Que faire ce week-end ?

Résidence de vacances de la Ville de Puteaux en Ploemeur, dite "Les Trois Hameaux"

Résidence de vacances de la Ville de Puteaux en Ploemeur, dite "Les Trois Hameaux" (village de vacances, 2e moitié 20e siècle) fait partie du patrimoine de Ploemeur (Morbihan) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationvillage de vacances
Datation2e moitié 20e siècle
Lieu-ditKervégant
Statutpropriété d'un établissement public communal
Domainearchitecture de culture - recherche - sport ou loisir
RéférenceIA56132459

Historique

Du domaine de Kervergant à la résidence de vacancesLe domaine de Kervergant est attesté dès le XVIIe siècle. Il appartient alors à Guillaume Le Prestre de Lézonnet, évêque de Quimper de 1614 à 1640, qui y serait né et y serait décédé le 8 novembre 1640.Avant 1758, la terre de Kervergant, comprenant les bâtiments et leurs dépendances, relève de Messire François Jacques Fortuné du Bahuno de Kerolain, demeurant au château de Lanvaudan (Morbihan). Le 18 mai 1758, celui-ci vend le domaine à Liard de Boisouze, ancien officier des vaisseaux de la Compagnie des Indes. À son décès, la propriété revient à ses descendants établis à Brest.En 1766, Kervergant est acquis par Richard Bourke et son épouse. Le domaine demeure dans cette famille jusqu'à la fin du XIXe siècle. En 1892, la dernière héritière le cède à l'industriel Frédéric Delory, ancien maire de Lorient. La dernière propriétaire privée est Marie-Louise Frédérique Jeanne Amélie Béziers, marquise de Crussol, petite-fille de Frédéric Delory.Du domaine ancien ne subsistent aujourd'hui que quelques éléments dispersés. Le moulin et la chapelle ont disparus mais certains pans de l'enceinte du château ainsi que les traces des anciennes entrées sont encore visibles. La base de l'ancien château d'eau demeure en revanche en élévation. Alimenté par la « source du maire », il assurait autrefois l'approvisionnement en eau du domaine. Cette dénomination fait référence à Louis-Paul de Raime, propriétaire du château et maire de Ploemeur entre 1852 et 1870.La création d'un village de vacances municipalAvant la Seconde Guerre mondiale, Puteaux est une importante cité industrielle dont la population ouvrière bénéficie encore peu des loisirs et des vacances. Dans le contexte des politiques sociales engagées par le Front populaire puis développées à la Libération, la municipalité socialiste fait de l'accès aux vacances un axe majeur de son action sociale.Élu maire en 1948, Georges Dardel recherche un site susceptible d'accueillir les habitants de Puteaux dans des conditions économiques accessibles. Habitué à séjourner à Lomener, il connaît bien le littoral ploemeurois et voit dans le domaine de Kervergant un cadre particulièrement favorable à l'implantation d'une résidence de vacances en bord de mer.Le Conseil municipal de Puteaux décide ainsi, lors de sa séance du 16 juin 1949, d'acquérir la propriété de la marquise de Crussol afin d'y créer une « colonie de vacances à la mer ». Une promesse de vente est signée le 14 juin 1949 dans l'espoir d'accueillir dès l'été un premier groupe d'enfants. Les négociations foncières se révèlent toutefois plus longues que prévu et l'acte de vente définitif n'est signé que le 3 mars 1953.Cette situation ne retarde pas pour autant le développement du projet. La colonie ouvre ses portes dès le 1er juillet 1949 dans les bâtiments existants du château de Kervergant. Initialement réservée aux enfants, elle évolue rapidement vers une formule familiale. Afin d'accompagner cette transformation, la municipalité poursuit l'acquisition de terrains voisins. Le 22 janvier 1952, le Conseil municipal vote l'achat des terrains et bâtiments de Keriel, acquisition officialisée par un acte signé le 9 janvier 1954. D'autres parcelles sont ensuite acquises auprès de la Société des Kaolins.L'ensemble ainsi constitué prend d'abord le nom de « résidence des Trois K », en référence à Kervergant, Keriel et aux Kaolins, avant de devenir le « Village des Trois Hameaux », puis la « Résidence des Trois Hameaux ». Ce vaste domaine constitue le support d'un programme de construction mené durant près de trente ans, au rythme de l'évolution des pratiques de vacances et de l'amélioration progressive des équipements.

