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Lycée professionnel Rosa Parks, 47 rue René Le Magorec

Lycée professionnel Rosa Parks, 47 rue René Le Magorec (lycée, 3e quart 20e siècle) fait partie du patrimoine de Rostrenen (Côtes-d'Armor) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationlycée
Datation3e quart 20e siècle
Matériauxbéton, béton armé
Statutpropriété de la région
Domainearchitecture scolaire
RéférenceIA22133446

Historique

Un CET implanté dans une ville moyenne du centre Bretagne.La décision de créer un collège d'enseignement technique à Rostrenen, au cœur du centre-ouest Bretagne, résulte d'un choix d'aménagement. Était en balance, avec le collège, l'implantation d'une structure de santé. En 1962, la commune se positionne pour obtenir un CET. En 1964, le ministère de l’Éducation nationale choisit l'architecte brestois Jean de Jaegher. La première pierre est posée en 1966. L'établissement ouvre à la rentrée 1967 mais n'est achevé qu'en 1968.L'évolution vitale de l'offre de formation permet la survie de l'établissement.Il propose notamment des formations en secrétariat et aux métiers de l'automobile. Des formations cohérentes dans les années 1960. Elles semblent en effet devoir répondre à une forte demande, avec l'implantation des usines Citroën à Rennes et, plus généralement, la croissance du parc de véhicules dans le pays. Mais les élèves s'inscrivent rarement à Rostrenen et ces formations ferment une à une, entre 1981 et 2004. Ce contexte fait craindre la fermeture de l'établissement à la fin des années 1990. Le lycée et ses équipes s'adaptent en proposant des formations en lien avec les besoins nouveaux dans les domaines de la petite enfance, des soins à la personne, de la sécurité ou de la restauration. Il prépare aussi bien à des CAP qu'à des BEP, ces derniers étant par la suite remplacés par des des bacs professionnels.Le lycée professionnel Rosa Parks aujourd'huiLe CET, devenu lycée professionnel, conserve, jusqu'en 2012, le nom de "lycée de Rostrenen". Il prend alors le nom de Rosa Parks, figure de la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis. Depuis 2008, il est labellisé : "Lycée des métiers de la sécurité et des services à la personne". Il accueille, en 2018-2019, 364 élèves dont 272 internes, preuve de son attractivité, malgré son implantation dans une petite ville du centre Bretagne.Le bâti a peu évolué depuis l'origine.Le changement le plus notable en termes d'évolution du bâti concerne le gymnase. C'est un élément important du plan masse de 1964, un des trois bâtiments qui entourent la cour des garçons. La ville décide, au cours des années 1990, de dissocier le gymnase de l'établissement. Ce denier reste municipal au moment du transfert de propriété à la Région, en 1985. La parcelle de la cour des garçons, également conservée par la commune, est aujourd'hui un parking.En 2018, commence une réhabilitation thermique, qui modifie l'aspect extérieur des façades. Les ateliers ont dû être restructurés pour s'adapter à l'évolution des formations.

Description

Un lycée implanté dans une petite ville du centre BretagneLe lycée Rosa Parks est implanté dans une commune de 3000 habitants, chef-lieu d'un canton rural du sud-ouest des Côtes-d'Armor, en plein centre-ouest Bretagne. Il est situé en limite d'urbanisation, à la sortie sud-est de la ville, le long de la RD 31, en direction de la commune de Silfiac (56). Son environnement est constitué de bois, au sud et à l'est, et de maisons individuelles, à l'ouest et au nord.Un plan masse organisé autour de deux cours et trois plateaux.Deux cours, positionnées selon un axe nord-sud, et trois plateaux, dans le sens de la pente, d'ouest en est, structurent le plan masse de l’établissement implanté aujourd'hui sur 4,13 ha.Au sud, quatre bâtiments entourent une première cour de plus de 5500 m2 : le bâtiment A (accueil, administration, logements), au sud, le bâtiment E (actuel internat des garçons, salles de classe), à l'ouest, le bâtiment C (externat), au nord et le bâtiment B (restauration) à l'est. Le plateau central étant celui de l'administration, de la partie goudronnée de la cour et de l'externat.Une deuxième cour, située dans l'axe de la première, au nord, au-delà de l'externat (C), était bordée de ce dernier, d'un internat (aujourd'hui, celui des filles), à l'est, et d'un gymnase, au nord-est. Elle fait aujourd'hui partie de la parcelle conservée par la commune, avec le gymnase, lors du transfert de propriété à la Région. C'est un parking. Le lycée ne possède donc plus qu'une seule cour.Les ateliers sous sheds sont implantés sur le plateau le plus bas, à l'arrière du gymnase, au nord-est de la parcelle.L'affectation actuelle des internats entre filles et garçons est l'inverse de celle présentée sur le plan masse d'origine.Une architecture scolaire des trente glorieusesCinq des six bâtiments, à l'exception des ateliers, sont des barres caractéristiques de l'architecture scolaire des années 1960 : plan rectangulaire, structure poteaux poutres en béton armé, trame de 1,75 m, toitures-terrasses. Elle sont de hauteur modeste : R+2 pour l'administration et les internats, R+1 pour l'externat et le bâtiment de la restauration scolaire. L'externat et les internats sont desservis par des couloirs centraux et des escaliers situés aux extrémités des barres.L'architecture du restaurant, comme celle de l'administration, utilise le vocabulaire des pilotis, pour ménager des préaux et placer l'étage ou les étages comme en lévitation. Elle confère une touche résolument moderne à l'ensemble. L'architecte, Jean de Jaegher, a également utilisé les formes de l'encorbellement sur la façade nord de l'externat, afin de rompre quelque peu la linéarité et l'uniformité des façades.Selon une formule largement répandue, les ateliers sous sheds se déploient derrière une barre de plan rectangulaire, d'un seul niveau, à toit-terrasse, recevant des pièces pouvant servir à la classe ou au stockage. La surface sous sheds a été vidée de ses machines industrielles. C'est aujourd'hui un vaste plateau utilisé pour les formations aux métiers de la sécurité.La décoration du lycée : une sculpture, une peinture murale (Rosa Parks)La décoration au titre du 1% est une œuvre de Morice Lipsi (1898-1986) "sculpture spatiale" de 2,90 x 3,15 m, en granite bleu de Lanhélin (35). Le sculpteur, de renommée internationale, l'a réalisée en 1974 (voir en annexe le lien vers le site du musée Lipsi). Cet artiste, qui a évolué progressivement du figuratif vers l'abstraction, est reconnu comme l'un des maîtres de la sculpture monumentale en taille directe, sans croquis préalable ni modèle. Il a également conçu la décoration du lycée Le Dantec de Lannion : "Dialogue de la tangente et de la verticale".Une peinture murale représentant Rosa Parks a été réalisée après que le lycée a été baptisé du nom de cette figure emblématique du refus de la ségrégation aux États-Unis.De nombreuses peintures d'élèves complètent cette décoration.

Dossier d'inventaire complet et photographies sur patrimoine.bzh

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Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

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