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Cale débarcadère de Keroman

Cale débarcadère de Keroman (embarcadère, 1er quart 19e siècle) fait partie du patrimoine de Lorient (Morbihan) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationembarcadère ; cale
Datation1er quart 19e siècle
Matériauxbéton, bois, métal
Statutpropriété d'une communauté de communess
Domainegenie civil ; genie civil
RéférenceIA56132309

Historique

Jusqu’au 18e siècle, le transit de marchandises domine dans la radeAvant la naissance de la ville de Lorient et de la compagnie des Indes en 1666, la rade correspond à un lieu de transit de marchandises, transitant depuis Hennebont puis Blavet (actuelle ville de Port-Louis), à destination de pays outre-Atlantique. Des connexions trans-rade existent déjà avant la construction de la ville de Lorient, notamment pour relier les communes de la rive ouest (Ploemeur, Guidel) à celle de la rive est (Blavet, Locmiquélic). Les embarquement rive gauche se font plus au sud de l’embarcadère actuel, au bout de la pointe de la Perrière.A la construction de Lorient, la rade comme espace de transit entre Lorient et Port-LouisAvec l’implantation de la Compagnie des Indes en 1666 puis le développement de la ville de Lorient, les mobilités entre rive droite et rive gauche s’intensifie. Entre les chantiers navals de la compagnie et Port Louis dans un premier temps, puis entre la ville de Lorient en plein développement et les communes de la rive gauche.L’embarcadère de la Perrière, situé au bout de la rue du bout du Monde a une place majeure dans les mobilités trans-rades. Il correspond notamment à un lieu de transit très employé par les militaires pour se rendre à Port Louis, sur l’île Saint Michel mais aussi pour des embarquements extra-rade à destination de Vannes notamment ou de Groix. Le transport maritime représente le moyen le plus efficace pour voyager et les transports trans-rade sont par ailleurs le seul moyen de rejoindre Lorient depuis la rive gauche avec le bac de Lanester. Celui-ci sera d’ailleurs remplacé au 20e siècle par un pont en pierre qui deviendra le pont du bonhomme.Les voyageurs ayant besoin de se rendre à l’embarcadère depuis Lorient, empruntent le chemin de Sainte Catherine. Ce nom est par ailleurs régulièrement employé pour nommer les lieux de passage maritime ce qui laisse penser que la Sainte Catherine est peut-être liée à cette notion de traversée maritime entre deux espaces terrestres.L’embarcadère de la Perrière correspond ainsi à un point d’interface majeur pour connecter la ville de Lorient au reste de la rade. Cette interface est renforcée au début des années 1900, quand le tramway de la Perrière dessert « la cale » où abordent les vedettes trans-rade en provenance de Locmiquélic Port Louis.Avec la construction des ports, des mobilités trans-rade fortement liées aux activités professionnellesAvec la construction des ports de Keroman et Kergroise dans les années 1920, les échanges s’intensifient encore à travers la rade et depuis Groix. Les pêcheurs s’attachent de plus en plus au nouveau port de pêche de Keroman, moderne et dynamique.Avant la seconde guerre mondiale de nombreuses compagnies privées se disputent la liaison transrade. Des familles se disputent l’exploitation de la liaison comme la famille Marcesche ou Henri Lappartient.La première société à assurer les trajets trans-rade est la compagnie des Vapeurs lorientais et port-louisiens, devenue par la suite, la Société des Abeilles d'Arvor puis celle des Vedette d'Arvor. Suite à plusieurs problèmes de fonctionnement, une nouvelle société est créée en 1932, la Société coopérative des vedettes de la rade, qui remplace peu à peu celle des Abeilles d’Arvor en 1935. Cependant trois ans après la création de la compagnie, La vedette Prospérite fait naufrage. Elle vend finalement la totalité de ses bateaux au conseil général du Morbihan en 1972 qui confie la gestion des trajets transrade à la Société Morbihannaise de navigation.Le réseau de batobus tel qu’il existe aujourd’hui, a émergé dans la période d’après-guerre avec l’apparition d’un embarcadère quai des Indes et d’un autre à Locmiquélic. Les bateaux trans-rade sont toujours employés pour les déplacements professionnels majoritairement.L’embarcadère tel qu’il existe aujourd’hui voit le jour dans les années 1980, en même temps que le quai Michel Tonnerre est agrandi. Il est composé d’une cale qui permet aux vedettes d’accoster à toutes marées. En 2008, une nouvelle plateforme en bois est construite, et une nouvelle cale en bois est installée. Elle est finalement remplacée en 2010 par une nouvelle suite à la collision qu’elle subit avec un navire.

Description

Situé à l’extrémité du quai Michel Tonnerre, l’embarcadère du port de pêche est constitué d’une plate-forme en bois construite sur des piliers en béton. Il comprend une cale en bois, à structure métallique qui rend accessible la plateforme à toutes les marées. L’embarcadère se compose également d’une ancienne cale en béton construite en 1965.Traitement de l'espace public par la mise en place de mobilier urbain dans un environnement portuaire.

Dossier d'inventaire complet et photographies sur patrimoine.bzh

Agrandir la carte · Itinéraire · Carte © contributeurs OpenStreetMap

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Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

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