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Prison, dite maison centrale, rue Paul-Féval

Prison, dite maison centrale, rue Paul-Féval (prison, 3e quart 19e siècle ; 3e quart 20e siècle) fait partie du patrimoine de Rennes (Ille-et-Vilaine) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationprison
Datation3e quart 19e siècle ; 3e quart 20e siècle
Matériauxgranite, pierre de taille, schiste, moellon
Statutpropriété publique
Domainearchitecture judiciaire - penitentiaire ou de police
RéférenceIA35024681

Historique

La maison centrale de Rennes est en 2023 l’unique prison française réservée exclusivement aux femmes. L’état de ruines de la prison située anciennement rue Saint-Hélier, qui les accueillait auparavant, a conduit à la construction d’un nouvel établissement dès 1863.Il est édifié sur les plans de l’inspecteur général des édifices pénitentiaires, Alfred Normand, et le conservateur des bâtiments de l’Etat, Charles Langlois. Ils envisagent d’établir un bâtiment de forme hexagonale, similaire à celui de la prison de La Roquette, située dans le 11e arrondissement de Paris, sur les plans d’Hippolyte Lebas. Bien que le modèle panoptique influence particulièrement ce dernier, les architectes rennais ne souhaitent pas conserver la tour qui permet, en principe, à chaque gardien de surveiller deux étages.L’établissement est situé à proximité de la gare, alors en pleine campagne, sur le plateau de Beaumont. Le terrain mesure neuf hectares. Les premiers plans d’Alfred Normand, datés de 1860, placent l´entrée de la prison à l´ouest sur une nouvelle avenue (actuelle rue de l´Alma). L’inspecteur modifie ensuite ses plans, changeant l´orientation des bâtiments et l´entrée de la prison, désormais au nord, rue Paul Féval.La construction de l´édifice se fait en plusieurs campagnes. L’adjudication se divise en deux lots. Le premier lot comprend les travaux de terrasse, la maçonnerie, la charpenterie, la plomberie, la peinture ainsi que les vitres. La construction du mur d’enceinte et de la porte d’entrée de la maison centrale constituent les deux impératifs de ce lot. Le second comprend les travaux de déblais et de remblais pour le nivellement et le dressement du terrain sur lequel doit être élevés les bâtiments. Ceux destinés à la détention sont construits à compter de 1866 en privilégiant des dortoirs en commun, plutôt que des cellules individuelles. Les travaux se poursuivent par la construction de la chapelle à partir de 1872, sur des plans de 1871.Une dernière tranche de travaux est lancée pour l´édification des bâtiments perpendiculaires à l´entrée, bâtiments de l'administration et logements (1873-1876).En 1876, le conseiller général François-Marie Le Pomellec souhaite que la maison centrale soit « transformée en un quartier d’artillerie et approprié aux besoins du service militaire et à l’installation du 3e régiment d’artillerie ». Il estime que « le bâtiment construit est beaucoup trop luxueux pour une maison centrale et on peine à comprendre qu’on ait pu élever un véritable palais pour des femmes que la loi a frappées, en expiation de leur faute ». Toutefois, sa demande n'aboutit pas.En 1878, puis en 1904, l’administration demande à ce que des cellules soient réalisées. Les dortoirs en communs ne sont toutefois divisés en douze divisions de vingt cellules qu’entre 1953 et 1959 par le dédoublement des niveaux existants.En 1960, un bâtiment annexe, destiné au personnel, vient s´ajouter à l´ensemble, ainsi que des ateliers de maintenance.[Ludmila Fagot, contribution ponctuelle, 2023]

Description

Le bâtiment de détention de plan hexagonal est inscrit dans une enceinte carrée de 250 m de côté. Au rez-de-chaussée, une galerie sur le pourtour de la cour intérieure permet la communication entre les ateliers, l'école et le réfectoire. Au centre de cette cour est placée une fontaine.A l´origine deux étages abritent les dortoirs. La création d´un étage supplémentaire permettant d'aménager des cellules modifie les proportions des façades d'Alfred Normand.La chapelle s'élève perpendiculairement à l´aile sud, dans l´axe de l´entrée. Deux bâtiments encadrent la cour d'honneur, au nord, abritant logements et bureaux.Au sud, se situent l'infirmerie et un bâtiment abritant boulangerie et buanderie au rez-de-chaussée, séchoirs à air chaud et à air libre à l'étage. Au dernier niveau étaient placées des citernes de récupération des eaux de pluie.[Isabelle Barbedor et Aline Carpentier, inventaire topographique, 2000]

Dossier d'inventaire complet et photographies sur patrimoine.bzh

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Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

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