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Lycée Vauban, rue Kerichen

Lycée Vauban, rue Kerichen (lycée, 3e quart 20e siècle ; 4e quart 20e siècle ; 1er quart 21e siècle) fait partie du patrimoine de Brest (Finistère) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationlycée
Datation3e quart 20e siècle ; 4e quart 20e siècle ; 1er quart 21e siècle
Matériauxbéton
Statutpropriété de la région
Domainearchitecture scolaire
RéférenceIA29133560

Historique

Le lycée Vauban est l'héritier des établissements d'enseignement technique qui se sont développés, à Brest, au 19e siècle et avant la Seconde Guerre mondiale. Il est aussi, plus récemment, celui du "Lycée technique mixte" dont l'implantation a été prévue, lors de la reconstruction de Brest, dans la cité scolaire de Kerichen, aux côté du lycée classique et moderne.Diversité de l'enseignement technique à Brest au 19e siècle et au début du 20e siècle.L'enseignement technique s'est développé à Brest depuis le début du 19e siècle, avec notamment l'école de maistrance (1819) ou les cours d'Arts et Métiers (1825). La loi Guizot de 1833 entraîne la création d'une école primaire supérieure, étape symbolique, à la fois de la volonté de former des ouvriers qualifiés, et des difficultés à organiser cette formation. Cette école ferme en effet en 1867, à la suite d'une certaine désaffection (20 élèves seulement la dernière année). Pourtant, ce sont entretemps jusqu'à 80 voire 100 élèves qui en sortaient chaque année. Après la guerre de 1870, il faut attendre 1890 pour qu'ouvrent, annexés à l'école de Keroriou, des cours professionnels (délibération du Conseil municipal du 10 novembre 1890), qui sont transformés, quatre ans plus tard, en Ecole pratique de commerce et d'industrie (EPCI), dépendant du ministère du commerce (Journal officiel du 6 octobre 1894). En 1900, cette dernière s'installe dans des bâtiments neufs, construits à l'angle des rues de Portzmoguer et de Lannouron, avec ateliers et externat. Leur architecture est conforme au type de construction scolaire qui s'est mis en place pour les lycées : bâtiments de plan rectangulaire, sur trois niveaux, à l'alignement de la rue, dont les façades sont animées de travées régulières, les étages soulignés par des bandeaux d'appui, les chainages d'angles et encadrement de fenêtres étant en pierre de taille. La modernité de l'établissement est aussi celle de l'équipement de ses ateliers. L'école pratique est si attractive qu'en 1930, elle accueille 600 élèves pour 300 places, tout en refusant 300 inscriptions !Bombardée le 27 février 1943, l'école se replie à Plonevez-du-Faou, jusqu'en juin 1944. Devenu collège, elle s'installe à Châteauneuf-du-Faou entre novembre 1944 et juillet 1945.Implantation dans la cité scolaire de Kerichen regroupant les lycées classique et moderne et technique de BrestL'histoire du lycée Vauban est ensuite liée à celle de la cité scolaire Kerichen et de sa lente construction qui, pour les bâtiments du lycée technique, s'étale de 1957 à 1964. Entre 1948 et le 15 février 1958, date de l'inauguration du lycée technique, les élèves étudient, se restaurent et logent dans des baraques en bois. Les unes, sont situées au Pilier-Rouge, le long du boulevard Sébastopol et de la rue Inkerman (ateliers, cantine). Les autres sont implantées rue Jules Lesven, à 500 m de là, en bordure du cimetière de Kerfautras (classes d'enseignement général, administration, cinéma). Un internat en baraques et une demi-pension ouvrent ensuite, à Menez-Paul, en 1950, à un kilomètre environ des précédentes implantations. En 1958, alors que les nouveaux ateliers fonctionnent pour les lycéens, ceux du collège d'enseignement technique demeurent encore en baraques où les ateliers ne ferment qu'en 1966. Il faut attendre 1961-1962 pour que les classes d'enseignement général quittent les baraques de la rue Lesven, pour s'installer dans les bâtiments neufs. Les formations commerciales sont situées, quant à elles, place Sanquer.Le lycée technique est mixte, mais les formations fortement sexuées : industrie pour les garçons, sections commerciales pour les filles.Administrativement, l'EPCI devient collège technique en 1941. Le lycée est étatisé en 1973 et prend le nom de lycée technique d'Etat industriel. En 1977, le CET devient LEP et est déclaré autonome. En 1987, il prend le nom de Vauban. En 2004, le CET de Lanroze, créé en 1974, devenu LEP, est rattaché au lycée Vauban qui est ainsi de nouveau implanté sur plusieurs sites !Restructurations et constructions nouvellesLes principales évolutions du bâti dédié au lycée Vauban, après l'implantation de l'établissement à Kerichen, sont les suivantes :- 1985 : construction du bâtiment X (René Le Friant, architecte).- en 1987-1988, la construction d'ateliers pour le travail des matériaux composites (René Le Friant, architecte).- en 1992 (PC) : construction d'un atelier automobile et de salles de technologie (Gildas Nedellec, architecte).- en 1993 (PC) : construction d'ateliers et salles de technologie (Gildas Nedellec, architecte).- en 1997, la construction d'un CDI (Gildas Nedellec, architecte, PC du 31 juillet 1995).- en 1998 (PC 019 98 10150), construction d'une extension et de passerelles pour relier les bâtiment L et N. L'extension accueille des ateliers de dessin et s'accompagne d'une restructuration du rez-de-chaussée du bâtiment L (Archipôle Urbanisme et Architecture, architectes).- en 2004 - 2005, la restructuration du lycée Vauban (Ar

