Phare du Cap Fréhel (Établissement de signalisation maritime n° 547/000)
Phare du Cap Fréhel (Établissement de signalisation maritime n° 547/000) (phare, 1er quart 18e siècle ; 2e quart 19e siècle) fait partie du patrimoine de Fréhel (Côtes-d'Armor) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.
| Dénomination | phare |
|---|---|
| Datation | 1er quart 18e siècle ; 2e quart 19e siècle |
| Lieu-dit | Cap Fréhel |
| Matériaux | granite, pierre de taille, moyen appareil, moellon, ciment, maçonnerie |
| Statut | propriété de l'État |
| Domaine | genie civil |
| Référence | IA22003017 |
Historique
La substitution pour le phare du cap Fréhel fut envisagée dès 1840 car la vieille tour présentait de nombreux défauts d' isolation. Le 22 août 1842 le sous-secrétaire des Travaux Publics Legrand demandait la préparation d' un avant-projet pour la reconstruction de la tour suivant un programme précis. L' ingénieur en chef Méquin et l' ingénieur ordinaire Boucher soumettait à la Commission des Phares leur projet pour un total des dépenses de l' ordre de 45 000 francs tout en concluant que les anciens bâtiments étaient "dans un état de vétusté et de délabrement qui les rendaient inhabitables" et que dans ces conditions il convenait de construire un nouveau bâtiment. Le 19 décembre 1842 leur était communiqué le type définitif remanié par Léonce Reynaud, ingénieur en chef au Service des Phares et secrétaire de la Commission des Phares ; il comprenait une tour octogonale en pierres de taille, de 22 mètres de hauteur et de 3 m 40 de diamètre, et des logements de gardiens sur les côtés, pour un montant estimé à 57 500 francs. Approuvé par décision ministérielle le 17 septembre 1844 les entrepreneurs Ramard et Mercier remportèrent l' adjudication et les travaux s' effectuèrent de 1845 à 1847. Pour de multiples raisons dont l' éloignement et l' isolement des lieux les dépenses s' accrurent pour atteindre finalement 69 336 francs sans compter les dépenses faites pour la lanterne et l' appareil d' éclairage complet. Le nouveau feu alimenté à l' huile de colza fut inauguré le premier mai 1847 ; il s' agissait d' un appareil lenticulaire de premier ordre de 92 centimètres de distance focale composé de 16 demi-lentilles qui tournant fournissaient un éclats toutes les trente secondes et dont la portée atteignait les 25 milles ; l' appareil optique avait été fabriqué par la maison Létourneau et la machine de rotation provenait de la maison Henri-Lepaute, toutes les deux situées à Paris. Afin d' en faciliter l' accès le ministère des Travaux Publics approuva en 1851 le projet de construction d' une route entre le phare et la voirie communale car auparavant seule existait une voie non carrossables en très mauvais état.En 1860 la commune de Plévenon vendait 60 francs une parcelle de 50 ares au service de la Marine pour la construction du poste électro-sémaphorique. En juin 1874, au phare on abandonnait l' huile de colza pour un nouveau combustible jugé plus efficace et surtout moins onéreux, le pétrole. Le Service des Phares en profita aussi pour installer une lampe à cinq mèches concentriques plus performante. Cependant la grande affaire de cette fin du 19e siècle restait l' électrification des feux d' atterrissage les plus importants des côtes de France. Charles de Freycinet, ministre des Travaux Publics du 13 décembre 1877 au 28 décembre 1879, proposa un vaste plan d'équipement afin de soutenir les moyens de transport de la France, améliorer les ports maritimes et moderniser leur outillage. Les dépenses prévues s' élevaient à six milliards de francs environ et concernaient pour un milliard et demi les rivières, les canaux et les ports. Les vues du ministre permirent la préparation d' un projet grandiose en ce qui concernait la signalisation maritime, le programme général d'électrification des phares de premier ordre lequel préconisait la transformation