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Quartier de la Californie

Quartier de la Californie (quartier, 2e moitié 19e siècle ; 1er quart 20e siècle) fait partie du patrimoine de Rennes (Ille-et-Vilaine) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationquartier
Datation2e moitié 19e siècle ; 1er quart 20e siècle
Statutpropriété publique
Domaineurbanisme et espaces amenages
RéférenceIA35027858

Historique

La prairie de la Poissonnerie, située au sud de la rivière nouvellement canalisée (prolongement exécuté en 1848), face au port de Viarmes à proximité duquel un premier pôle industriel se développe également, était bordée à l'ouest par le canal des Murs, au sud par le canal qui longeait la maison d'arrêt, à l'est par le coursier du moulin Saint-Hélier.L'arrivée du chemin de fer, projetée dès 1846 et l'emplacement pressenti du Mail-Donges tout proche pour y construire la gare (1849), incitent les entrepreneurs à investir les terrains mis en location mais cependant enclavés. L'accès se faisait, en effet, depuis le faubourg Saint-Hélier par le chemin menant au moulin. En 1850, un pont de bois enjambant le canal des Murs, dans l'axe de la rue Toullier, est construit à l'initiative des propriétaires sous la direction de l'architecte de la ville. Il relie les terrains à la promenade des Murs. Le prolongement du quai et le projet de construction d'une cale, face au port de Viarmes, incitent les propriétaires des terrains à se réserver ceux qui bordent la Vilaine. Un premier réseau de voies est immédiatement mis en place pour rentabiliser cet espace à vocation industrielle : un chemin de 8 m de large, parallèle au quai, aboutissant au coursier du moulin, dans l'axe de la rue Toullier (rue Dupont-des-Loges), une voie perpendiculaire joignant la rivière au moulin Saint-Hélier (rue Joseph-Sauveur). Entre 1854 et 1861, le choix de l'emplacement de la gare sur les terrains de Lorette, la création de l'avenue de la Gare puis le comblement du canal des Murs achèvent le processus de connexion avec la ville. Cette suture, réglementée par plusieurs traités, aura pour conséquence l'abandon progressif du site par les industriels.En 1861, un premier traité est passé avec la ville, engageant les propriétaires des terrains à construire deux rues perpendiculaires d'une largeur de 12 m, conformément aux alignements et aux nivellements définis par la ville, l'une parallèle au quai consistant à élargir le chemin aménagé en 1850, l'autre perpendiculaire dans l'axe de la rue de Viarmes joignant le moulin. Leur entretien, supporté par l'administration municipale, prévoit leur classement dans la voirie urbaine. Les prescriptions édilitaires ne portent alors que sur les franges en contact avec la ville, l'avenue de la Gare et le quai Richemont, imposant 2 étages carrés au minimum et l'emploi de pierre de taille pour les chaînages des baies et des angles. Le plan de construction d'un amphithéâtre dessiné en 1869 par l'architecte de la ville montre les constructions, peu nombreuses, édifiées en bordure du quai de Richemont et de la rue Dupont-des-Loges. En 1877, un second traité nous apprend que les voies ne sont pas réalisées. Un délai de 15 a.s est alors imposé aux propriétaires des terrains. Des modifications interviennent dans les prescriptions édilitaires, imposant le pan coupé à la jonction des voies, dans le plan : le déplacement de la voie nord-sud à son emplacement actuel (rue Joseph-Sauveur), et la création de la rue Jean-Marie Duhamel (entre le moulin et l'avenue Janvier, entre le moulin et le faubourg Saint-Hélier), enfin la création d'un abreuvoir public avec servitude d'accès à la rivière, au niveau de l'ancienne tannerie.Le prolongement de la rue Dupont-des-Loges au-delà du coursier est envisagé dès 1856 ; il est visible sur le plan de 1869 mais il faut cependant attendre les projets d'extension réalisés par Jean-Baptiste Martenot, en 1881, pour que s'amorce le développement des terrains à l'est.Ces projets sont liés au développement du réseau depuis la gare. Il s'articule à partir d'un axe reliant la gare à la rue de Paris, dont la jonction serait assurée, à l'est vers le boulevard Laënnec, à l'ouest vers l'avenue de la Gare, par deux voies parallèles de 14 m de large, l'une prolongeant la rue Dupont-des-Loges jusqu'à l'écluse, l'autre au sud prolongeant la rue Jean-Marie-Duhamel (rue des Lavoirs, actuellement rue de Léon).En 1883, M. Hergault-Losinière, promoteur d'un vaste projet immobilier, appuie la proposition de Martenot, suivi en 1886 par M. Brossault, propriétaire d'une partie des terrains de la Californie.L'axe central du projet (future avenue Louis-Barthou) est abandonné ; l'aménagement se limitera à prolonger la rue Dupont-des-Loges jusqu'au boulevard Laënnec, entraînant la destruction de l'écluse (1897) et la construction d'un pont achevé en 1907.

Dossier d'inventaire complet et photographies sur patrimoine.bzh

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Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

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