Que faire ce week-end ?

Prison militaire maritime puis civile, maison d'arrêt dite Prison de Pontaniou, rue de Pontaniou

Prison militaire maritime puis civile, maison d'arrêt dite Prison de Pontaniou, rue de Pontaniou (prison, 4e quart 18e siècle ; 1er quart 19e siècle) fait partie du patrimoine de Brest (Finistère) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationprison
Datation4e quart 18e siècle ; 1er quart 19e siècle
Matériauxgranite, moellon, pierre de taille
Statutpropriété d'une communauté de communess
Domainearchitecture judiciaire - penitentiaire ou de police
RéférenceIA29001880

Historique

De la fonderie de la marine à la prison maritimeA l'origine de la prison maritime se trouve une fonderie de l'arsenal de Brest élevée en 1787 dans les jardins et dépendances du couvent de la Madeleine (détruit par un incendie en 1782). L’activité de la fonderie est ensuite transférée aux forges de la Villeneuve à Guilers.La fonderie de la rue Pontaniou est transformée en prison à partir de 1805 d'après les plans établis en 1803 ou 1804 par l’ingénieur des ponts et chaussées Jean-Bernard Tarbé de Vauxclairs (1767-1842). Elle est achevée entre 1808 et 1810 par Jean-Nicolas Trouille (1752-1825), ingénieur des ponts et chaussées et directeur des travaux maritimes de Brest (1808-1819).Particularité de cette prison, elle est accessible depuis l’arsenal via une porte et un escalier du Bâtiment aux Lions de la levée de Pontaniou (construit entre 1807 et 1809 par le même ingénieur). Cet accès débouche dans la cour d’honneur de la prison (à l’est) où se trouvait un corps de garde avec cellule de dégrisement.Dotée de 240 places, la nouvelle prison permet de séparer les espaces dédiés aux détenus (classés selon différentes catégories, selon leur âge, leur statut et les actes commis) et au personnel (concierge, gardiens, cuisinier et aides). Marins, ouvriers et employés de l’arsenal de Brest pouvaient être incarcérés dans cette prison spéciale, sous l’autorité militaire du tribunal maritime, pour des infractions, délits ou crimes commis dans l’enceinte de l’arsenal. Pour son maître d’œuvre, l'objectif est de trouver "sureté, commodité et salubrité" (1810).Au moment de l’achèvement du chantier en 1810 (puis en 1815), Jean-Nicolas Trouille rédige un rapport détaillé décrivant le bâtiment carcéral et son fonctionnement : ce document est conservé au service historique de la marine à Brest dans la série K.La prison est organisée en deux quartiers distincts séparés par une grille (dont on voit encore les gonds au rez-de-chaussée) : au sud, le premier quartier, qualifié de "maison d’arrêt" est destiné aux "hommes détenus pour des fautes de simple police" ; au nord, le second quartier, nommé "maison de justice", est réservé aux criminels. Pour éviter de mélanger les détenus, la