de 46 phares avec des appareil électriques afin de couvrir le littoral de notre pays de manière à protéger ses abords par une ceinture lumineuse de grande intensité.Depuis 1860, le Service des Phares procédait à de multiples expériences en ce domaine lesquelles débouchèrent sur l'allumage le premier septembre 1863 du premier phare électrique français à la tour Sud des phares de la Hève, puis en 1869 au phare de Gris-Nez mais il n'était alors question de substitution complète. La loi du 3 avril organisait ce vaste et très ambitieux chantier et mettait à la disposition des ingénieurs une somme globale de 6 millions de francs. D'après le programme le département des Côtes-du-Nord devait se charger de la modification de trois feux, celui de Fréhel et ceux des Héaux-de-Bréhat et des Sept-Iles. Immédiatement l' ingénieur en chef du département Lasné et l' ingénieur ordinaire Guillemoto étudièrent les avant-projets nécessaires pour définir les lieux d' implantation et les moyens à mettre en oeuvre. L' introduction de l'éclairage électrique dans un phare exigeait d'une part la fourniture d' un appareil optique adapté, de machines électriques pour alimenter les charbons et de machines à vapeur pour entraîner les dynamos et d' autre part la construction de bâtiments pour recevoir ces machines et abriter le personnel plus nombreux.Pour le phare du cap Fréhel la question ne se posait pas ; la tour de 35 ans présentait une hauteur suffisante et toutes les qualités de solidité requises par contre il convenait de construire de nouveaux locaux. Le 5 novembre 1883 une décision ministérielle approuvait l'avant-projet et acceptait la somme de 76 500 francs avancée pour la réalisation des travau
Description
Description architecturale1er phare : Taille générale : 15 m. Description : Tour cylindro-conique accolée à une tourelle demi-cylindrique en pierre maçonnée. 2e phare : Taille générale : 22 m. Description : Tour octogonale en maçonnerie de pierre de taille centrée à la façade d'un bâtiment rectangulaire en maçonnerie de pierre de 2 niveaux de logements et magasins. Chaînes d' angle en pierre de taille. Toiture. Fût du phare avec succession de moulures et astragale. Rambarde métallique. Abri central formant murette portant une lanterne métallique à facettes vitrées. Soubassement en pierre de taille. Jardins, bâtiments annexes, magasins. 3e phare : Hauteur au dessus de la mer : 67,70 m. Taille générale : 32,85 m. Hauteur de la focale : 30 m. Description : Tour carrée en maçonnerie apparente de pierre à gros grain avec soubassement en granit centrée à un bâtiment en forme de U. Terrain 36 181 m2.Description techniqueA partir de 1702 : éclairage au charbon d' abord à l' air libre.1er phare : 1774 - réverbères sphériques Tourtille-Sangrain à 60 becs sur 3 rangs superposés. 1821 - réverbères à 8 réflecteurs paraboliques, un éclat long toutes les 135 secondes. Bordier-Marcet. 2e phare : 1 mai 1847 : feu de premier ordre à éclats longs blancs toutes les 30 secondes Fabricant : SOLEIL 16 demi/lentilles. 15 juin 1903 : feu à 2 éclats blancs toutes les 10 secondes. Focale de 0,70 m. 4 panneaux au 1/4. 3e phare : 1950 : 2 éclats blancs groupés toutes les 10 secondes. Focale 0,50 m. Cuve à mercure : 1903-1950 BBT. Combustibles : Huile végétale : 1774. Huile minérale : vers 1875. Vapeur pétrole : 1903. Electrification : 1950. - Etat actuel : Optique tournante BBT à 2 éclats groupés 4 panneaux, focale 0,50 m sur cuve à mercure type "pissotière" BBT. Feu blanc à 2 éclats groupés 10 secondes. Portée 29 milles. Lampe halo 1000w sur ancien support de brûleur à vapeur de pétrole. Lanterne diam. 3,2 m BBT métal de 1950 à vitrage diam. à deux niveaux et murette métallique. Coupole à ventilateurs.
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Voir aussi : que faire à Fréhel · patrimoine des Côtes-d'Armor
Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.
