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Site archéologique de Lesquélen : motte et basse-cour, La Salle

Site archéologique de Lesquélen : motte et basse-cour, La Salle (motte, Haut Moyen Age ; 10e siècle ; Milieu du Moyen Age ; 11e siècle ; 12e siècle ; 13e siècle) fait partie du patrimoine de Plabennec (Finistère) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationmotte ; basse-cour ; site archéologique
DatationHaut Moyen Age ; 10e siècle ; Milieu du Moyen Age ; 11e siècle ; 12e siècle ; 13e siècle
Lieu-ditLesquélen ; La Salle
Statutpropriété de la commune
Domainearchitecture militaire ; architecture domestique ; partie ou element commun a tous les types d'architecture et aux espaces amenages
RéférenceIA29131523

Historique

Ce type de château à motte et basse(s)-cour(s) est vraisemblablement datable des 11e et 12e siècles. Il regroupe différentes fonctions : résidentielle (habiter noblement), militaire (contrôler un territoire), économique et politique (représenter le chef-lieu, symboliser le pouvoir du seigneur), religieuse (organiser les offices dans la chapelle), culturelle et économique (rassembler la population). La tour surmontant la motte et, le logis avec dépendances et chapelle de la basse-cour, peuvent avoir été construits à des périodes différentes ou être contemporains. La motte de Lesquélen était peut-être dotée à l'origine de deux basses-cours : la première, au sud, comprenant un logis (I ; nommé plus tard la "Cave de Lesquélen"), des dépendances et une chapelle ; la seconde, au nord, comprenant un logis (II ; le manoir puis métairie ?) situé en lieu et place de l’actuelle ferme de Lesquélen. Dans un second temps, un nouveau manoir dit "La Salle" est implanté immédiatement au nord de la motte mais, en dehors du périmètre de la basse-cour (hypothèse).Le lignage de Lesquelen en Plabennec, rameau de la famille des seigneurs de Léon n’apparaît dans les sources écrites qu’au 13e siècle. Hervé, fils du Salomon de Léon (mort en 1223), est ainsi mentionné comme seigneur de Lesquélen en 1277 : il concède aux moines de l’abbaye du Relecq en Plounéour-Ménez le tiers des revenus de la seigneurie de Lesquélen. Son fils, Hervé est dit seigneur de Lesquélen (Leskelen). Les armoiries des Lesquélen figurant une demi roue au pied d’une tour, rappelle un épisode familial glorieux : assiégé par les "Danois" dans le bourg, dans la tour dite de Damany qui abritait les trésors de l’église paroissiale de Plabennec, le seigneur de Lesquélen aurait arrêté l’ennemi en plaçant devant la porte de la tour une roue de charrette. Pour André-Yves Bourges (voir bibliographie), la famille de Kermavan a développé une fable généalogique autour de saint Ténénan.A la fin du 13e siècle, la seigneurie de Lesquélen entre dans le lignage de la famille de Kermavan (Kerman, francisé en Carman) sans doute par mariage ce que semblent