prison est dotée de deux cours - au nord et au sud avec chacune un préau - auxquelles on accède par la cour ouest alors divisée en deux espaces. Latrines et point d’eau pour la toilette se trouvent dans les cours. Des pots de chambre à couvercle sont utilisés dans les chambrées. L’organisation de la prison en 1810Les prisonniers de statut social supérieur peuvent payer pour disposer d'une chambre avec lit individuel et chauffage.Rez-de-chausséeSix chambrées de 8 hommes permettent d’accueillir au total 48 prisonniers (sur lit de camp collectif). Parmi celles-ci, deux chambrées peuvent être totalement privées de lumière du jour : pour Jean-Nicolas Trouille, ils "ne devront servir que dans des moments de presse, ou lorsque par punition on voudra y mettre des prisonniers insoumis ou turbulents".Trois chambrées de 2, voire 4 hommes, chacune dotée d’une cheminée permettent d’accueillir au total 12 prisonniers (sur lit individuel avec chauffage).Premier étageDix chambrées de 8 hommes - six chambrées au nord, cinq au sud - permettent d’accueillir au total 80 prisonniers (sur lit de camp collectif) ;Une chambrée de 4 hommes, dotée d’une cheminée, permet d’accueillir 4 prisonniers (sur lit individuel avec chauffage).Etage de combleDeux salles de 32 hommes permettent d’accueillir 64 prisonniers (sur lit de camp collectif) ; l’une de pièces peut être utilisée comme "lieu propre à la récréation des prisonniers pendant les mauvais temps d’hiver ou un atelier commode" (1810).Six chambres de 4 hommes permettent d’accueillir 24 prisonniers parmi les plus jeunes (sur lit individuel) ;L’infirmerie permet d’accueillir 4 prisonniers (sur lit individuel).Le plan-relief comme source iconographiqueDatée de 1807, les élévations des établissements maritimes du port de Brest pour le plan-relief figurent la "prison de Pontaniou" située face aux formes et la "nouvelle prison de Pontaniou" couverte en pavillon. Vers l'est, face à la levée, la nouvelle prison comporte un rez-de-chaussée avec deux portes, un premier étage à huit travées de fenêtre et un étage de comble percé de quatre lucarnes ; à l'ouest, face au mur, la façade est totalement dépourvue d'ouverture ; le pignon nord comporte une porte et une fenêtre au premier étage.Achevé en 1811, le plan-relief de Brest représente la prison sous une forme différente de celle de 1807. La prison, couverte en pavillon avec quatre lucarnes, comporte quatre niveaux : un rez-de-chaussée semi-enterré, un premier étage et un deuxième étage. Le troisième niveau de la prison (deuxième étage) n'est pourtant créé qu'en 1858-1859.Les premières transformations de la prison : nouveaux percements et ajout d'un deuxième étage au bâtiment carcéralEn 1820, le rez-de-chaussée semi-enterré de la prison est percé du côté est - la façade principale - de bai