Description

Le lycée Vauban est implanté sur deux sites : celui la cité scolaire Kerichen et celui de Lanroze (qui n'a pas encore été étudié).Au sein de la cité scolaire Kerichen, le lycée est implanté au nord de la parcelle, de part et d'autre de l'ancienne rue de Kerichen. Il utilise les services communs de la cité pour la restauration, l'infirmerie.Un bâti historique reprenant les principes de l'ensemble de la cité scolaire conçue par Jean-Baptiste MathonLes bâtiments H1, K, L, M, N sont les ateliers, internats et externats construits dans le cadre du projet de cité scolaire de la reconstruction de Brest, après la Seconde Guerre mondiale. Les plans en ont été donnés par l'architecte Jean-Baptiste Mathon. Ils sont décrits, dans leurs grands principes, dans le dossier d'ensemble sur ladite cité scolaire publié sur ce même site. Le gigantisme des ateliers H1, d'une emprise de 6910 m2, avait nécessité l'achat de terrains supplémentaires. Le bâtiment, de plan rectangulaire, possède une toiture à sheds.Des extensions contemporaines qui ne bouleversent pas la perception d'ensemble de la cité.Les bâtiments X, Y Z sont des ateliers construits ultérieurement. Le plan du bâtiment X, construit par l'architecte René Le Friant, en 1985, est intéressant en termes de distribution et d'élévations. Une circulation centrale dessert des modules de plan rectangulaire accrochés de part et d'autre, sur deux niveaux et demi, afin de s'intégrer à la forte déclivité du terrain. Il n'a pas encore pu être documenté. Les bâtiments Y et Z (Gildas Nédélec, architecte, 1993) surprennent par leurs toitures convexes, mais sont peu visibles en raison de leur enclavement.Le bâtiment G héberge le CDI. Il a été construit en 1997 selon les plans de l'architecte Gildas Nédélec, en surélévation d'un bâtiment d'accès aux ateliers, au débouché du passage sous la rue de Kerichen. Son architecture est en rupture avec le reste du bâti. La sagesse du plan rectangulaire du rez-de-chaussée disparaît avec l'encorbellement de la salle de lecture à l'étage, de forme convexe. En terme de matériaux, le bardage en bois de l'étage, constitue une nouveauté dans l'établissement, comme à l'échelle de l'ensemble de la cité scolaire. L'enclavement du CDI et la topographie du terrain expliquent cependant sa discrétion dans le paysage d'ensemble de la cité scolaire.Les bâtiments W et H2, ainsi que la galerie qui les relie entre eux, et les fait communiquer avec les ateliers, constituent l'extension la plus marquante de l'établissement. Ils lui donnent une entrée et un accès direct sur la rue Jules Lesven et "permettent de créer un axe fonctionnel qui relie la cité scolaire avec les différentes entités du lycée" (principe général d'organisation). Leur intégration est réussie. Leur élévation r+1 et leur implantation, sur une partie basse du terrain, en périphérie, ne bouleversent pas la perception de la composition de Jean-Baptiste Mathon. Leur architecture est pourtant des plus contemporaines. Des panneaux clairs de béton de résine ou le béton peint (gris moyen) habillent les façades. Ils alternent avec les panneaux de bois stratifié au droit de l'entrée et les grandes verrières du hall qui procurent de la transparence. L'escalier et la passerelle du même hall principal, où s'affirme le bois, rehausse la contemporanéité de cet ensemble conçu par Archipôle.D'intéressantes collections pédagogiques.Le lycée possède d'intéressantes et importantes collections pédagogiques, dans le domaine de l'enseignement des sciences, mais aussi de nombreuses cartes murales d'histoire et de géographie.L'œuvre du 1% artistique, un bas-relief de Raymond Delamarre, situé au dessus de l'entrée principale des ateliers a disparu. Un dossier, consultable sur ce même site, est consacré à la décoration de la cité scolaire Kerichen au titre du 1%.

Dossier d'inventaire complet et photographies sur patrimoine.bzh

Agrandir la carte · Itinéraire · Carte © contributeurs OpenStreetMap

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Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

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