Que faire ce week-end ?

Secteur urbain, dit ville basse

Secteur urbain, dit ville basse (secteur urbain, 2e quart 15e siècle ; 3e quart 15e siècle ; 2e quart 18e siècle ; 4e quart 18e siècle ; 1er quart 19e siècle ; 2e quart 19e siècle) fait partie du patrimoine de Rennes (Ille-et-Vilaine) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationsecteur urbain
Datation2e quart 15e siècle ; 3e quart 15e siècle ; 2e quart 18e siècle ; 4e quart 18e siècle ; 1er quart 19e siècle ; 2e quart 19e siècle
Statutpropriété publique
Domaineurbanisme et espaces amenages
RéférenceIA35022386

Historique

La ville basse, dite Nouvelle Ville sur le plan Hévin de 1685, est formée par l´enceinte construite entre 1448 et 1476, pour protéger les faubourgs qui s´étendent au sud de la Vilaine. Ces faubourgs se sont développés le long des voies de communication vers Angers, Nantes et Vannes, aux abords du prieuré Saint-Thomas et de l´église Toussaints, attestés aux 11e et 12e siècles (Guillotin de Corson). A l'ouest, un faubourg artisan établi sur les bras de la rivière et des ruisseaux de Brécé et de Joculé, regroupe les bouchers et les parcheminiers, dont on trouve mention aux 12e et 13e siècles (Banéat).Au sud-ouest du prieuré Saint-Thomas, transformé en hôpital au 15e siècle, est construit le couvent de Carmes (1448), bordé par la rue au Duc, ouverte en 1449 depuis la rue Saint-Thomas, pour donner un accès au rempart au sud. Deux ponts relient la ville basse à la ville haute, les ponts de Saint-Germain et de la Poissonnerie, attestés au 13e et au début du 15e siècle.Selon les travaux de Jean-Pierre Leguay, le recensement de 1449 dénombre 453 maisons avec jardins, oseraies et coutils, des petits ateliers de draperie, de teinturerie, des moulins à draps.Jean-Pierre Leguay indique également que la population est composée en majorité de locataires (59%) alors que les propriétaires (41%) vivent plus volontiers rue Vasselot et rue Saint-Germain (actuelle rue Capitaine-Alfred-Dreyfus). En s´appuyant sur différents documents, l´auteur avance l´hypothèse d´une augmentation sensible de la population entre la fin du 14e siècle et le milieu du 15e siècle, passant d´une estimation de 800 à 1000 habitants à 1500 à 2500 habitants. Cet accroissement est dû à l´exode rural encouragé par des avantages fiscaux et par l´insécurité des campagnes, mais également à l´immigration des drapiers normands, nombreux à se fixer dans cette partie de la ville à l´initiative du duc.De nombreuses maisons seront détruites, au moment de la construction de l'enceinte qui débute en 1448, pour permettre le creusement des douves, principalement entre Toussaints et Saint-Thomas, puis pour l´aménagement de boulevards réalisés en 1464 (porte Toussaints et porte Villeblanche) et en 1476 (Champ-Dolent).Le plan d´Argentré (1616) montre qu´un troisième pont est construit sur la Vilaine. La densité de l´habitat est beaucoup plus faible que dans la ville haute. La Nouvelle Ville est divisée en deux zones, l´une artisanale et insalubre, à l´ouest, l´autre résidentielle, dans laquelle se fixeront également les Ursulines, au 17e siècle. Le plan de 1726 figure également le couvent des Filles de la Charité, au nord de l´ancienne église Toussaints, au nord de laquelle apparaît une petite place formée par le carrefour entre les voies principales du quartier. Un seul hôtel est indiqué sur ce plan, l´hôtel Grimaudet, construit sur la place du Pré-Botté.Après l´incendie qui ravage la ville en 1720, l´ingénieur du roi Robelin propose un plan de reconstruction de la ville sur lequel figure également un projet d´aménagement de la ville basse, épargnée. Le projet, ratifié en 1735 mais différé dans son exécution, devait permettre d´assainir cette partie de la ville s´appuie sur la rectification de la Vilaine et l´extension de la trame définie dans la ville haute. Comme le montrent les travaux de Claude Nières, l´ingénieur propose également la construction du présidial précédé d'une place rectangulaire, dans les jardins du couvent de Carmes, relié au parlement par une rue nouvelle. L´emplacement d´une halle aux blés figure également sur ce plan, à l´est du Pré-Botté. Le plan levé en 1783 permet d´observer la disparition de l´église paroissiale et celle de la porte Toussaints, la construction d´un pont et la rectification de la rue Chalais, dans l´axe de la rue de Bretagne. Après la destruction de la chapelle du couvent de Carmes, un plan du lotissement du couvent, dressé en 1798, figure l´ouverture de la rue des Carmes et de la rue du Champ-de-Mars qui prolongent la rue Saint-Germain et la rue Chalais jusqu´aux murs.Un plan de 1819 figure un projet d´aménagement dessiné par l´architecte Gohier, qui reprend la trame du plan Robelin. La rivière canalisée y est enjambée par un nouveau pont, dans l´axe de la rue de Rohan, deux nouveaux axes nord-sud prolongeant ceux de la Ville Haute jusqu´aux remparts. Deux places rectangulaires y sont visibles, l´une à l´emplacement de l´ancienne église Toussaints, sur laquelle doit être construite une halle aux blés, l´autre redessine la place du Pré-Botté qui doit accueillir une halle aux poissons, à l´ouest, et une halle aux toiles, à l´est, à l´emplacement prévu par Robelin pour la halle aux blés.Malgré la définition d'un nouveau plan d'aménagement urbain encouragée par le préfet, dès 1800, le plan de 1829 s'appuie toujours sur le projet de Robelin (canalisation de la Vilaine et maillage) pour assainir le quartier artisanal. Le quartier sera remembré et reconstruit, après la canalisation de la Vilaine et le comblement des ruisseaux de Brécé

Description

Secteur urbain délimité au nord par la rivière canalisée de la Vilaine, à l'est par l'avenue Jean-Janvier, au sud par le boulevard de la Liberté, enfin à l'ouest par la place de Bretagne. Il est structuré par un réseau de voies orthogonales se coupant à angle droit. Une voie au tracé irrégulier subsiste, également marquée par un fort dénivelé au carrefour de la rue La-Chalotais et des rues du Champ-Dolent et de la Parcheminerie. Une place est aménagée à l'est du palais du commerce, occupée par des abris de bus.

Dossier d'inventaire complet et photographies sur patrimoine.bzh

Agrandir la carte · Itinéraire · Carte © contributeurs OpenStreetMap

Autour de Secteur urbain, dit ville basse

Monuments historiques à proximité

Lieux à visiter à proximité

Plages à proximité

Sorties à venir à proximité

Patrimoine à proximité

Voir aussi : que faire à Rennes · patrimoine d'Ille-et-Vilaine

Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

Visites et activités en Bretagne

Liens partenaires GetYourGuide : nous percevons une commission sur les réservations, sans surcoût pour vous.