Description

La prisonLa prison est implantée entre la rue de Pontaniou, la rue Pierre Ozanne (ex rue David) et le terrain de la Madeleine (terrain militaire). Elle est composé en 2024 d’un mur de clôture, d’une porte principale, d’un logement (pour le surveillant chef) donnant sur la rue de Pontaniou, d’une cour d’honneur à l’est, de deux cours de promenade, d’un grand bâtiment carcéral, de bâtiments secondaires (atelier - réserve de matériel et appentis au sud), dont certains accolés au bâtiment principal (salle d’attente des familles contre l’élévation est ; bureau du surveillant chef, économat - comptabilité, bureau, cabinet dentaire et infirmerie contre le pignon sud) ou au mur de clôture (vestiaire du personnel, WC et abri à vélo au sud, garage à l’est), d’un lavoir situé contre le mur de clôture ouest et d'un jardin à l’extrémité nord. La prison, avec ses bâtiments et cours, représente une superficie de 3 043 m2.Le mur de clôture et les portes d’accèsEn pente vers l’est, la parcelle de la prison - en forme de triangle - est délimitée par un haut mur de clôture en maçonnerie de moellon, couronné par endroit de fils barbelés et de morceaux de verre fichés dans du ciment. Côté rue Pierre Ozanne et cours de promenade nord et ouest, le mur de clôture est surmonté de hauts grillages.Une porte charretière est percée dans le mur côté rue de Pontaniou. Son piédroit ouest est oblique afin de permettre l'entrée optimale des véhicules dans la cour d'honneur. Elle est fermée par une porte métallique.Quatre portes piétonnes sont murées rue de Pontaniou (la première à linteau droit portait encore en 2005 l’inscription à la peinture blanche "PRISON MARITIME" ; la seconde est dans le style du logement) et rue Pierre Ozanne (l’une est à linteau droit et imposte ; la seconde est dans le style du logement).Côté rue de Pontaniou, une plaque commémorative fixée sur le mur de clôture de la prison, rappelle les épisodes douloureux de la Seconde Guerre mondiale : "Ce lieu fut le dernier séjour après tant de souffrance d’hommes entraînés par la guerre vers leur tragique destin Maison d’arrêt de Pontaniou août 1944".Le bâtiment carcéral (36,5 m x 20 m)Le bâtiment carcéral est de plan rectangulaire, grossièrement orienté est-ouest, construit en maçonnerie de moellon enduit à l’exception de l’encadrement des ouvertures (portes et fenêtres), chaînes d’angles et bandeau haut en pierre de taille de granite. Au niveau du rez-de-chaussée et du premier étage, les murs périphériques mesurent 1,25 m d’épaisseur ; les murs intérieur mesurent 1 m d’épaisseur. Les murs des niveaux supérieurs correspondant aux surélévations sont moins épais.L’élévation ordonnancée à huit travées est vraisemblablement héritée de l’ancienne fonderie. Chaque pièce correspond à une travée. Côté est et côté ouest se trouvent ainsi une série de huit pièces séparées par un couloir de de 3 m de largeur assurant la distribution horizontale. Pour rappel, le bâtiment compte d’abord trois niveaux (1810), puis quatre niveaux (surélévation de 1858-1858), puis cinq niveaux (surélévation de 1936). La distribution de la prison n’a eu de cesse d’évoluer en 179 ans de fonctionnement.Le bâtiment carcéral est constitué de cinq niveaux :- Rez-de-chaussée semi-enterré (premier niveau) : il est voûté en moellon (et en brique et plâtre, uniquement dans la cuisine) ; le sol est en dalle de granite. A l’est, ce niveau compte huit hautes baies en demi-lune avec grilles doublant les fenêtres et trois portes dont une - rajoutée (deuxième travée depuis le sud) - est murée en parpaing ; un bandeau souligne ce niveau. Un bâtiment en rez-de-chaussée, à usage de salle d’attente des familles est accolé contre les cinquième, sixième et septième travées. Les première et huitième travées ont vu leurs fenêtres élargies vers le bas : en l’état, elle sont murées par des parpaing. A l’ouest, petites fenêtres à linteau droit avec grilles faisant pour certaines soupiraux.Aux extrémités du couloir central se trouvent des fenêtres en arc segmentaire avec grilles permettant éclairage et ventilation. Une grille, dont on voit encore les gonds dans le couloir central, divisait la prison en deux quartiers distincts.La salle double (quatrième et cinquième travées ou travées centrales), située immédiatement au nord de la cage d’escalier est à usage de cuisine comme le montrent les murs et sols carrelés, le soubassement du piano de cuisson et le système d'aspiration. Cette pièce est dotée d’une voûte complexe réalisée en brique montée au plâtre et en pierre de taille de granite gris. Le sol de la cuisine était composé d’une aire lavable en ciment comme en usage dans les hôpitaux tandis qu’une cheminée se trouvait dans l’épaisseur du mur ouest. Une cheminée à linteau droit est encore visible au rez-de-chaussée (troisième travée depuis le nord) dans ce qui était le logement du concierge en 1811.- Premier étage (deuxième niveau) : il est voûté en moellon ; le sol est en dalle de granite. A l’est, petites fenêtres à linteau en

Dossier d'inventaire complet et photographies sur patrimoine.bzh

Agrandir la carte · Itinéraire · Carte © contributeurs OpenStreetMap

Autour de Prison militaire maritime puis civile, maison d'arrêt dite Prison de Pontaniou, rue de Pontaniou

Monuments historiques à proximité

Lieux à visiter à proximité

Plages à proximité

Sorties à venir à proximité

Patrimoine à proximité

Voir aussi : que faire à Brest · patrimoine du Finistère

Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

Visites et activités en Bretagne

Liens partenaires GetYourGuide : nous percevons une commission sur les réservations, sans surcoût pour vous.