montrer les armoiries de Kermavan qui associent celles de Lesquélen ("écartelé aux 1 et 4 d'azur à la tour sommée de trois tourillons d'argent, le tout porté sur une roue de même, qui est Lesquélen ; aux 2 et 3 d'or au lion d'azur").Si le seigneur de Kermavan établit sa résidence au manoir de Coat Seiz Ploué (futur château de Maillé en Plounévez-Lochrist), il conserve comme symbole de son statut et de son autorité, son fief patronymique, savoir le château Kermavan en Kernilis et d’anciennes résidences fortifiées comme la motte de Lesquélen ou le château de La Marche en Trézilidé. Lesquélen se compose du manoir noble, d'un moulin à eau, de métairies et de bois.En 1478 : Jean Bihan, fermier, réside dans le manoir de Lesquélen.En 1521 : le manoir de Lesquélen est affermé à Robert Philippes.En 1541, Françoise de Kermavan épouse Jean de Plusquellec, seigneur de Bruillac à Plounérin mais ce dernier prend le nom de sa femme. Maurice de Kermavan (fils des précédents) épouse Jeanne de Goulaine.La chapelle Notre-Dame de Lesquélen et son calvaire sont probablement reconstruits au milieu du 16e siècle. Maurice de Kermavan (1541-1573) et son épouse Jeanne de Goulaine (elle rédige son testament en 1593 en son château de La Forest en Languidic) pourraient ainsi en être les commanditaires (hypothèse).En 1577, Claude de Kermavan (fille des précédents) épouse François de Maillé, noble angevin. En 1584, Claude de Kermavan hérite de la seigneurie de Coat Seiz Ploué et Lesquélen revient à la famille de Maillé.En 1618, dans un aveu de la terre de Maillé cité par Daniel-Louis Miorcec de Kerdanet en 1837, il est fait mention "du manoir, du vieux château et de la chapelle de Lesquélen". "Le manoir consistant en maisons, chambres basses et hautes, couvertes d'ardoises, etc. ; la chapelle, nommée Notre-Dame de Lesquellen [sic], avec ses issues, franchises et appartenances et, de jouxte [à côté], une motte de terre élevée, où anciennement était construit le château de Lesquellen ; plus, joignant icelle [cette] chapelle, une maison, nommée la Cave de Lesquellen, avec ses chambres basses et hautes, cave, écurie, jardin entouré de murailles, etc., avec droit d'exemption que le seigneur de Carman [Kermavan] a des impôts et billots des vins qui se vendent en ladite maison...".Henri de Maillé (1650-1728 ; arrière-petit-fils de Claude de Kermavan) qui habite le château homonyme connaît d’importantes difficultés financières à la fin du 17e siècle qui s’accentuent encore au 18e siècle au point que son fils Donatien (1675-1745), marquis de Maillé et baron de Lesquelen, demande en 1730 à son régisseur de vendre les bois de Lesquélen. En 1741, la seigneurie de Lesquélen compte encore douze métairies, la métairie de Lesquelen (l’ancien manoir ?), une garenne, le moulin de Lesquelen appelé "moulin Leuhan" et son étang de près de 48 ha (chiffre de 1831) ainsi que "deux co