Description

De la colonie pour enfants au village familial de vacancesLa colonie de vacances ouvre ses portes le 1er juillet 1949 dans les bâtiments de l'ancien château de Kervergant. Destiné dans un premier temps au seul accueil des enfants, le domaine reçoit dès l'année suivante les familles venues leur rendre visite. À l'été 1950, quelques tentes sont ainsi installées pour les parents sur un terrain situé au lieu dit Kériel, au sud de Kervergant. Cette occupation saisonnière marque les débuts d'une nouvelle vocation du site, désormais tournée à la fois vers l'accueil de groupes d'enfants et les séjours familiaux.Dans la partie destinée aux adultes à Kériel, les hébergements reposent essentiellement sur des installations légères installées en bordure d'une ancienne ferme. Dans les toutes premières années du camp pour adultes, les vacanciers sont logés dans des tentes individuelles ou collectives. Les cuisines prennent place dans l'un des bâtiments de l'ancienne ferme tandis que les repas sont servis dans un vaste réfectoire attenant, fermé sur trois côtés et équipé de longues tables et de bancs.Une première amélioration du camp réside dans la construction en 1953 de petites baraques de bois, barrées d'un rideaux de toile goudronnée et équipées d'un lit de camp. En face du réfectoire, la « mairie », petit bâtiment en bois, accueille les nouveaux arrivants et assure la distribution du courrier. Un effort constant d'amélioration des conditions d'accueil Le succès rencontré par cette formule de la première heure, bien que sommaire, conduit rapidement la municipalité à engager un vaste programme de pérennisation des installations. L'année 1955 marque une étape décisive avec la construction des premiers bungalows en dur. Entre 1954 et 1955, quatre groupements linéaires de bungalows sont édifiés à Kériel. Ces premiers modèles présentent une architecture frugale et fonctionnelle. Faute de moyens suffisants, les parpaings de ciment employés en gros œuvre sont laissés apparents durant les premières années. L'espace intérieur, couvert d'une toiture monopente en tôles, se compose d'une pièce unique de 6m2 dotée de lits de camp (un lit parental et un lit enfant). Un espace semi couvert est aménagé en façade sous le débord de la toiture. Cette petite loggia abrite une étroite table en ciment directement insérée en façade, ainsi qu'un espace de rangement intégré dans un retour de maçonnerie. La principale amélioration revient toutefois au raccordement de l'ensemble au réseau électrique et à l'eau courante. Le confort demeure cependant sommaire et les équipements sanitaires sont encore limités. Dans les premières années du camp, les vacanciers sont invités à apporter draps, couverts et ustensiles de cuisine. Seul un réchaud est fourni sur demande. Extrêmement modeste, le séjour ne découragent pas pour autant les familles. Certains habitués des lieux apportent avec eux "des objets peu encombrants, rideaux, nappes et carpettes, par lesquels ils procurent à la chambrette un souffle de coquetterie et une note personnelle".Bien consciente de la frugalité des conditions d'hébergement de ses vacanciers, la municipalité de Puteaux entreprend dès 1957 l'édification de nouveaux bungalows. Cette deuxième phase constructive nécessite un agrandissement des limites administratives du camp : c'est à l'ouest de la colonie de Kervergant, en bordure de la carrière des Kaolins, qu'est développée l'extension. Les bungalows familiaux présentent cette fois-ci des espaces intérieurs bien délimités : sur un plan total de 3,85 m de largeur pour 5 m de longueur, l'entrée s'ouvre sur un étroit séjour comprenant une table et un évier ; au fond de la pièce, dans un renfoncement, deux lits superposés permettent d'accueillir quatre enfants. Enfin, la chambre parentale de moins de 5m2 accueille un lit double de 125cm de large de large et un petit placard de rangement. Afin d'autonomiser le village de vacances de la colonie de Kervergant, ces nouveaux gîtes sont destinés à un accueil de "type familial", tandis que les logements de Kériel sont dévolus aux couples sans enfants.En 1959, le village accueille le premier camp international réunissant les villes jumelées de Puteaux, Esch-sur-Alzette (Luxembourg) et Offenbach (Allemagne), illustrant l'ouverture progressive de l'établissement à de nouveaux publics et à une dimension européenne.Les équipements collectifs et la vie du villageParallèlement au développement des hébergements, le village de vacances se dote d'équipements collectifs de plus en plus complets. Un nouveau restaurant est construit en 1963. Les vacanciers peuvent y prendre leurs repas sous forme de pension complète ou de libre-service, tout en conservant la possibilité de cuisiner eux-mêmes grâce au matériel mis à disposition par le magasin du camp. Celui-ci prête désormais bassines, réchauds, vaisselle, couverts, cruches et ustensiles de cuisine. En plus du restaurant, les infrastructures collectives comprennent une cuisine centrale, une infirmerie, u

Dossier d'inventaire complet et photographies sur patrimoine.bzh

Agrandir la carte · Itinéraire · Carte © contributeurs OpenStreetMap

Autour de Résidence de vacances de la Ville de Puteaux en Ploemeur, dite "Les Trois Hameaux"

Monuments historiques à proximité

Lieux à visiter à proximité

Plages à proximité

Sorties à venir à proximité

Patrimoine à proximité

Voir aussi : que faire à Ploemeur · patrimoine du Morbihan

Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

Visites et activités en Bretagne

Liens partenaires GetYourGuide : nous percevons une commission sur les réservations, sans surcoût pour vous.