'administration et les ateliers. Il est matérialisé, à l'extérieur des bâtiments, par des galeries couvertes (la galerie entre les bâtiments B et C a été démolie lors de la restructuration de 2019).Le nord de la parcelle n'est pas bâti de manière à ménager une zone de sécurité compte-tenu de la présence, à l'origine, de dépôts pétroliers. A proximité de l'atelier "conducteurs d'engins" est positionnée une aire d'évolution pour ces derniers.Les logements sont regroupés dans un ensemble composé de trois petites barres rectangulaires, de deux et trois niveaux, accolées et légèrement décalées les unes des autres.L'entrée du lycée était matérialisée par un garage à vélo, au sud, et la conciergerie, au nord, reliées par un auvent, dont la toiture, évoquant l'architecture asiatique, rappelant celles des ateliers C et E.Deux ensembles principaux de volumes élégamment articulésLes ateliers principaux (bât. C) et l'externat (bât. D) forment un des deux grands ensembles de la composition dédiée au fonction d'enseignement. Ils sont reliés entre eux par un bâtiment organisé autour d'un patio.Les premiers, sont de plan carré, de 100 m de côté. Leur toiture, très originale, est composée de modules de béton précontraint, de forme concave à l'extérieur, reliées entre elles par les baies orientées vers le nord. Le vaste espace central des ateliers est entouré, à l'ouest et au nord de différentes salles et ateliers, à l'est d'entrepôts divers et au sud de vestiaire et de sanitaires. Ces derniers sont desservis directement par l'axe de circulation central, qui prend ici la forme d'un dégagement. Celui-ci dessert un bâtiment de liaison qui abrite des salles de dessin, laboratoires et sanitaires. Cette partie est organisée autour d'un patio. Elle rejoint la barre d'externat au niveau du préau central (en partie fermé aujourd'hui).L'externat présente un plan rectangulaire. il est composé de quatre niveaux. Il regroupe les salles de classe "ordinaires", "spécialisées, et des locaux annexes tels que la salle des professeurs ou la bibliothèque générale. D'orientation est-ouest, il est desservi par des escaliers situés à chacune de ses extrémités et des couloirs latéraux côté nord. Sa façade présente des travées régulières d'1,75m. Les poteaux porteurs, en saillie de façade, sont disposés toutes les trois travées aux extrémités, et toutes les quatre travées au niveau du préau.Le deuxième grand ensemble du lycée regroupe les volumes du restaurant scolaire, des internats et de l'infirmerie, qui se succèdent selon un axe nord-sud. Au nord, la restauration scolaire est de plan carré, de deux niveaux. Les cuisines, au centre, sont éclairées par un lanternon.Les internats sont deux bâtiments de plan rectangulaire, accolés et légèrement décalés. Ils ont quatre niveaux chacun et sont, comme la barre d'externat, couverts de toit à deux pans, à faible pente, en zinc. Leurs façades présentent des travées très régulières. Les étages sont desservis par des dégagements centraux et des escaliers situés aux extrémités. Les internats sont organisés en boxes de 37,2 et 18,14 m2 aux étages et abritent des salles d'étude au rez-de-chaussée. Un appartement situé au sud de chaque étage complète le programme.L'infirmerie, à simple rez-de-chaussée, forme, au sud de l'ensemble, une aile en retour, à angle droit, orientée est-ouest et organisée autour d'un dégagement central.Extensions successives et restructuration récenteAu fil des années, de nouveaux bâ

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Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

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