Description

Le site archéologique de LesquélenLe site archéologique de Lesquélen est situé à 3,5 km au sud-est du bourg de Plabennec et à 1,7 km au nord-ouest du bourg de Kersaint-Plabennec. Situé dans un sous-bois, immédiatement au sud du hameau de Lesquélen et de La Salle, il se compose de plusieurs talus, d’une motte (butte artificielle) entourée d’un fossé et d’une basse-cour partiellement isolée par un fossé et un talus. Dans la basse-cour se trouvent les vestiges d’un ensemble de bâtiments (logis et dépendances), d’une chapelle et de son calvaire. Le sous-bois est traversé par un chemin grossièrement orienté vers le sud-ouest.L’ensemble talus, fossé et motte surmontée d’une tourDeux talus semblent protéger le fossé sec au nord et au nord-est. Le talus nord est précédée d’une dépression identifiée comme un fossé. Un fossé annulaire précède la motte : le fond du fossé est par endroit humide (au nord-est notamment). Le diamètre de la motte est d’une cinquantaine de mètres de diamètre à la base pour plus de 25 m au niveau de la plate-forme sommitale, avec une élévation de 10 m à 12 m environ depuis le fond du fossé. La partie basse de ces flancs est partiellement appareillée de moellon de granite en assise régulière sur une hauteur de 0,4 à 2,4 m et sur une longueur de 53 m. La face ouest-nord-ouest semble avoir été réparée et stabilisée avec du béton.Culminant à 92,5 m au-dessus du niveau de la mer, la plate-forme sommitale de la motte conserve les vestiges d’un mur périphérique (menacé par l’érosion), d’une tour de plan quadrangulaire (11 m x 11 m environ) et d’un bâtiment de plan rectangulaire (4 m x 7,5 m environ) adossé au mur périphérique. Une porte (large d’environ 1,9 m) donnant vers la basse-cour est aménagée au sud-est dans le mur périphérique. Une passerelle en bois devait vraisemblablement permettre de franchir le fossé. Les murs de la tour mesurent 4 m d’épaisseur au ras-de-sol et son rez-de-chaussée comprenait un four aménagé dans l’épaisseur du mur.La basse-cour sud et ses bâtimentsSituée immédiatement au sud de la motte, la basse-cour comprend, à l’ouest un placître de plan rectangulaire clos de mur comprenant une chapelle et un calvaire (dans cette zone, fossé et talus ne sont plus visibles) et, à l’est, un ensemble de bâtiments - logis et dépendances - avec une cour pavée et caniveau. Les fouilles archéologiques ont permis d’identifier une écurie, une forge, une cave et trois fours. Les bâtiments sont arasés.Du côté sud et ouest, la basse-cour est précédée d’un talus précédé d’un fossé sec. Etonnement, le croquis du site de Lesquélen figure un "puits" au fond de ce fossé sec.Les apports du cadastre et des microtoponymesLe hameau est accessible depuis le nord-ouest par une large allée bordée d’arbres (les deux parcelles contiguës se nomment "Parc ar valy", littéralement le parc de l’allée) devenue route et par une route venant du nord-est. Une venelle ("ar vanel") - également devenue route - dessert le site archéologique de Lesquélen.Si le cadastre parcellaire de 1831 figure la chapelle Notre-Dame de Lesquélen et son placître ainsi que la parcelle de la maison nommée en 1618 la « Cave de Lesquellen » ("La Salle, la pépinière du maître", "vagueureuz ar mestr"), il ne représente ni la motte, ni la basse-cour.Deux immenses parcelles - représentant au total une surface de plus de 20 ha - sont nommées "La Salle, Bois de Lesquélen" ("Coat Lesquélen", parcelles n° 880 et n° 899). C’est dans la parcelle sud que se trouvent la motte et la basse-cour. Ces deux parcelles sont en "taillis" (nature de culture) : le taillis est un "petit bois" ou partie d'un bois ou d'une forêt, composée d'arbres de petit diamètre issus de la reproduction végétative de souches que l'on coupe périodiquement. Les seigneurs maintenaient souvent leur domaine en "nature de bois ". Le taillis sert notamment de bois de fagot.Les toponymes de plusieurs parcelles environnantes font référence au "Bois de Lesquélen" : "le petit bois" ("ar c’hoat bian"), "près du Bois" ("Foc ar c’hoat"), "Bois du maître" ("Coat ar mestr"), "Bois, près de l’eau" ("Coat ar Foc douroc"), "Parc du bois" ("Parc ar c’hoat"), "Jardin du bois" ("Jardin ar c’hoat"). Trois parcelles évoquent une "pépinière" ("ar vagueureuz") cultivée en "taillis", celle à l’ouest de la chapelle est appelée "pépinière du maître" ("vagueureuz ar mestr"), "taillis nourrice". Seule la parcelle du placître, qualifiée de "futaie et pâture", contient - en toute logique - de grands arbres. Sur le terrain, un arbre remarquable (probablement un châtaignier) se situe à proximité immédiate de la ferme de Lesquélen. Les autres arbres remarquables se trouvent de part et d’autre de l’ancienne allée principale et sur le talus en "L" (voir description ci-dessous).Cadastre parcellaire et microtoponymes attestent de la présence de ruisselets bordant pâtures et prés immédiatement à l’ouest du site archéologique de Lesquélen. Il s’agit de petits affluents de l’Aber Benoît. Puits et kanndi sont également si

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Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

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