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Rue du Bout du Monde

Rue du Bout du Monde (rue, 21e siècle ; 20e siècle ; 19e siècle ; 18e siècle ; 17e siècle) fait partie du patrimoine de Lorient (Morbihan) décrit par l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne.

Dénominationrue
Datation21e siècle ; 20e siècle ; 19e siècle ; 18e siècle ; 17e siècle
Statutpropriété de la commune
Domaineurbanisme et espaces amenages
RéférenceIA56132206

Historique

Du 17e siècle au milieu du 19e siècle, la pointe de la Perrière, un espace récréatifSituée dans le prolongement de l’avenue de la Perrière, la rue du Bout du Monde était auparavant rattachée à l’avenue Sainte Catherine. Construite sur la pointe rocheuse de la Perrière, elle surplombait une petite plage de cailloux.Depuis le 17e siècle, l’embarcadère de Sainte Catherine, intégrant une petite cale, est un lieu d’embarquement où abordent les vedettes en provenance de Port Louis et de Locmiquélic mais qui permettent aussi aux militaires de rejoindre Vannes ou l’île Saint Michel. Les voyageurs empruntaient alors l’avenue de Sainte Catherine pour rejoindre l’embarcadère depuis Lorient.Un peu plus tard, la pointe de la Perrière est investie comme lieu de divertissement et des premières infrastructures voient le jour comme le casino de la Perrière ou les bains bois. Elle correspond alors à un lieu de détente, de loisirs, où l’on vient profiter de la pointe pour admirer le large panorama qu’elle offre. L’espace est vécu comme un « espace décors » (propos de R. ESTIENNE recueillis par S. LE HENNANF) et l’avenue, entourée d’eau est un espace de proximité à la rade privilégié pour les lorientais.La cale et les plages de la Perrière offrent ainsi une fenêtre sur une rade sauvage, le surnom de « bout du Monde » apparaît alors pour désigner cet espace ouvert sur la sortie de la rade et sur l’horizon.De la moitié du 19e au début 20e siècle, la construction du complexe portuaire de Keroman bouleverse les usages de la rueDans la seconde moitié du 19e siècle, la rue et son environnement sont des lieux dans lesquels on se balade, se baigne et où l’on profite du paysage. La rade est le théâtre de régate, marquant les prémices du nautisme à Lorient avec la naissance du CNL (Centre Nautique de Lorient) en 1873.A partir de 1919, la ville décide de déplacer les infrastructures du port de commerce au sud de la vasière de Kergroise et celles du port de pêche vers la pointe de la Perrière. Appuyés par un plan d’aménagement national, d’importants travaux sont réalisés. Ils visent dans un premier temps à poldériser la pointe de la Perrière et combler l’anse de Keroman pour accueillir le nouveau port de pêche. La glacière est achevée en 1920 et le port de pêche inauguré en 1927. La rue du bout du monde change alors totalement de fonction pour devenir un espace de travail industriel, moderne et fonctionnel. Des entreprises d’armement et de mareyeurs viennent alors installer leurs locaux le long de la rue qui devient une zone d’activité. Cette période marque le déclin puis la disparition des activités balnéaires sur cet espace.Début 20e jusqu’au milieu du 20e siècle, une rythmée par le développement des portsL’émergence du bâti lié à la construction du port, à l’image de la glacière, masquent progressivement l’ouverture visuelle vers la rade. La construction du port engendre paradoxalement un éloignement de la population lorientaise par rapport à son littoral, en même temps qu’elle transforme la rade en un espace de travail tourné sur la mer. Le rapport de la ville de Lorient avec la rade passe d’un lien récréatif à un rapport productif.La rue du Bout du Monde devient le lien entre la ville et ses ports. La ligne de chemin de fer desservant les ports traverse d’ailleurs la rue au niveau de l’actuel boulevard Jacques Cartier, on peut encore aujourd’hui retrouver les rails de cette ligne par endroits. La rue correspondait aussi à un lieu de passage emprunté par les travailleurs du port de pêche, arrivant soit par bateau depuis la rive gauche ou bien en tramway depuis le centre de Lorient.La rue du Bout du Monde se développe en fonction du dynamisme du port de pêche et des politiques entreprises par la municipalité. On y retrouve des bâtiments comme la caserne des douanes, qui s’est installée en lieu et place d’une belle demeure qui était composée d’un mur d’enceinte. Au 145 bis, la Compagnie "Radio Maritime" a pris place dans ses locaux. Au numéro 147, le casino de la Perrière a dû évoluer face au contexte et est devenu un hôtel-restaurant depuis 1923.Cependant, la Seconde Guerre mondiale vient stopper cette effervescence. La rue est entièrement détruite lors du conflit. Dans la nuit du 4 février 1943, des bombes incendiaires et explosives touchent le quartier de la Perrière au cours des bombardements extrêmement violents. Le service des réquisitions allemandes met en avant, dans une lettre du 18 mars 1944, que toute l’avenue de la Perrière est arasée. C’est au moment de la reconstruction que l’on décide de remettre la rue en état.Milieu 20e jusqu’à aujourd’hui, une identité portuaire toujours présente, malgré la perte d’influence du complexe de KeromanÀ partir de 1945 et la libération de Lorient, la rue est de nouveau au cœur du développement de la pointe de la Perrière. Elle est reconstruite et de nouveaux hangars, garages ou ateliers d’armements viennent s’y installer. Dès 1949, les premiers permis de construire sont octroyés. On y retrou

Description

La rue du bout du Monde est une rue pavée de granit gris. Son bâti d’après-guerre est encore orné d’insignes telles que les ateliers du bout du Monde ou la corderie Lamanage, témoignant du passé industriel important qu’a pu jouer la rue dans le développement des ports, notamment celui de Keroman.La rue du Bout du Monde se caractérise par un bâti dense, construit sur un seul côté de la rue (côté nord), composé d’anciens ateliers et d’anciennes maisons d’armateurs. Ces bâtiments en béton construits sur deux étages respectent un alignement en front de parcelle. Ils se différencient par la forme des toits, dont certains sont à double pentes tandis que d’autres sont plats, ainsi que par les matériaux de couverture utilisés, ardoise, tôles ou tuiles en fibre de ciment.Certains bâtiments, notamment les anciens hangars et ateliers, se caractérisent par leurs façades simples et peu travaillées, tandis que d’autres comme celui des Ateliers du bout du Monde, témoignent d’un certain soin apporté à leurs frontons. Ce travail se traduit notamment dans la couverture de la façade par des plaques en béton au premier étage, par des encadrements de fenêtres et par la présence de bandeaux, reproduits sur les bâtiments voisins, qui créent une certaine cohérence architecturale entre les maisons mitoyennes.

Dossier d'inventaire complet et photographies sur patrimoine.bzh

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Sources : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne (patrimoine.bzh), Licence Ouverte. Informations publiques mises à jour automatiquement : vérifiez dates, horaires et conditions d'accès auprès de l'organisateur ou de l'office de tourisme avant de vous déplacer.

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